Depuis son arrivée à New York en 2011, Uber était en guerre avec les taxis jaunes, dont les chauffeurs ont multiplié les actions en justice pour freiner l'expansion de la plateforme. Principal argument: pour faire le taxi, les compagnies affiliées doivent payer des licences très chères à la Taxi and Limousine Commission (LTC). On parle de centaines de mil...

Depuis son arrivée à New York en 2011, Uber était en guerre avec les taxis jaunes, dont les chauffeurs ont multiplié les actions en justice pour freiner l'expansion de la plateforme. Principal argument: pour faire le taxi, les compagnies affiliées doivent payer des licences très chères à la Taxi and Limousine Commission (LTC). On parle de centaines de milliers de dollars. Désormais, la hache de guerre est enterrée. A la surprise générale, y compris la LTC qui n'avait rien vu venir, Uber et les taxis jaunes vont désormais faire route commune. Au moins partiellement. Dès la mi-mai, il sera possible de commander un taxi sur la plateforme californienne. Les applis dédiées des taxis (Curb, Arro et CMT) seront intégrées. Les taxis, qui pourront refuser la course, devront respecter les tarifs variables d'Uber X. Le prix de la course sera défini à l'avance. Bien évidemment, les taxis jaunes pourront continuer leur maraudage dans les rues new-yorkaises qui est leur principale source de revenus. Avec cet accord, Uber qui travaille avec 95.000 VTC à New York, va rajouter 14.000 taxis à son offre. Une façon élégante de faire face à la pénurie de chauffeurs et de pacifier les relations. Ce partenariat avec les taxis n'est pas une première pour Uber: le groupe californien procède déjà de la sorte dans plusieurs pays européens. Notamment en Espagne où des milliers de taxis (Barcelone, Madrid, Valence et Malaga) sont désormais référencés sur la plateforme. Au total, 122.000 taxis ont rejoint Uber l'an dernier. L'accord new-yorkais, le plus grand de tous, préfigure-t-il d'un véritable tournant dans la stratégie d'Uber? Oui si l'on en croit son vice-président qui, en février, parlait "d'intégrer tous les taxis à Uber d'ici à 2025".