En 2020 et 2021, les ménages ont pu compter sur des mesures publiques de soutien pour faire face au ralentissement de l'économie dû à la pandémie de coronavirus et ainsi limiter la casse en termes de perte de pouvoir d'achat. Si la crise sanitaire n'entraîne plus de confinement et fermetures, la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l'énergie sont venues noircir le tableau. La forte inflation fait ainsi baisser le pouvoir d'achat en 2022 et, ce, dans les trois Régions. Le revenu réel par habitant devrait toutefois repartir partout à la hausse en 2023, grâce notamment à une indexation des salaires et des allocations sociales supérieure à l'inflation cette année-là, prévoient le Bureau fédéral du Plan, l'Institut bruxellois de statistiques et d'analyse, Statistiek Vlaanderen et l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique.

Flirter avec les niveaux d'avant la crise sanitaire

À partir de 2024 et jusqu'en 2027, la croissance du pouvoir d'achat devrait flirter dans chaque Région avec les niveaux d'avant la crise sanitaire (2015-2019), soit 1,4% par an à Bruxelles, 1,2% en Wallonie et 1,1% en Flandre. La hausse des revenus sera relativement plus soutenue par les salariés dans la Région-Capitale (grâce à l'augmentation plus marquée de l'emploi des résidents), tandis qu'en Flandre et en Wallonie, la contribution des pensions serait relativement plus importante. Le chômage devrait également baisser pour la période 2022-2027, passant à Bruxelles de 15,3% en 2021 à 13% en 2027. La Wallonie et la Flandre jouiraient pour leur part d'une diminution moins prononcée, passant respectivement de 12% à 11,3% dans le sud du pays et de 5,3% à 4,4% au nord.

Moins marqué à Bruxelles

Par ailleurs, l'an dernier, le rebond de l'activité après la forte récession de 2020 a été moins marqué à Bruxelles qu'en Wallonie et en Flandre, en raison notamment d'une reprise plus faible de la branche "commerce et horeca" et d'une baisse d'activité qui perdure dans la branche "crédit et assurances". En 2021, la croissance du PIB a ainsi atteint 3,9% à Bruxelles, 7% en Flandre et 6,3% en Wallonie.

Pour 2022, le Bureau du Plan et les instituts régionaux estiment cette croissance à 2,1% à Bruxelles, 2,8% en Flandre et 2,5% en Wallonie, avant de ralentir en 2023 à 1,1% en Wallonie et 1,3% en Flandre et à Bruxelles. Sur la période 2024-2027, la croissance du PIB s'établirait, en moyenne, à 1,1% par an à Bruxelles, 1,5% en Flandre et 1,3% en Wallonie.

En 2020 et 2021, les ménages ont pu compter sur des mesures publiques de soutien pour faire face au ralentissement de l'économie dû à la pandémie de coronavirus et ainsi limiter la casse en termes de perte de pouvoir d'achat. Si la crise sanitaire n'entraîne plus de confinement et fermetures, la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l'énergie sont venues noircir le tableau. La forte inflation fait ainsi baisser le pouvoir d'achat en 2022 et, ce, dans les trois Régions. Le revenu réel par habitant devrait toutefois repartir partout à la hausse en 2023, grâce notamment à une indexation des salaires et des allocations sociales supérieure à l'inflation cette année-là, prévoient le Bureau fédéral du Plan, l'Institut bruxellois de statistiques et d'analyse, Statistiek Vlaanderen et l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique. À partir de 2024 et jusqu'en 2027, la croissance du pouvoir d'achat devrait flirter dans chaque Région avec les niveaux d'avant la crise sanitaire (2015-2019), soit 1,4% par an à Bruxelles, 1,2% en Wallonie et 1,1% en Flandre. La hausse des revenus sera relativement plus soutenue par les salariés dans la Région-Capitale (grâce à l'augmentation plus marquée de l'emploi des résidents), tandis qu'en Flandre et en Wallonie, la contribution des pensions serait relativement plus importante. Le chômage devrait également baisser pour la période 2022-2027, passant à Bruxelles de 15,3% en 2021 à 13% en 2027. La Wallonie et la Flandre jouiraient pour leur part d'une diminution moins prononcée, passant respectivement de 12% à 11,3% dans le sud du pays et de 5,3% à 4,4% au nord. Par ailleurs, l'an dernier, le rebond de l'activité après la forte récession de 2020 a été moins marqué à Bruxelles qu'en Wallonie et en Flandre, en raison notamment d'une reprise plus faible de la branche "commerce et horeca" et d'une baisse d'activité qui perdure dans la branche "crédit et assurances". En 2021, la croissance du PIB a ainsi atteint 3,9% à Bruxelles, 7% en Flandre et 6,3% en Wallonie. Pour 2022, le Bureau du Plan et les instituts régionaux estiment cette croissance à 2,1% à Bruxelles, 2,8% en Flandre et 2,5% en Wallonie, avant de ralentir en 2023 à 1,1% en Wallonie et 1,3% en Flandre et à Bruxelles. Sur la période 2024-2027, la croissance du PIB s'établirait, en moyenne, à 1,1% par an à Bruxelles, 1,5% en Flandre et 1,3% en Wallonie.