L'AFP a fait connaître sa désapprobation de la méthode employée, qualifiée d'"abus de confiance très grave" par le directeur de l'information Phil Chetwynd.

Dans un communiqué mercredi, Volkswagen a expliqué que sa fausse annonce de la veille était "une campagne de marketing". "Nous regrettons si nous avons dépassé l'objectif de la campagne aux yeux de certains", explique le directeur de la communication du groupe, Christoph Ludewig, dans une déclaration écrite.

La branche américaine du constructeur avait annoncé officiellement mardi se rebaptiser "Voltswagen" pour symboliser son virage vers l'électrique avant d'expliquer après plusieurs heures et de nombreuses reprises dans la presse internationale, dont l'AFP, que c'était une blague du 1er avril.

Tout avait été fait pour donner à cette annonce un caractère officiel, avec communiqué et changement du compte Twitter. Contactés par des journalistes initialement incrédules, des porte-parole aux Etats-Unis et en Allemagne avaient confirmé le changement de nom.

"Nous comprenons quand un porte-parole n'est pas en mesure de confirmer ou de commenter une information. Mais nous n'avons jamais pensé qu'ils puissent faire de fausses déclarations", a déploré l'AFP dans une lettre adressée mercredi au groupe Volkswagen.

"Nous pensons fermement que des journalistes et médias rigoureux ne devraient pas être utilisés par des entreprises comme Volkswagen à des fins de marketing et de publicité. Pour nous, il s'agit d'un abus de confiance très grave qui ne doit pas se reproduire", souligne le courrier.

Volkswagen a expliqué mercredi que "l'objectif était de générer de l'attention" pour un sujet capital pour le groupe, le virage vers la voiture électrique.

"Le grand nombre de réactions positives sur les réseaux sociaux montrent que nous avons atteint cet objectif", assure le constructeur.

Mais les critiques des journalistes et les commentaires négatifs ont également été nombreux, estimant que la plaisanterie était de mauvais goût de la part d'un groupe qui a, ces dernières années, défrayé la chronique pour le scandale des moteurs truqués du "dieselgate". Cette affaire a coûté des milliards d'euros et une partie de sa réputation à Volkswagen.

D'autres ont également déploré que le groupe participe à la diffusion de fausses informations : "Ce n'était pas une blague. C'était une tromperie. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous avons un problème de désinformation dans ce pays. Maintenant, vous en faites partie (...)", a ainsi tweeté un journaliste économique du journal USA Today Nathan Bomey.

Cette annonce avait permis mardi à Volkswagen, première capitalisation de la bourse de Francfort, de gagner 4,70% à 240,55 euros, avant un repli de 0,81% mercredi.

L'AFP a fait connaître sa désapprobation de la méthode employée, qualifiée d'"abus de confiance très grave" par le directeur de l'information Phil Chetwynd.Dans un communiqué mercredi, Volkswagen a expliqué que sa fausse annonce de la veille était "une campagne de marketing". "Nous regrettons si nous avons dépassé l'objectif de la campagne aux yeux de certains", explique le directeur de la communication du groupe, Christoph Ludewig, dans une déclaration écrite.La branche américaine du constructeur avait annoncé officiellement mardi se rebaptiser "Voltswagen" pour symboliser son virage vers l'électrique avant d'expliquer après plusieurs heures et de nombreuses reprises dans la presse internationale, dont l'AFP, que c'était une blague du 1er avril.Tout avait été fait pour donner à cette annonce un caractère officiel, avec communiqué et changement du compte Twitter. Contactés par des journalistes initialement incrédules, des porte-parole aux Etats-Unis et en Allemagne avaient confirmé le changement de nom."Nous comprenons quand un porte-parole n'est pas en mesure de confirmer ou de commenter une information. Mais nous n'avons jamais pensé qu'ils puissent faire de fausses déclarations", a déploré l'AFP dans une lettre adressée mercredi au groupe Volkswagen."Nous pensons fermement que des journalistes et médias rigoureux ne devraient pas être utilisés par des entreprises comme Volkswagen à des fins de marketing et de publicité. Pour nous, il s'agit d'un abus de confiance très grave qui ne doit pas se reproduire", souligne le courrier.Volkswagen a expliqué mercredi que "l'objectif était de générer de l'attention" pour un sujet capital pour le groupe, le virage vers la voiture électrique."Le grand nombre de réactions positives sur les réseaux sociaux montrent que nous avons atteint cet objectif", assure le constructeur.Mais les critiques des journalistes et les commentaires négatifs ont également été nombreux, estimant que la plaisanterie était de mauvais goût de la part d'un groupe qui a, ces dernières années, défrayé la chronique pour le scandale des moteurs truqués du "dieselgate". Cette affaire a coûté des milliards d'euros et une partie de sa réputation à Volkswagen.D'autres ont également déploré que le groupe participe à la diffusion de fausses informations : "Ce n'était pas une blague. C'était une tromperie. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous avons un problème de désinformation dans ce pays. Maintenant, vous en faites partie (...)", a ainsi tweeté un journaliste économique du journal USA Today Nathan Bomey.Cette annonce avait permis mardi à Volkswagen, première capitalisation de la bourse de Francfort, de gagner 4,70% à 240,55 euros, avant un repli de 0,81% mercredi.