L'effet du vrac

La vogue de la vente de produits et denrées alimentaires en vrac, dopée par les réflexes "zéro déchet" et "manger sain", a fait bouger les lignes des parcours consommateurs, que ce soit dans les épiceries bios ou dans les grandes surfaces de plus en plus nombreuses à proposer des rayons au poids. Avec de nouveaux profits mais aussi défis. "Les enseignes doivent adapter leur organisation et créer les conditions optimales de cette nouvelle expérience client, celui-ci utilisant un récipient et ne souhaitant payer que son contenu.
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La vogue de la vente de produits et denrées alimentaires en vrac, dopée par les réflexes "zéro déchet" et "manger sain", a fait bouger les lignes des parcours consommateurs, que ce soit dans les épiceries bios ou dans les grandes surfaces de plus en plus nombreuses à proposer des rayons au poids. Avec de nouveaux profits mais aussi défis. "Les enseignes doivent adapter leur organisation et créer les conditions optimales de cette nouvelle expérience client, celui-ci utilisant un récipient et ne souhaitant payer que son contenu. "Le processus doit être identifiable et simple pour rencontrer toutes ses attentes", note-t-on chez Bizerba, société française spécialisée dans la pesée de précision. Hans Van Roey, key account manager Belgium des balances japonaises Digi abonde: "Sur ce terrain du vrac, chaque chaîne de supermarchés essaye de faire gagner le plus de temps possible en utilisant le moins de main-d'oeuvre tout en garantissant au client une facilité d'utilisation maximum. Relever ce défi passe par des balances de plus en plus sophistiquées". Pour fidéliser le client au vrac, la priorité est de simplifier son parcours en automatisant an maximum la pesée des denrées. D'où le bond technologique que connaissent actuellement les balances: plus intuitives, autonomes, précises. La pesée devient virtuelle et s'effectue dès le moment où le client remplit son sachet ou récipient, avec calcul à distance des tares et du poids. La saisie s'opère par radiofréquences ou grâce à des capteurs équipant les trémies et/ou les poignées et couvercles de bacs. Les capteurs transmettent les infos de variation de poids au bloc "balance", réelle banque de datas, pour calculer le poids et éditer un ticket au gramme et centime près. Au rayon fruits et légumes, s'ajoute la dimension de reconnaissance par l'image, comme certaines balances de libre-service Mettler Toledo. La société Digi, autre experte ès balances, va bientôt proposer un nouveau modèle: sa All-In-One ( photo ci-dessus). Plus qu'une balance, elle se veut un meuble complet destiné à favoriser la vente de produits sans emballage, dans un esprit "pompe à essence" qui règle tous les problèmes éventuels de précision. Pas de gestion de tare, pas de double étiquetage, pas de recherche du code pro- duit... "Dès que le client se sert, une balance située directement sous la trémie transfère l'info sur le poids à la console d'étiquetage", décrit Hans Van Roey. C'est le principe du "poids dégressif": la balance connaît le poids du produit et du contenant. Le client se sert (avec une pelle). Et au fur et à mesure, la balance voit le poids baisser et permet au client de savoir en temps réel via l'écran la quantité prélevée. Il peut ajouter ou enlever des denrées jusqu'à atteindre précisément le poids voulu. Puis l'étiquette est éditée, reprenant poids, prix et produit.