Le nombre de crédits hypothécaires octroyés lors du troisième trimestre est en recul de 11% par rapport à 2021, selon les statistiques de l'Union professionnelle du crédit. Une première en 2022, après un premier semestre relativement dynamique. Une diminution à relativiser toutefois car les chiffres restent dans des standards particulièrement élevés. Au troisième trimestre, plus 61.000 contrats de crédit hypothécaire ont été conclus pour un montant total de plus de 10,5 milliards d'euros ...

Le nombre de crédits hypothécaires octroyés lors du troisième trimestre est en recul de 11% par rapport à 2021, selon les statistiques de l'Union professionnelle du crédit. Une première en 2022, après un premier semestre relativement dynamique. Une diminution à relativiser toutefois car les chiffres restent dans des standards particulièrement élevés. Au troisième trimestre, plus 61.000 contrats de crédit hypothécaire ont été conclus pour un montant total de plus de 10,5 milliards d'euros (hors refinancements). Ce qui représente une baisse de 4,5% par rapport au montant accordé à la même période de 2021. "Globalement, moins de crédits ont été accordés, reconnaît Ivo Van Bulck, secrétaire général de l'Union professionnelle du crédit. Cette baisse est actuellement plutôt limitée pour les crédits à l'achat et à la construction, alors que l'on enregistre une forte contraction pour les crédits à la rénovation. La baisse de la demande de crédit pourrait, quant à elle, se traduire par un nouveau recul des crédits octroyés au cours du prochain trimestre." Car c'est bien là que pourrait apparaître le signal que la hausse des taux est en train de semer l'incertitude sur le marché immobilier. La diminution du nombre de demandes de crédits hypothécaires s'accentue mois après mois (- 10%). Et ce depuis 18 mois. Entamée en juillet 2021, la baisse atteint désormais des niveaux que l'on n'avait plus connus depuis 2015. Elle devrait se concrétiser par un net recul des crédits octroyés dans les prochains mois. D'autant que les perspectives sur l'évolution des taux d'intérêt ne sont pas particulièrement enthousiasmantes. Sur la base des chiffres publiés par la Banque nationale de Belgique, les taux oscillaient en août entre 2,27% (pour les crédits assortis d'une période initiale de fixité du taux d'un an ou de plus de cinq ans jusqu'à 10 ans) et 2,82% (pour les crédits assortis d'une période initiale de fixité du taux de plus d'un an et jusqu'à cinq ans). Pour des crédits fixes sur 20 ans, les taux varient actuellement selon les profils et les quotités de 3,30% (quotité de moins de 80% et revenus élevés) à 5,50% (pour une quotité de 100% et revenus faibles). Des taux qui restent attractifs mais qui sont bien loin du 1% que certains pouvaient encore négocier fin 2021.