La crise ne semble pas casser l'optimisme de toutes les jeunes entreprises du digital. Et certainement pas celui d'Emasphere, cette scale-up de Mont-Saint-Guibert qui propose aux décideurs d'entreprises une plateforme "saas" de gestion facilitant les prises de décision. En effet, elle annonce aujourd'hui une levée de fonds de 2,5 millions d'euros auprès d'investisseurs privés et de Sambrinvest notamment. Et cela malgré la crise. Mieux : "nous avons obtenu même plus que ce qu'on espérait, se réjouit Didier Vankeerberghen, Co-CEO d'Emasphere. Nous cherchions 1,5 million mais avons pu lever plus. Etant donné l'incertitude qui plane sur l'économie, c'est une bonne chose." Pour autant, la firme qui emploie quelque 55 personnes n'avait pas d'inquiétude quant à sa réserve de cash, à l'inverse de pas mal de jeunes pousses du digital qui misent sur les levées de fonds pour survivre. Emasphere génère en effet déjà pas mal de revenus : 1,8 million d'euros de chiffre d'affaires 2018 (2019 n'étant pas encore disponible). Et elle continue d'afficher une belle croissance. Pas de risque d'arriver au bout du cash, soutient son dirigeant : "le modèle d'Emasphere repose à la fois sur la vente d'abonnements récurrents et sur du service, continue le co-CEO. Notre dépendance à de nouvelles ventes ne s'élève qu'à 25% de notre business. Donc même si on imaginait une baisse de 50% des nouveaux clients, cela ne mettrait absolument pas en péril l'entreprise." D'ailleurs, il insiste : "pendant la période de confinement, nous avons pu faire la démonstration que nous pouvions tourner sans problème, et trouver de nouveaux clients". Ce qui aurait achevé de convaincre certains investisseurs.

International et R&D

L'objectif de cette levée ? Se renforcer à l'international, en France en particulier. Emapshère combine toutes les informations et offre aux dirigeants un tableau de bord complet. La firme dispose déjà d'un bureau d'une dizaine de personnes à Paris qui vend, en direct, la solution Emasphere. Mais la scale-up wallonne s'appuie aussi sur un réseau de partenaires, comme PWC, BDO et d'autres, qui proposent également la plateforme à leurs propres clients. Pour l'instant, la vente indirecte représente 30% de son business, mais cela pourrait, à terme grimper à 50%. Ce ne serait pas illogique en tout cas.

Par ailleurs, la levée de fonds doit permettre à la scale-up de continuer à investir dans l'innovation de son produit constitué d'une plateforme se connectant à tous les logiciels de l'entreprise (du système comptable au CRM en, passant par les ERP, logiciels RH, etc). La R&D représente une part non négligeable de ses dépenses. "Autant que le commercial", se contente de préciser le co-CEO.

Reste une particularité étonnante de cette levée de fonds. Alors que la plupart des jeunes pousses du digital enchaînent les levées de fonds toujours plus importantes d'une fois à l'autre, Emasphère annonce un tour de table de 2,5 millions alors qu'elle en avait levé 4,5 en octobre 2018. Pourquoi aujourd'hui lever moins ? "Notre stratégie n'est pas d'avoir du cash pour avoir du cash, répond Didier Vankeerberghen. Nous enregistrons une belle croissance (90% de croissance du MRR en un an) mais n'avons pas besoin d'ouvrir le capital plus que nécessaire. Par ailleurs, la position de l'entreprise nous permet d'obtenir d'autres types de financement, comme de la dette, etc."

Emasphere revendique 8.000 entreprises sur sa plateforme, aux Benelux, en France mais aussi dans d'autres pays comme le Royaume-Uni.

La crise ne semble pas casser l'optimisme de toutes les jeunes entreprises du digital. Et certainement pas celui d'Emasphere, cette scale-up de Mont-Saint-Guibert qui propose aux décideurs d'entreprises une plateforme "saas" de gestion facilitant les prises de décision. En effet, elle annonce aujourd'hui une levée de fonds de 2,5 millions d'euros auprès d'investisseurs privés et de Sambrinvest notamment. Et cela malgré la crise. Mieux : "nous avons obtenu même plus que ce qu'on espérait, se réjouit Didier Vankeerberghen, Co-CEO d'Emasphere. Nous cherchions 1,5 million mais avons pu lever plus. Etant donné l'incertitude qui plane sur l'économie, c'est une bonne chose." Pour autant, la firme qui emploie quelque 55 personnes n'avait pas d'inquiétude quant à sa réserve de cash, à l'inverse de pas mal de jeunes pousses du digital qui misent sur les levées de fonds pour survivre. Emasphere génère en effet déjà pas mal de revenus : 1,8 million d'euros de chiffre d'affaires 2018 (2019 n'étant pas encore disponible). Et elle continue d'afficher une belle croissance. Pas de risque d'arriver au bout du cash, soutient son dirigeant : "le modèle d'Emasphere repose à la fois sur la vente d'abonnements récurrents et sur du service, continue le co-CEO. Notre dépendance à de nouvelles ventes ne s'élève qu'à 25% de notre business. Donc même si on imaginait une baisse de 50% des nouveaux clients, cela ne mettrait absolument pas en péril l'entreprise." D'ailleurs, il insiste : "pendant la période de confinement, nous avons pu faire la démonstration que nous pouvions tourner sans problème, et trouver de nouveaux clients". Ce qui aurait achevé de convaincre certains investisseurs. International et R&DL'objectif de cette levée ? Se renforcer à l'international, en France en particulier. Emapshère combine toutes les informations et offre aux dirigeants un tableau de bord complet. La firme dispose déjà d'un bureau d'une dizaine de personnes à Paris qui vend, en direct, la solution Emasphere. Mais la scale-up wallonne s'appuie aussi sur un réseau de partenaires, comme PWC, BDO et d'autres, qui proposent également la plateforme à leurs propres clients. Pour l'instant, la vente indirecte représente 30% de son business, mais cela pourrait, à terme grimper à 50%. Ce ne serait pas illogique en tout cas. Par ailleurs, la levée de fonds doit permettre à la scale-up de continuer à investir dans l'innovation de son produit constitué d'une plateforme se connectant à tous les logiciels de l'entreprise (du système comptable au CRM en, passant par les ERP, logiciels RH, etc). La R&D représente une part non négligeable de ses dépenses. "Autant que le commercial", se contente de préciser le co-CEO. Reste une particularité étonnante de cette levée de fonds. Alors que la plupart des jeunes pousses du digital enchaînent les levées de fonds toujours plus importantes d'une fois à l'autre, Emasphère annonce un tour de table de 2,5 millions alors qu'elle en avait levé 4,5 en octobre 2018. Pourquoi aujourd'hui lever moins ? "Notre stratégie n'est pas d'avoir du cash pour avoir du cash, répond Didier Vankeerberghen. Nous enregistrons une belle croissance (90% de croissance du MRR en un an) mais n'avons pas besoin d'ouvrir le capital plus que nécessaire. Par ailleurs, la position de l'entreprise nous permet d'obtenir d'autres types de financement, comme de la dette, etc." Emasphere revendique 8.000 entreprises sur sa plateforme, aux Benelux, en France mais aussi dans d'autres pays comme le Royaume-Uni.