Comme le lui permet son contrat de gestion, la SNCB a proposé à son conseil d'administration d'indexer ses tarifs au 1er février 2023. L'augmentation n'est pas piquée de hannetons: 9,73% pour les abonnements et 8,73% pour le ticket standar...

Comme le lui permet son contrat de gestion, la SNCB a proposé à son conseil d'administration d'indexer ses tarifs au 1er février 2023. L'augmentation n'est pas piquée de hannetons: 9,73% pour les abonnements et 8,73% pour le ticket standard et ses dérivés. Soit le maximum autorisé. Aussi forte qu'elle soit, cette hausse était attendue dans la mesure où notre opérateur ferroviaire, plus grand consommateur d'électricité du pays, est fortement impacté par la crise énergétique. Ses coûts énergétiques, qui n'étaient que de 123 millions d'euros l'an dernier, devraient ainsi quasi doubler en 2022 (223 millions) et plus que tripler l'an prochain (432 millions). Et ceci sans évoquer l'indexation des salaires qui, selon la SNCB, devrait provoquer un surcoût de 165 millions d'euros sur 2022 et 2023. A ce stade, le conseil d'administration n'a fait que prendre acte de cette demande et tout porte à croire que rien ne sera décidé avant le conclave budgétaire de la Vivaldi. Mais le ministre de tutelle Georges Gilkinet, qui a de grands objectifs durables pour le rail, fera sans doute tout pour atténuer cette hausse à l'adresse des voyageurs.