Le fonds, créé fin avril, sera alimenté par le comité exécutif et la direction élargie, qui verseront 15% des salaires annuels, et le président, Nicolas Boël, qui en donnera 50%. Les actionnaires, qui reçoivent toujours un dividende (2,25 euros pour 2019), peuvent aussi participer s'ils le souhaitent, en versant un tiers du montant au fonds. " Une autre contribution ...

Le fonds, créé fin avril, sera alimenté par le comité exécutif et la direction élargie, qui verseront 15% des salaires annuels, et le président, Nicolas Boël, qui en donnera 50%. Les actionnaires, qui reçoivent toujours un dividende (2,25 euros pour 2019), peuvent aussi participer s'ils le souhaitent, en versant un tiers du montant au fonds. " Une autre contribution sera constituée par des jours de congés ", indique Nathalie van Ypersele, general communication manager de Solvay. Les autres membres du personnel du groupe peuvent en effet contribuer à ce fonds, via des réduction de salaires ou des dons de jours de congé. Cette opération est destinée à créer une solidarité entre les salariés, en particulier dans les pays où la couverture sociale et les jours de congé sont réduits. " Aux Etats-Unis ou en Chine, il n'y a que 15 jours de congé ", relève Nathalie van Ypersele. Recevoir des jours de collègues peut être précieux pour s'occuper des enfants ou d'un membre de la famille malade du coronavirus. Au début de la crise, Solvay a indiqué à l'ensemble de son personnel qu'il assurait une couverture sociale pour tous, partout, même en cas de chômage temporaire. Ainsi qu'un salaire garanti pour les 30 premiers jours en cas de maladie, chose légale en Belgique mais pas toujours ailleurs. Toutes les usines du groupe Solvay tournent, notamment pour fabriquer des composants chimiques importants dans la lutte contre la pandémie, notamment pour les désinfectants et les tests de diagnostic. Il n'est pas exclu de recourir au chômage temporaire pour les productions dont la demande pourrait faiblir. Solvay a suspendu ses prévisions de résultats.