"Notre produit, nos règles. Nous ne jouons pas selon des règles que nous n'avons pas faites", a déclaré M. Miller lors du forum économique de Saint-Pétersbourg.

"La Russie est un fournisseur d'énergie fiable pour les amis de la Russie", a-t-il ajouté, une variation de son crédo répété par Gazprom depuis des années sur la fiabilité du groupe pour ses clients.

Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions occidentales contre Moscou.

Si l'Union européenne cherche à se défaire de sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, Gazprom a pris les devants en interrompant ses livraisons de gaz à plusieurs clients européens ayant refusé de payer en roubles, comme le demande désormais le Kremlin.

À cela s'ajoute la baisse cette semaine de 60% du gaz livré à l'Europe par le gazoduc Nord Stream, Gazprom assurant que cela est dû à des difficultés avec des turbines du groupe allemand Siemens provoquées par les sanctions occidentales.

"Aujourd'hui, il n'y a aucun moyen de résoudre" cette situation, a indiqué M. Miller, assurant que "Siemens reste silencieux".

"Oui, nous avons une diminution des approvisionnements vers l'Europe", a-t-il déclaré, assurant que "dans un avenir très proche, la demande de gaz naturel liquide (GNL) sur le marché Asie-Pacifique va croître".

Envoyant un coup de griffe aux Européens, il a assuré que ces derniers "ont dit que les contrats à long terme ne sont pas nécessaires, donc ils ne sont pas nécessaires... nous avons rempli nos obligations envers vous".

Le revenus de la Russie n'ont eux pas été affectés par cette baisse des livraisons, du fait de l'envolée des prix du gaz. Le Kremlin n'a de cesse d'affirmer dès lors que les décisions des dirigeants européens touchent avant tout leurs propres populations.

Gazprom ne livrera jeudi que 65% du gaz demandé, annonce l'italien ENI

Le géant russe Gazprom, qui avait réduit mercredi de 15% ses livraisons de gaz au groupe italien ENI, ne livrera jeudi que 65% des quantités réclamées, évoquant des problèmes techniques, a annoncé la société italienne.

"Face à une demande journalière de gaz de la part d'Eni supérieure d'environ 44% à celle d'hier, une hausse due à la récupération des quantités non reçues et aux dynamiques commerciales normales, Gazprom a annoncé que seulement 65% des volumes demandés seront livrés", a précisé ENI dans un communiqué.

Gazprom va aussi réduire ses livraisons de gaz à l'autrichien OMV

Le géant russe Gazprom, qui a réduit ces derniers jours ses livraisons de gaz vers l'Allemagne et l'Italie, va également fournir moins de gaz au groupe autrichien OMV, a fait savoir ce dernier jeudi.

"Nous pouvons confirmer que nous avons été informés par Gazprom d'une réduction des volumes de livraisons", a indiqué OMV dans une déclaration transmise par courriel à l'AFP, précisant toutefois que l'approvisionnement de ses clients est "assuré pour le moment".

Et "en cas de nécessité, étant donné qu'il y a actuellement une demande nettement plus faible, ces volumes peuvent être remplacés par des volumes stockés et des volumes du marché au comptant", a ajouté le groupe autrichien qui n'a pas dévoilé l'ampleur de la réduction de gaz en provenance de Gazprom.

"Notre produit, nos règles. Nous ne jouons pas selon des règles que nous n'avons pas faites", a déclaré M. Miller lors du forum économique de Saint-Pétersbourg."La Russie est un fournisseur d'énergie fiable pour les amis de la Russie", a-t-il ajouté, une variation de son crédo répété par Gazprom depuis des années sur la fiabilité du groupe pour ses clients.Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions occidentales contre Moscou.Si l'Union européenne cherche à se défaire de sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, Gazprom a pris les devants en interrompant ses livraisons de gaz à plusieurs clients européens ayant refusé de payer en roubles, comme le demande désormais le Kremlin.À cela s'ajoute la baisse cette semaine de 60% du gaz livré à l'Europe par le gazoduc Nord Stream, Gazprom assurant que cela est dû à des difficultés avec des turbines du groupe allemand Siemens provoquées par les sanctions occidentales."Aujourd'hui, il n'y a aucun moyen de résoudre" cette situation, a indiqué M. Miller, assurant que "Siemens reste silencieux"."Oui, nous avons une diminution des approvisionnements vers l'Europe", a-t-il déclaré, assurant que "dans un avenir très proche, la demande de gaz naturel liquide (GNL) sur le marché Asie-Pacifique va croître".Envoyant un coup de griffe aux Européens, il a assuré que ces derniers "ont dit que les contrats à long terme ne sont pas nécessaires, donc ils ne sont pas nécessaires... nous avons rempli nos obligations envers vous".Le revenus de la Russie n'ont eux pas été affectés par cette baisse des livraisons, du fait de l'envolée des prix du gaz. Le Kremlin n'a de cesse d'affirmer dès lors que les décisions des dirigeants européens touchent avant tout leurs propres populations.Le géant russe Gazprom, qui avait réduit mercredi de 15% ses livraisons de gaz au groupe italien ENI, ne livrera jeudi que 65% des quantités réclamées, évoquant des problèmes techniques, a annoncé la société italienne."Face à une demande journalière de gaz de la part d'Eni supérieure d'environ 44% à celle d'hier, une hausse due à la récupération des quantités non reçues et aux dynamiques commerciales normales, Gazprom a annoncé que seulement 65% des volumes demandés seront livrés", a précisé ENI dans un communiqué.Le géant russe Gazprom, qui a réduit ces derniers jours ses livraisons de gaz vers l'Allemagne et l'Italie, va également fournir moins de gaz au groupe autrichien OMV, a fait savoir ce dernier jeudi."Nous pouvons confirmer que nous avons été informés par Gazprom d'une réduction des volumes de livraisons", a indiqué OMV dans une déclaration transmise par courriel à l'AFP, précisant toutefois que l'approvisionnement de ses clients est "assuré pour le moment".Et "en cas de nécessité, étant donné qu'il y a actuellement une demande nettement plus faible, ces volumes peuvent être remplacés par des volumes stockés et des volumes du marché au comptant", a ajouté le groupe autrichien qui n'a pas dévoilé l'ampleur de la réduction de gaz en provenance de Gazprom.