C'était attendu: avec la hausse des taux d'intérêt, la flambée des coûts énergétiques et des matériaux de construction et l'inflation, le marché immobilier belge a connu une baisse d'activité en 2022, selon le baromètre des notaires. Cette baisse de 2% par rapport à 2021 prend sa source dans un deuxième semestre bien plus calme que le premie...

C'était attendu: avec la hausse des taux d'intérêt, la flambée des coûts énergétiques et des matériaux de construction et l'inflation, le marché immobilier belge a connu une baisse d'activité en 2022, selon le baromètre des notaires. Cette baisse de 2% par rapport à 2021 prend sa source dans un deuxième semestre bien plus calme que le premier (-7,1%). En Wallonie (-2,1%), toutes les provinces sont logées à la même enseigne. Exception notoire: le Luxembourg, qui a poursuivi sa marche en avant avec +4% (après +21% en 2021). Les explications de ce succès sont nombreuses: effet covid sur l'attractivité du "vert", télétravail, beaucoup de neuf sur le marché et l'influence du Grand-Duché. En effet, l'immo y est tellement compliqué que les acheteurs finissent par traverser la frontière. Au niveau des prix, les chiffres sont en trompe-l'oeil. Certes, les prix des maisons (+8,2%, à 319.123 euros en moyenne) et des appartements (+3,6%, à 260.300 euros en moyenne) ont continué d'augmenter mais, vu l'inflation (10% en 2022), ces hausses sont en réalité des baisses en termes réels. Malgré tout, un acheteur a dû dépenser 24.000 euros en plus pour une maison et 9.000 pour un appartement. Enfin, dans un contexte énergétique compliqué, l'effet PEB commence à se faire sentir. Il est faible à Bruxelles mais très marqué en Wallonie. Ainsi, selon le baromètre des notaires, une maison moins énergivore (PEB A à D) s'est vendue 17,3% plus cher que le prix moyen au sud du pays. Une énergivore (PEB E à G), 15,1% moins cher que le prix moyen.