Vous pensiez que la crise sanitaire provoquerait une guerre des prix sur le marché immobilier ? Détrompez-vous, ce n'est pas le cas. Pour le moment du moins. La Fédération royale du notariat belge (Fednot), qui vient de publier les chiffres relatifs aux transactions jusqu'à fin juillet inclus pour le présent Guide Immobilierde Trends-Tendances, note des prix en augmentation sur le marché des maisons et des appartements. Au cours des sept premiers mois de l'année, le prix moyen des maisons belges a grossi de 1% pour se fixer à 243.000 euros. Pendan...

Vous pensiez que la crise sanitaire provoquerait une guerre des prix sur le marché immobilier ? Détrompez-vous, ce n'est pas le cas. Pour le moment du moins. La Fédération royale du notariat belge (Fednot), qui vient de publier les chiffres relatifs aux transactions jusqu'à fin juillet inclus pour le présent Guide Immobilierde Trends-Tendances, note des prix en augmentation sur le marché des maisons et des appartements. Au cours des sept premiers mois de l'année, le prix moyen des maisons belges a grossi de 1% pour se fixer à 243.000 euros. Pendant la même période, le prix médian des appartements a forci de pas moins de 8% (215.000 euros). L'analyse approfondie des chiffres régionaux montre que ce rebond des prix sur le marché des appartements est dû essentiellement à la Région de Bruxelles-Capitale, particulièrement coûteuse. Les appartements bruxellois se sont valorisés de 8% (240.000 euros). En Wallonie, la hausse se limite à 5 % (prix médian : 172.500 euros) et en Flandre à 4 % (prix médian : 215.000 euros). Sur le marché des maisons également, la Flandre affiche la progression la plus faible : plus 3 % à 275.000 euros. A Bruxelles et en Wallonie, les maisons ont bonifié de 5% avec comme résultat un nouveau prix médian de 430.000 euros et 180.000 euros respectivement. Cette hausse persistante des prix ne signifie pas que la crise du coronavirus n'a aucun impact sur le marché immobilier belge. Les notaires ont constaté un effondrement du nombre de transactions immobilières aux mois d'avril (- 23,8 %) et de mai (- 29,7 %), avant une légère reprise de l'activité en juin (+ 8,4 %). Le recul dramatique des ventes a des conséquences au niveau de notre Guide immobilier également : du fait du nombre insuffisant de transactions, les notaires ont préféré ne pas communiquer de prix pour les terrains à bâtir. Avec une progression des prix de 5%, le Brabant flamand est, derrière la Région bruxelloise, la province la plus chère en ce qui concerne le segment des maisons. Le prix médian culmine à 325.000 euros. Dans le Brabant wallon, aussi coûteux que la province voisine du Brabant flamand en début d'année, la majoration des prix se cantonne à 3 % et le nouveau prix médian s'établit à 320.000 euros. Anvers occupe la troisième marche du podium des provinces les plus chères du royaume (+ 4%, à 292.400 euros). Les notaires attribuent l'envolée des prix la plus spectaculaire à la province de Luxembourg : + 11 %, à 200.000 euros. Malgré une augmentation de 3% (prix médian des maisons : 150.000 euros), le Hainaut reste lanterne rouge. Au niveau des communes, la fourchette de prix pour acquérir une maison s'étend de 85.000 euros dans la localité namuroise d'Hastière à 629.000 euros dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Pierre.