La nouvelle a été très mal accueillie sur les marchés, où l'on a vu la semaine dernière l'action Umicore dévisser de plus de 20%, enregistrant sa plus mauvaise prestation depuis 1991.
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La nouvelle a été très mal accueillie sur les marchés, où l'on a vu la semaine dernière l'action Umicore dévisser de plus de 20%, enregistrant sa plus mauvaise prestation depuis 1991. Les difficultés rencontrées par le groupe belge reflètent deux problèmes généraux auxquels sont confrontés de nombreuses entreprises : le recul de la croissance chinoise et les problèmes persistants du mode d'exploitation des matières premières. " En Chine, explique Umicore, la demande pour les véhicules électriques a considérablement diminué par rapport aux niveaux du deuxième semestre de 2018. Il est probable que les ventes de véhicules électriques restent sous pression suite au changement dans le mécanisme de subvention, qui a été annoncé en mars et prend effet en avril. " Mais les revenus et les marges sont aussi " impactés par une baisse sensible du prix du cobalt et par l'afflux de cobalt provenant de l'exploitation minière artisanale ", note le groupe. Umicore est en effet touché de plein fouet par la multiplication des mines " artisanales " de cobalt, qui pullulent notamment en République démocratique du Congo et dans lesquelles les ouvriers, souvent des enfants, travaillent dans des conditions épouvantables. Un récent rapport de l'ONG Ressource Matters, basée à Bruxelles, et Sciences Po Paris pointe du doigt le géant minier Glencore, qui fait affaire dans ce domaine avec un groupe sulfureux (KCC). Ce rapport appelle les grands industriels (VW, Apple, Samsung, etc.) à mieux identifier l'origine du cobalt qu'ils utilisent.