Urbantz qui développe une solution logicielle pour optimiser la gestion du "dernier kilomètre" dans la livraison, est jusqu'ici restée plutôt discrète dans l'écosystème belge. Mais sa récente levée de fonds va désormais la propulser dans la catégorie des start-up belges en vue. Elle vient, en effet, de réaliser sa "Serie A" pour un montant de 6 millions d'euros qui proviennent majoritairement de deux fonds. Le premier n'est autre que Korys, le fonds de la famille Colruyt que l'on retrouve notamment derrière Biocartis, Bio-Life, Newpharma, Ontoforce, etc... L'autre n'est pas belge. Il s'agit du VC londonien ETF Partners pour "The Environnemental Technologies Fund".

Cette levée de fonds intervient après 2 millions précédemment levés auprès de grandes familles belges, de business angels et de deux fonds : Sambrinvest et Seeder Fund. Les fondateurs conservent ensemble la majorité de la boîte. Mais, comme la plupart des start-up en phase de forte croissance, ils lèvent pour permettre à leur start-up d'accélérer. A commencer par recruter plus de personnel. Urbantz compte passer des 40 employés actuels à quelque 60 ou 65 personnes d'ici la fin de l'année. Et 100 en fin d'année 2021. "Nous levons des fonds pour nous renforcer, détaille Jonathan Weber, CEO d'Urbantz. Renforcer les équipes, les process, l'outil. Nous sommes en phase de scale-up et avons l'ambition de devenir un acteur qui compte au niveau européen d'abord, puis global. C'est atteignable vu le peu de concurrents auxquels on fait face et les conditions de marché : la livraison est en plein boum et l'écologie au sein des villes devient un gros enjeu."

Fondée en 2015, la start-up a développé une solution "SAAS" (software as a service) pour optimiser les tournées de livraison. Dans le jargon, on parle d'un TMS, soit "transport management system". La jeune pousse ne possède bien sûr aucune camionnette ni aucune flotte. Elle se focalise sur le développement d'une plateforme numérique. Si les responsables d'Urbantz ne dévoilent pas le chiffre d'affaires de la start-up, on peut aisément imaginer que le "MRR" (revenu récurrent mensuel) de la jeune pousse dépasse 100.000 euros chaque mois. C'est en général le niveau de MRR des entreprises actives en "software as a service" lorsqu'elles opèrent leur "serie A".

Christophe Charlot

Découvrez le portrait complet et l'histoire d'Urbantz dans le Trends-Tendances de ce jeudi 12 mars 2020.

Urbantz qui développe une solution logicielle pour optimiser la gestion du "dernier kilomètre" dans la livraison, est jusqu'ici restée plutôt discrète dans l'écosystème belge. Mais sa récente levée de fonds va désormais la propulser dans la catégorie des start-up belges en vue. Elle vient, en effet, de réaliser sa "Serie A" pour un montant de 6 millions d'euros qui proviennent majoritairement de deux fonds. Le premier n'est autre que Korys, le fonds de la famille Colruyt que l'on retrouve notamment derrière Biocartis, Bio-Life, Newpharma, Ontoforce, etc... L'autre n'est pas belge. Il s'agit du VC londonien ETF Partners pour "The Environnemental Technologies Fund". Cette levée de fonds intervient après 2 millions précédemment levés auprès de grandes familles belges, de business angels et de deux fonds : Sambrinvest et Seeder Fund. Les fondateurs conservent ensemble la majorité de la boîte. Mais, comme la plupart des start-up en phase de forte croissance, ils lèvent pour permettre à leur start-up d'accélérer. A commencer par recruter plus de personnel. Urbantz compte passer des 40 employés actuels à quelque 60 ou 65 personnes d'ici la fin de l'année. Et 100 en fin d'année 2021. "Nous levons des fonds pour nous renforcer, détaille Jonathan Weber, CEO d'Urbantz. Renforcer les équipes, les process, l'outil. Nous sommes en phase de scale-up et avons l'ambition de devenir un acteur qui compte au niveau européen d'abord, puis global. C'est atteignable vu le peu de concurrents auxquels on fait face et les conditions de marché : la livraison est en plein boum et l'écologie au sein des villes devient un gros enjeu." Fondée en 2015, la start-up a développé une solution "SAAS" (software as a service) pour optimiser les tournées de livraison. Dans le jargon, on parle d'un TMS, soit "transport management system". La jeune pousse ne possède bien sûr aucune camionnette ni aucune flotte. Elle se focalise sur le développement d'une plateforme numérique. Si les responsables d'Urbantz ne dévoilent pas le chiffre d'affaires de la start-up, on peut aisément imaginer que le "MRR" (revenu récurrent mensuel) de la jeune pousse dépasse 100.000 euros chaque mois. C'est en général le niveau de MRR des entreprises actives en "software as a service" lorsqu'elles opèrent leur "serie A". Christophe CharlotDécouvrez le portrait complet et l'histoire d'Urbantz dans le Trends-Tendances de ce jeudi 12 mars 2020.