"Les mesures visant à réduire la facture énergétique sont, à court terme, de bonnes initiatives pour que les prix de l'énergie et des carburants restent payables", a réagi mardi matin la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). "La prolongation d'un régime flexible de chômage temporaire est également essentielle", ajoute-t-elle.

La FEB attend, cependant, des clarifications sur le futur mix énergétique dans les prochains jours. D'après Pieter Timmermans, CEO de la FEB, "cette crise montre une fois de plus à quel point il est urgent de bien réfléchir à l'impact de l'énergie et des éventuels effets de second tour sur la spirale prix-salaires et donc sur la compétitivité des entreprises belges", a-t-il commenté. L'organisation patronale flamande Unizo salue, pour sa part, l'effort visant à réduire l'impact de la flambée des prix de l'énergie, mais déplore l'absence de mesures concrètes pour les entreprises.

"Les mesures annoncées par le gouvernement sont principalement destinées aux familles. Il manque des mesures concrètes pour réduire la facture énergétique des entrepreneurs", pointe-t-elle. Certaines entreprises, comme les supermarchés, voient leur facture énergétique passer de 4.000 à 12.000 euros, voire plus, par mois, illustre Danny Van Assche directeur général d'Unizo. "Elles ne peuvent pas toujours répercuter ces coûts sur le client. Du coup, cela risque de mettre en difficulté un grand nombre de ces entreprises", ponctue-t-il.

Les mesures annoncées par le gouvernement sont principalement destinées aux familles. Il manque des mesures concrètes pour réduire la facture énergétique des entrepreneurs"

Même son de cloche du côté du réseau des entrepreneurs flamands, le Voka, qui considère que les mesures annoncées lundi soir constituent "un bon premier pas". Cependant, l'organisation appelle le gouvernement "à en faire plus" pour les entreprises qui croulent sous le poids des factures énergétiques élevées. Elle souhaite également que la question de la dépendance énergétique soit abordée. "Il est absolument essentiel que le gouvernement fédéral décide cette semaine de la prolongation de la durée de vie d'au moins deux centrales nucléaires. Des décisions sont également nécessaires pour accélérer la transition vers un approvisionnement énergétique plus durable", a affirmé le patron du Voka, Hans Maertens.

En résumé, ce que contient l'accord de la Vivaldi

La TVA sur le gaz sera réduite à 6% à partir du mois d'avril et ce jusqu'au 30 septembre. La TVA sur l'électricité avait déjà été réduite précédemment. La mesure sera prolongée également jusqu'à la fin septembre. Les personnes qui se chauffent au mazout bénéficieront quant à elles d'une réduction de 200 euros sur leur facture.

Pour le diesel et l'essence, qui ont atteint la semaine passée des montants record, une réduction des accises sera pratiquée de 0,175 euro par litre, ce qui représente environ 10 euros sur un plein de 60 litres. Un système de cliquet inversé doit intervenir à partir d'un 1,7 euro/litre. Une évaluation est prévue à la mi-juin.

Quant au tarif social élargi, dont bénéficie un ménage sur cinq, il est prolongé jusqu'au 30 septembre.

Le coût total des mesures est évalué à 1,3 milliard d'euros. Il est financé en grande partie par les recettes fiscales supplémentaires induites par la hausse des prix, soit 1,08 milliard d'euros. Cet effort s'ajoute au 1,1 milliard d'euros de soutien décidé en février.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de prolonger le chômage temporaire exceptionnel jusqu'au 30 juin afin d'aider les entreprises qui seraient en difficultés à la suite de la crise ukrainienne et des sanctions prises contre la Russie.

"Les mesures visant à réduire la facture énergétique sont, à court terme, de bonnes initiatives pour que les prix de l'énergie et des carburants restent payables", a réagi mardi matin la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). "La prolongation d'un régime flexible de chômage temporaire est également essentielle", ajoute-t-elle. La FEB attend, cependant, des clarifications sur le futur mix énergétique dans les prochains jours. D'après Pieter Timmermans, CEO de la FEB, "cette crise montre une fois de plus à quel point il est urgent de bien réfléchir à l'impact de l'énergie et des éventuels effets de second tour sur la spirale prix-salaires et donc sur la compétitivité des entreprises belges", a-t-il commenté. L'organisation patronale flamande Unizo salue, pour sa part, l'effort visant à réduire l'impact de la flambée des prix de l'énergie, mais déplore l'absence de mesures concrètes pour les entreprises. "Les mesures annoncées par le gouvernement sont principalement destinées aux familles. Il manque des mesures concrètes pour réduire la facture énergétique des entrepreneurs", pointe-t-elle. Certaines entreprises, comme les supermarchés, voient leur facture énergétique passer de 4.000 à 12.000 euros, voire plus, par mois, illustre Danny Van Assche directeur général d'Unizo. "Elles ne peuvent pas toujours répercuter ces coûts sur le client. Du coup, cela risque de mettre en difficulté un grand nombre de ces entreprises", ponctue-t-il.Même son de cloche du côté du réseau des entrepreneurs flamands, le Voka, qui considère que les mesures annoncées lundi soir constituent "un bon premier pas". Cependant, l'organisation appelle le gouvernement "à en faire plus" pour les entreprises qui croulent sous le poids des factures énergétiques élevées. Elle souhaite également que la question de la dépendance énergétique soit abordée. "Il est absolument essentiel que le gouvernement fédéral décide cette semaine de la prolongation de la durée de vie d'au moins deux centrales nucléaires. Des décisions sont également nécessaires pour accélérer la transition vers un approvisionnement énergétique plus durable", a affirmé le patron du Voka, Hans Maertens.