1. Le W.IN.G compte aujourd'hui 48 start-up dans son portefeuille et a libéré 13,3 millions d'euros pour financer des jeunes pousses du numérique. Etes-vous satisfait de ces résultats?

Le mandat que nous avait confié le gouvernement wallon consistait à stimuler un écosystème numérique wallon en finançant des projets naissants. Et quand on voit les chiffres (654 dossiers introduits, 423 considérés et 121 financés, Ndlr), on peut se réjouir. Surtout que nous avons été diligents et n'avons évidemment pas financé n'importe quel projet. Et l'on ne devrait compter, selon nos estimations, que 30% de taux de défaut. Ce n'est pas énorme!

2. Néanmoins, le W.IN.G dispose d'une enveloppe de plus de 50 millions mais n'en a dépensé que 13 et engagé 19. Cela donne l'impression qu'il n'y a pas assez de nouveaux projets valables...

Vous savez, quand le W.IN.G a démarré, il fallait bien fixer le montant de l'enveloppe. Mais le gouvernement n'avait pas de référence. Comme le W.IN.G n'intervenait initialement que sur des dossiers de pré- seed ou de seed, on démarrait avec des tickets de 50.000 euros. L'enveloppe nous aurait permis de financer plus de 1.000 projets. On savait bien qu'il n'y en avait pas autant mais nous devions aussi garder des fonds pour soutenir des projets en croissance. D'ailleurs, depuis quelque temps, nous investissons des plus gros tickets, notamment dans des séries A. Nous en avons réalisé deux: e-peas et Oncomfort. Et cette année encore, le W.IN.G analysera d'autres dossiers de série A. On peut se réjouir d'avoir encore assez de fonds pour accompagner ces entreprises-là. Surtout qu'il n'y a pas de VC (fonds de "venture capitalists", Ndlr) wallon à ce jour!

3. C'est vrai qu'il n'existe pas d'équivalent wallon à Fortino ou Volta Ventures, deux fonds flamands très en vue dans le numérique. Est-ce un problème?

En Wallonie, il y a pas mal de business angels, des family offices ou des "micro-VC" particuliers comme Pierre Lhoest ou moi-même qui investissons des tickets plus importants. Mais pas de VC structuré. Toutefois, ce n'est pas vraiment un problème: s'il y avait un "Volta wallon", où investirait-il? Les dossiers de start-up wallonnes de plus grosse envergure se comptent sur les doigts des deux mains. On n'a pas assez de grosses boîtes wallonnes du numérique pour l'instant, c'est un fait. Avoir un VC wallon, ce serait bien mais ce n'est pas cela qui ferait les bons dossiers de série A. On voit apparaître quelques dossiers, qui intéressent d'ailleurs de plus en plus les VC étrangers, mais ils n'ont aucun mal à trouver des financements et ne partent pas tous à l'étranger.

1. Le W.IN.G compte aujourd'hui 48 start-up dans son portefeuille et a libéré 13,3 millions d'euros pour financer des jeunes pousses du numérique. Etes-vous satisfait de ces résultats? Le mandat que nous avait confié le gouvernement wallon consistait à stimuler un écosystème numérique wallon en finançant des projets naissants. Et quand on voit les chiffres (654 dossiers introduits, 423 considérés et 121 financés, Ndlr), on peut se réjouir. Surtout que nous avons été diligents et n'avons évidemment pas financé n'importe quel projet. Et l'on ne devrait compter, selon nos estimations, que 30% de taux de défaut. Ce n'est pas énorme! 2. Néanmoins, le W.IN.G dispose d'une enveloppe de plus de 50 millions mais n'en a dépensé que 13 et engagé 19. Cela donne l'impression qu'il n'y a pas assez de nouveaux projets valables... Vous savez, quand le W.IN.G a démarré, il fallait bien fixer le montant de l'enveloppe. Mais le gouvernement n'avait pas de référence. Comme le W.IN.G n'intervenait initialement que sur des dossiers de pré- seed ou de seed, on démarrait avec des tickets de 50.000 euros. L'enveloppe nous aurait permis de financer plus de 1.000 projets. On savait bien qu'il n'y en avait pas autant mais nous devions aussi garder des fonds pour soutenir des projets en croissance. D'ailleurs, depuis quelque temps, nous investissons des plus gros tickets, notamment dans des séries A. Nous en avons réalisé deux: e-peas et Oncomfort. Et cette année encore, le W.IN.G analysera d'autres dossiers de série A. On peut se réjouir d'avoir encore assez de fonds pour accompagner ces entreprises-là. Surtout qu'il n'y a pas de VC (fonds de "venture capitalists", Ndlr) wallon à ce jour! 3. C'est vrai qu'il n'existe pas d'équivalent wallon à Fortino ou Volta Ventures, deux fonds flamands très en vue dans le numérique. Est-ce un problème? En Wallonie, il y a pas mal de business angels, des family offices ou des "micro-VC" particuliers comme Pierre Lhoest ou moi-même qui investissons des tickets plus importants. Mais pas de VC structuré. Toutefois, ce n'est pas vraiment un problème: s'il y avait un "Volta wallon", où investirait-il? Les dossiers de start-up wallonnes de plus grosse envergure se comptent sur les doigts des deux mains. On n'a pas assez de grosses boîtes wallonnes du numérique pour l'instant, c'est un fait. Avoir un VC wallon, ce serait bien mais ce n'est pas cela qui ferait les bons dossiers de série A. On voit apparaître quelques dossiers, qui intéressent d'ailleurs de plus en plus les VC étrangers, mais ils n'ont aucun mal à trouver des financements et ne partent pas tous à l'étranger.