En Belgique, les propriétaires ou plutôt les multipropriétaires de biens immobiliers sont inquiets car ils sont dans le collimateur du fisc qui souhaite les taxer davantage.

En Grande-Bretagne, les propriétaires immobiliers sont également inquiets mais c'est à cause du Brexit. Vous me direz que la peur du Brexit n'est pas nouvelle et qu'il n'y a pas de raison particulière de s'alarmer aujourd'hui plus qu'hier. Mais c'est faux, la différence avec hier, c'est que la date du Brexit est maintenant connue : le nouveau premier ministre britannique Boris Johnson l'a dit et redit, qu'il y ait accord ou pas avec l'Union européenne, son pays quittera l'Union européenne le 31 octobre.

Et comme les propriétaires de biens immobiliers ne sont pas devins et ne savent pas à quoi ressemblera le marché immobilier après le Brexit, certains prennent peur et veulent vendre leur bien immobilier tant qu'il vaut encore quelque chose. Et donc, au cours de ce mois d'août, les ventes immobilières en Grande-Bretagne se sont accélérées avec une hausse de 6.1% par rapport à la même époque en 2018.

En Grande-Bretagne, les propriétaires immobiliers sont inquiets à cause du Brexit.

C'est plutôt rare, une accélération pareille, surtout pour un mois d'août qui est généralement très calme en raison des vacances notent, Les Echos. Et donc, oui, de nombreux propriétaires anticipent une baisse des prix de l'immobilier et se précipitent pour vendre au mieux leur bien. Ça, c'est pour le volet des vendeurs.

Du côté, des acheteurs, la situation est différente, bien entendu. Surtout si vous habitez de ce côté-ci de la Manche. En effet, mes confrères du quotidien Les Echos rappellent que la livre sterling a perdu 20% de sa valeur face à l'euro en 3 ans, et donc, si les prix continuent de baisser, c'est une aubaine pour les Européens qui voudraient s'acheter un bien en Grande-Bretagne. Même à Londres, ville où l'immobilier est hors de prix, il y a une accalmie, voire même une baisse de plus de 4% sur les cinq derniers mois de l'année. C'est la plus forte baisse enregistrée depuis 2009. Et voilà comment des politiques populistes font dégringoler le prix de la brique en Grande-Bretagne. En Belgique, c'est plutôt le fisc qui risque de faire dégringoler le prix de l'immobilier avec sa volonté de taxer les loyers ou les plus plus-values comme un revenu professionnel au taux de .... 50%, comme nous l'avons expliqué dans nos colonnes. Comme quoi, chaque pays a sa méthode originale pour faire baisser les prix de l'immobilier.