Elle dure depuis des mois et semble même s'aggraver. Volvo Gand a annoncé que son usine ne produira plus que durant un seul jour ces deux prochaines semaines. Toyota réduira de 40% sa production d'automobiles en septembre et ne sortira que 540.000 véhicules sur les 900.000 prévus. Et le groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, Chrysler, Fiat, Jeep, etc.) a produit 20% d'exemplaires en moins au premier semestre 2021 (700.000 unités) pour les mêmes raisons.

-20%

La baisse de production du groupe Stellantis au premier semestre 2021 pour cause de pénurie de puces.

L'industrie automobile paie le prix de sa dépendance aux microprocesseurs et à l'extrême sous-traitance. La majorité de la valeur d'un véhicule est fabriquée par ses fournisseurs et ceux-ci sont souvent indirects: ceux de rang 1, comme Bosch, assemblent des modules et s'approvisionnent eux-mêmes en puces auprès d'autres spécialistes. La pandémie a ébranlé le système.

Beaucoup de constructeurs auraient sous-estimé la reprise des ventes après le confinement de 2020 et commandé trop peu de composants. Or, les clients ont afflué dans les show-rooms quand ils ont rouvert et il était trop tard pour rectifier le tir, surtout avec un approvisionnement à flux tendu. Les fournisseurs de composants étaient déjà submergés par les commandes des fabricants de smartphone, de micro-ordinateurs, de consoles de jeux. Même des constructeurs plus prudents, comme Toyota, sont aussi victimes de la pandémie qui touche des usines au Vietnam et en Malaisie où sont assemblés des composants électroniques.

Le CEO du groupe Volkswagen, Herbert Diess, a reconnu que le secteur avait perdu le contrôle sur ces fournitures stratégiques et promis que son entreprise allait développer elle-même des puces et des logiciels. Comme le fait Tesla qui, jusqu'ici, ne souffre pas de la pénurie.

Elle dure depuis des mois et semble même s'aggraver. Volvo Gand a annoncé que son usine ne produira plus que durant un seul jour ces deux prochaines semaines. Toyota réduira de 40% sa production d'automobiles en septembre et ne sortira que 540.000 véhicules sur les 900.000 prévus. Et le groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, Chrysler, Fiat, Jeep, etc.) a produit 20% d'exemplaires en moins au premier semestre 2021 (700.000 unités) pour les mêmes raisons. L'industrie automobile paie le prix de sa dépendance aux microprocesseurs et à l'extrême sous-traitance. La majorité de la valeur d'un véhicule est fabriquée par ses fournisseurs et ceux-ci sont souvent indirects: ceux de rang 1, comme Bosch, assemblent des modules et s'approvisionnent eux-mêmes en puces auprès d'autres spécialistes. La pandémie a ébranlé le système. Beaucoup de constructeurs auraient sous-estimé la reprise des ventes après le confinement de 2020 et commandé trop peu de composants. Or, les clients ont afflué dans les show-rooms quand ils ont rouvert et il était trop tard pour rectifier le tir, surtout avec un approvisionnement à flux tendu. Les fournisseurs de composants étaient déjà submergés par les commandes des fabricants de smartphone, de micro-ordinateurs, de consoles de jeux. Même des constructeurs plus prudents, comme Toyota, sont aussi victimes de la pandémie qui touche des usines au Vietnam et en Malaisie où sont assemblés des composants électroniques. Le CEO du groupe Volkswagen, Herbert Diess, a reconnu que le secteur avait perdu le contrôle sur ces fournitures stratégiques et promis que son entreprise allait développer elle-même des puces et des logiciels. Comme le fait Tesla qui, jusqu'ici, ne souffre pas de la pénurie.