C'est une grande première dans le paysage médiatique belge. Bientôt, des annonceurs pourront directement négocier, dans le secteur audiovisuel, avec les commerciaux d'une régie publicitaire véritablement nationale. En unissant leurs forces pour reprendre RTL Belgique, les groupes Rossel et DPG Media vont en effet proposer, dans un futur relativement proche, une offre "transcommunautaire" dans leur inventaire publicitaire, grâce aux chaînes belges de RTL et de VTM dont les destins commerciaux (et sans doute éditoriaux) seront désormais liés.

Mûrement réfléchie, l'alliance stratégique de ces deux acteurs locaux était prévisible et nous l'écrivions d'ailleurs ici, il y a plus de trois ans et demi déjà, dans un article au titre prémonitoire (Et si RTL Belgique était à vendre ?) où l'un des cinq scénarios envisagés était précisément celui de l'union sacrée entre Rossel et De Persgroep (l'ancien nom de DPG Media) pour reprendre la filiale belge de RTL Group.

Tenir tête aux GAFAN

Editeur des journaux Le Soir et Sudpresse mais aussi de plusieurs titres en France, Rossel (505 millions de chiffre d'affaires) a toujours nourri de sérieuses ambitions audiovisuelles. Le groupe dirigé par Bernard Marchant a d'ailleurs racheté en mai dernier les réseaux provinciaux des radios Maximum (Liège) et Must FM (Namur et Luxembourg) et veut aujourd'hui marcher dans les pas de DPG Media (1,7 milliard de chiffre d'affaires). Cornaqué par Christian Van Thillo, le groupe flamand est propriétaire de plusieurs journaux et magazines belges (Het Laatste Nieuws, De Morgen, Humo, etc.), de quelques quotidiens au Danemark et aux Pays-Bas, mais aussi de Medialaan, la société mère de la chaîne privée VTM et de radios comme QMusic et Joe.

Un sérieux coup de fouet au marché audiovisuel belge

En se rapprochant intelligemment pour s'offrir RTL Belgique (trois chaînes de télévision, trois radios, la plateforme RTLplay et une régie publicitaire), Bernard Marchant et Christian Van Thillo jettent ainsi les bases d'un futur "champion national" sur le marché belge qui permettra de tenir davantage tête aux géants du Net. Depuis quelques années déjà, les GAFAN (Google, Amazon, Facebook, Apple et Netflix) siphonnent en effet l'audience et les recettes publicitaires des groupes européens et les consolidations s'imposent dès lors sur les différents marchés nationaux pour mieux leur résister.

En connectant les outils de RTL Belgique aux forces de Rossel, d'une part, et aux ressources audiovisuelles de DPG Media, d'autre part, les nouveaux propriétaires de l'ex-filiale belge du groupe RTL vont donc donner un sérieux coup de fouet au marché audiovisuel belge. Cette union nord-sud va non seulement favoriser des synergies inédites en termes de logistique, de ciblage publicitaire et d'achat de contenus, mais surtout doter le pays d'un acteur incontournable qui, dans sa globalité (Rossel, DPG Media et RTL Belgique), représentera désormais 41% du marché publicitaire national pour la télévision, la presse et la radio. Une force de frappe qui valait bien, aux yeux de Bernard Marchant et Christian Van Thillo, un investissement de 250 millions d'euros.

C'est une grande première dans le paysage médiatique belge. Bientôt, des annonceurs pourront directement négocier, dans le secteur audiovisuel, avec les commerciaux d'une régie publicitaire véritablement nationale. En unissant leurs forces pour reprendre RTL Belgique, les groupes Rossel et DPG Media vont en effet proposer, dans un futur relativement proche, une offre "transcommunautaire" dans leur inventaire publicitaire, grâce aux chaînes belges de RTL et de VTM dont les destins commerciaux (et sans doute éditoriaux) seront désormais liés.Mûrement réfléchie, l'alliance stratégique de ces deux acteurs locaux était prévisible et nous l'écrivions d'ailleurs ici, il y a plus de trois ans et demi déjà, dans un article au titre prémonitoire (Et si RTL Belgique était à vendre ?) où l'un des cinq scénarios envisagés était précisément celui de l'union sacrée entre Rossel et De Persgroep (l'ancien nom de DPG Media) pour reprendre la filiale belge de RTL Group.Tenir tête aux GAFANEditeur des journaux Le Soir et Sudpresse mais aussi de plusieurs titres en France, Rossel (505 millions de chiffre d'affaires) a toujours nourri de sérieuses ambitions audiovisuelles. Le groupe dirigé par Bernard Marchant a d'ailleurs racheté en mai dernier les réseaux provinciaux des radios Maximum (Liège) et Must FM (Namur et Luxembourg) et veut aujourd'hui marcher dans les pas de DPG Media (1,7 milliard de chiffre d'affaires). Cornaqué par Christian Van Thillo, le groupe flamand est propriétaire de plusieurs journaux et magazines belges (Het Laatste Nieuws, De Morgen, Humo, etc.), de quelques quotidiens au Danemark et aux Pays-Bas, mais aussi de Medialaan, la société mère de la chaîne privée VTM et de radios comme QMusic et Joe.En se rapprochant intelligemment pour s'offrir RTL Belgique (trois chaînes de télévision, trois radios, la plateforme RTLplay et une régie publicitaire), Bernard Marchant et Christian Van Thillo jettent ainsi les bases d'un futur "champion national" sur le marché belge qui permettra de tenir davantage tête aux géants du Net. Depuis quelques années déjà, les GAFAN (Google, Amazon, Facebook, Apple et Netflix) siphonnent en effet l'audience et les recettes publicitaires des groupes européens et les consolidations s'imposent dès lors sur les différents marchés nationaux pour mieux leur résister.En connectant les outils de RTL Belgique aux forces de Rossel, d'une part, et aux ressources audiovisuelles de DPG Media, d'autre part, les nouveaux propriétaires de l'ex-filiale belge du groupe RTL vont donc donner un sérieux coup de fouet au marché audiovisuel belge. Cette union nord-sud va non seulement favoriser des synergies inédites en termes de logistique, de ciblage publicitaire et d'achat de contenus, mais surtout doter le pays d'un acteur incontournable qui, dans sa globalité (Rossel, DPG Media et RTL Belgique), représentera désormais 41% du marché publicitaire national pour la télévision, la presse et la radio. Une force de frappe qui valait bien, aux yeux de Bernard Marchant et Christian Van Thillo, un investissement de 250 millions d'euros.