La pénurie des semi-conducteurs est sur toutes les lèvres. Outre la Commission européenne, elle chipote moult grands patrons du secteur automobile. Audi Forest est fréquemment à l'arrêt faute de pièces. Du côté de Renault, on estime que cette crise va engendrer une baisse de production proche de 500.000 véhicules. La crise est telle qu'Intel a caressé, un moment, le projet de racheter GlobalFoundries, le producteur de puces américain aux mains d'un fonds émirati, pour 30 milliards de dollars. L'opération ne s'est pas conclue mais dans un secteur dominé par le groupe taiwanais TSMC, GlobalFoundries n'est pas restée inactive.Elle vient de passer par la case IPO pour lever de l'argent frais. Elle a aussi conclu, la semaine dernière, un accord avec Ford. Le constructeur, bien résolu à limiter sa propre pénurie de semi-conducteurs, a décidé de se passer d'intermédiaires et de traiter directement avec le fondeur californien afin de limiter sa dépendance aux fournisseurs asiatiques. L'accord prévoit une augmentation immédiate de la fourniture de puces à Ford, la mise en place d'une unité de recherche & développement dans le domaine mais aussi une stratégie d'augmentation de la production à moyen terme.

La même semaine, General Motors a dégainé dans le même sens. Le groupe a présenté un plan qui vise à réduire de 95% les puces commandées en externe. Pour ce faire, le constructeur a conclu un accord avec sept producteurs (Qualcomm, TSMC, STMicroelectronics, etc.) pour développer trois nouveaux microprocesseurs qui seront exclusivement produits sur le sol américain. Pour la petite histoire, Ford et GM ont perdu un tiers de leurs ventes au troisième trimestre en raison de la pénurie de puces.

La pénurie des semi-conducteurs est sur toutes les lèvres. Outre la Commission européenne, elle chipote moult grands patrons du secteur automobile. Audi Forest est fréquemment à l'arrêt faute de pièces. Du côté de Renault, on estime que cette crise va engendrer une baisse de production proche de 500.000 véhicules. La crise est telle qu'Intel a caressé, un moment, le projet de racheter GlobalFoundries, le producteur de puces américain aux mains d'un fonds émirati, pour 30 milliards de dollars. L'opération ne s'est pas conclue mais dans un secteur dominé par le groupe taiwanais TSMC, GlobalFoundries n'est pas restée inactive.Elle vient de passer par la case IPO pour lever de l'argent frais. Elle a aussi conclu, la semaine dernière, un accord avec Ford. Le constructeur, bien résolu à limiter sa propre pénurie de semi-conducteurs, a décidé de se passer d'intermédiaires et de traiter directement avec le fondeur californien afin de limiter sa dépendance aux fournisseurs asiatiques. L'accord prévoit une augmentation immédiate de la fourniture de puces à Ford, la mise en place d'une unité de recherche & développement dans le domaine mais aussi une stratégie d'augmentation de la production à moyen terme. La même semaine, General Motors a dégainé dans le même sens. Le groupe a présenté un plan qui vise à réduire de 95% les puces commandées en externe. Pour ce faire, le constructeur a conclu un accord avec sept producteurs (Qualcomm, TSMC, STMicroelectronics, etc.) pour développer trois nouveaux microprocesseurs qui seront exclusivement produits sur le sol américain. Pour la petite histoire, Ford et GM ont perdu un tiers de leurs ventes au troisième trimestre en raison de la pénurie de puces.