La solitude de l'entrepreneur constitue souvent un vrai sujet pour ceux qui démarrent. Pour la pallier, de nombreuses solutions d'accompagnement ont été mises sur pied, aiguillant les entrepreneurs dans les différentes étapes de création et de croissance de leur société. Par contre, il est plus rare qu'ils puissent faire appel à une structure lorsqu'ils décident d'engager leur entreprise dans un processus d'impact, de durabilité, etc. Des entrepreneurs wallons entendent remédier à ce vide en créant "La Smala", coopérative d'entrepreneurs pour entrepreneurs. Cette spin-off du VentureLab affiche son ambitio...

La solitude de l'entrepreneur constitue souvent un vrai sujet pour ceux qui démarrent. Pour la pallier, de nombreuses solutions d'accompagnement ont été mises sur pied, aiguillant les entrepreneurs dans les différentes étapes de création et de croissance de leur société. Par contre, il est plus rare qu'ils puissent faire appel à une structure lorsqu'ils décident d'engager leur entreprise dans un processus d'impact, de durabilité, etc. Des entrepreneurs wallons entendent remédier à ce vide en créant "La Smala", coopérative d'entrepreneurs pour entrepreneurs. Cette spin-off du VentureLab affiche son ambition de devenir "la meilleure alliée de tout entrepreneur qui veut faire changer les choses, en facilitant son quotidien, en amplifiant son impact et en l'aidant à surmonter les obstacles". Concrètement? Dans sa coopérative, La Smala regroupe les entrepreneurs sous deux catégories: les entrepreneurs soutenants qui apportent leur expérience et des entrepreneurs soutenus. Tous contribuent à la coopérative avec des parts de 1.000 euros (un peu plus pour les membres fondateurs) et peuvent ensuite faire partie de la "famille" et bénéficier de ses différents "métiers". D'abord, l'animation et une série de services gratuits proposés par La Smala comme des séances coups de pouce, des contacts, de la communication, du mentorat gratuit, etc. Ensuite, de la consultance payante sur les thématiques liées à l'impact sur la planète, la société, etc. Par la suite, La Smala disposera d'un fonds d'investissement à impact, en marge de la coopérative. "Nous prévoyons, dans un premier temps, de disposer de 10 millions d'euros provenant tant du privé que du public", s'enthousiasme Sophie Joris, la directrice de La Smala, anciennement responsable du VentureLab. Cet argent pourra être investi dans les projets des entrepreneurs- coopérateurs seulement. Bien sûr, l'objectif premier des investissements de ce fonds se situera dans "l'impact" créé et pas dans le retour sur investissement, voilà pourquoi les plus-values seront limitées à 3% maximum. Enfin, les fondateurs de La Smala s'attendent à ce que de nouvelles idées naissent de la mise en contact des entrepreneurs. Voilà pourquoi un "start-up studio" pourra aussi voir le jour le moment venu. Ce foisonnement d'enthousiasme autour de La Smala cible surtout les entrepreneurs qui "tendent vers" une démarche d'impact et souhaitent y être aidés. Autrement dit, des entrepreneurs et des entreprises qui comptent apporter une dimension plus "durable" et plus éthique à leur business. Au total, la coopérative entend soutenir une centaine d'entrepreneurs. Pour ce faire, La Smala s'est déjà bien entourée. On retrouve parmi les premiers coopérateurs ou le conseil, les noms de Jacques Crahay, Olivier de Wasseige, Luc Pire (cofondateur), Pascal Erpicum (fonds Mulliez), Florence Trokay, Olivier Mallue (Newpharma), etc.