"La violation du droit international à travers la reconnaissance par la Russie de deux territoires séparatistes en Ukraine va fortement augmenter cette incertitude", a-t-il déclaré dans un discours en visioconférence.

Le 10 février, la Commission avait légèrement révisé à la baisse ses prévisions de croissance en Europe pour 2022, et à la hausse pour 2023. Pour la zone euro, elle tablait sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 4% cette année et de 2,7% l'an prochain, contre respectivement 4,3% et 2,4% attendus jusque-là.

Mais Paolo Gentiloni avait déjà averti que les incertitudes étaient "élevées" notamment en raison des tensions avec la Russie.

La Russie est le premier fournisseur de gaz de l'Europe et une confrontation militaire avec Moscou pourrait propulser les prix de l'énergie vers des sommets jamais atteints.

Londres va annoncer des sanctions économiques

Le Royaume-Uni va annoncer mardi "une première série" de sanctions économiques qui vont "frapper la Russie très fort" après la reconnaissance de l'indépendance de régions séparatistes en Ukraine et d'autres suivront "en cas d'invasion", a indiqué Boris Johnson. A l'issue d'une réunion de crise à Downing Street, le Premier ministre britannique a indiqué que seraient présentées au Parlement dans la journée des sanctions visant non seulement des entités précises mais aussi "les intérêts russes le plus fort possible".

"Elles vont frapper la Russie très fort et nous ferons bien plus en cas d'invasion", a-t-il ajouté. "Je tiens à souligner qu'il ne s'agit que d'une première série de sanctions économiques britanniques contre la Russie car je crains qu'il faille s'attendre à davantage d'attitude irrationnelle de la part de la Russie", a-t-il déclaré.

Il a estimé que le président russe Vladimir Poutine est "déterminé à mener une invasion à grande échelle de l'Ukraine" après avoir reconnu lundi soir l'indépendance des deux régions séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk. Il a assuré qu'en cas d'"invasion à grande échelle" et d'assaut contre la capitale Kiev, "ce que (Vladimir Poutine) semble proposer", "personne ne doit avoir de doute sur le fait qu'il est absolument vital que cette action, la conquête d'un autre pays européen, ne réussisse pas et que Poutine échoue".

"La violation du droit international à travers la reconnaissance par la Russie de deux territoires séparatistes en Ukraine va fortement augmenter cette incertitude", a-t-il déclaré dans un discours en visioconférence.Le 10 février, la Commission avait légèrement révisé à la baisse ses prévisions de croissance en Europe pour 2022, et à la hausse pour 2023. Pour la zone euro, elle tablait sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 4% cette année et de 2,7% l'an prochain, contre respectivement 4,3% et 2,4% attendus jusque-là.Mais Paolo Gentiloni avait déjà averti que les incertitudes étaient "élevées" notamment en raison des tensions avec la Russie. La Russie est le premier fournisseur de gaz de l'Europe et une confrontation militaire avec Moscou pourrait propulser les prix de l'énergie vers des sommets jamais atteints.