Les centres de coworking pourraient être les grands gagnants de l'avènement d'un mode de travail hybride. Ils offrent une solution élégante pour les entreprises qui veulent réduire leur surface de bureaux tout en offrant des espaces de travail conviviaux à proximité du domicile de leurs employés. Mais ils sont aussi un atout dans la gestion des talents car nombreux sont ceux qui n'ont plus l'intention de faire des kilomètres pour aller travailler...
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Les centres de coworking pourraient être les grands gagnants de l'avènement d'un mode de travail hybride. Ils offrent une solution élégante pour les entreprises qui veulent réduire leur surface de bureaux tout en offrant des espaces de travail conviviaux à proximité du domicile de leurs employés. Mais ils sont aussi un atout dans la gestion des talents car nombreux sont ceux qui n'ont plus l'intention de faire des kilomètres pour aller travailler... Dans cette optique, Xwork propose une solution élégante tant pour les entreprises que pour leurs employés. Créée à l'été 2021, l'entreprise est dirigée par Thierry Janssen. Ce dernier fut, entre autres, le general manager d'Econocom, le CEO de Switch et le président du CA de Realdolmen. Après des mois de travail, Xwork a mis au point une appli conviviale qui permet de gérer le remote working dans des tiers-lieux de proximité. "Nous avons créé une interface qui offre un seul interlocuteur aux entreprises et aux employés, explique Thierry Janssen. Et donc une seule facture. Nous proposons 26 centres de coworking répartis sur tout le territoire. Des espaces que nous avons choisis pour le côté convivial et inspirant, pour la qualité des services offerts et pour le brassage collaboratif qu'ils permettent. A terme, et nous y travaillons, il nous faudrait un réseau d'une quarantaine de lieux pour offrir une solution à moins de 30 minutes du domicile d'une très large majorité de Belges." Il n'y a pas de droit d'entrée chez Xwork, ni même d'utilisation minimale requise. L'entreprise ne paie mensuellement que ce qu'elle a consommé ainsi que des frais de gestion légers (moins de 2 euros par employé). Aujourd'hui, la solution termine un mois de test avant le lancement de la première version à la mi-avril. "Omicron nous a évidemment retardés, poursuit Thierry Janssen. Dix entreprises (ISS, D'Ieteren, Odoo, Pfizer, Orange, la SNCB, etc.) testent le système depuis le 1er mars. L'école de commerce Solvay va analyser les résultats et les retours d'expérience. Un rapport sera fourni à chaque entreprise. Elles recevront aussi l'expérience des autres à des fins de benchmarking. L'idée est de permettre à ces grandes entreprises - notre cible - de mesurer l'impact et l'intérêt de ce travail dans des tiers-lieux de proximité. Pour nous, c'est une manière d'affiner l'appli." Xwork a été lancée sur fonds propres auxquels sont venus s'ajouter les habituels fools, family & friends. Elle dispose aussi en ISS d'un partenaire industriel solide. A ce jour, l'entreprise dispose d'un capital de 750.000 euros et d'une ligne de crédit de 500.000 euros chez Belfius. Ces fonds vont servir au développement de l'appli (notamment l'intégration dans les logiciels RH des entreprises) mais aussi à son internationalisation dans un an et demi. "L'appli est déjà trilingue, conclut Thierry Janssen. La lancer dans un marché multilingue et multiculturel comme la Belgique donne une bonne base mais on ne développe pas une telle plateforme pour un seul pays. C'est dans l'optique de cette internationalisation que le partenariat avec ISS, validé par la maison mère au Danemark, va prendre tout son sens."