La chasse aux cadeaux de Saint-Nicolas et de Noël est lancée, et d'une manière très atypique cette année, vu que la plupart des commerces non essentiels du Royaume sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Dans ce contexte inédit, le centre de crise a enjoint les Belges a commandé de leur canapé et à ne pas franchir la frontière pour aller faire les emplettes aux Pays-Bas où les magasins sont restés ouverts.
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La chasse aux cadeaux de Saint-Nicolas et de Noël est lancée, et d'une manière très atypique cette année, vu que la plupart des commerces non essentiels du Royaume sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Dans ce contexte inédit, le centre de crise a enjoint les Belges a commandé de leur canapé et à ne pas franchir la frontière pour aller faire les emplettes aux Pays-Bas où les magasins sont restés ouverts. A cela viennent s'ajouter les sirènes hurlantes du Black Friday, journée consumériste par excellence programmée le vendredi 27 novembre. Selon une étude réalisée par le spécialiste du shopping Klarna en collaboration avec iVOX, lors du Black Friday 2020, les Belges seront plus nombreux que jamais à effectuer des achats. Quelque 59 % des Belges qui achètent parfois en ligne déclarent planifier un achat à l'occasion du Black Friday ou du Cyber Monday et 35 % indiquent qu'ils achèteront plus d'articles cette année en raison de la crise du coronavirus, révèle l'étude.En France, des élus de gauche et écologistes français comme la maire de Paris Anne Hidalgo, des personnalités du monde de la culture et des associations se sont associées à une pétition lancée mardi, pour s'engager à ne pas recourir à la plateforme Amazon pendant la période de Noël. Les pétitionnaires qui communiquent sur les réseaux sociaux sous le hasghtag #NoëlSansAmazon. dressent un sombre tableau des conséquences sociales, fiscales et environnementales du développement du géant de l'e-commerce américain. Ils plaident pour privilégier le recours aux commerces de proximité ou à l'économie circulaire pour les cadeaux de Noël. Un mouvement de boycott des multinationales qui fait des émules sur les réseaux sociaux belges. Le centre de crise coronavirus conseille d'ailleurs lui aussi aux Belges d'effectuer leurs achats en ligne, en privilégiant au maximum les commerces locaux fortement touchés par la crise sanitaire. De plus en plus d'initiatives de soutien aux commerces belges - bénévoles ou émanant d'autorités communales - ont vu les jour ces derniers temps. La Ville de Bruxelles a ainsi lancé un chèque consommation pour soutenir le commerce local. Les consommateurs pourront acheter via un site internet des chèques-commerces par tranche de 25 euros. Pour chaque bon acheté, le client obtiendra une majoration de 20% prise en charge par la Ville de Bruxelles et reversée au commerçant.Parmi d'autres exemples, à Ciney, les autorités communales ont débloqué une enveloppe de 25.000 euros pour le lancement d'une nouvelle action de soutien en faveur de ses commerces locaux.La plate-forme Les e-shops belges référence gratuitement des commerçants belges qui proposent leurs produits et leurs créations en ligne et qui, grâce à bpost, peuvent encore livrer. "Les e-shops belges" est une initiative lancée par une entrepreneure belge, Nathalie Ceter, marchande de chaussures pour enfants. Le site abrite 1.400 références de boutiques. À Bruxelles, MaZone est un réseau de commerçants solidaires qui mutualisent leurs ressources pendant le confinement et après. Actuellement, 17 commerçants sur Ixelles et 3 sur Saint-Gilles ont rejoint le projet. La plate-forme Born in Belgium, lancée le 15 novembre ambitionne de devenir la vitrine web des principales marques de mode belges. Elle compte à son lancement 20 marques partenaires permettant d'offrir au consommateur un assortiment complet de vêtements, accessoires et bijoux pour hommes et femmes conçus par des marques 100% belges. La province du Brabant wallon a mis à disposition dès le premier confinement une plateforme d'e-commerce de proximité: shoppingenbw.be.A Liège, la boutique Wattitude qui propose exclusivement des références "made in Wallonia" a mis en place un service de livraisons et de "click & collect" pour la Saint-Nicolas et la Noël. La boutique propose, entre autres, des paniers gourmands avec des produits 100% wallons. La nouvelle plate-forme Loccio rassemble des artisans du terroir qui font la promotion d'un mode de vie sain. Le collectif propose des coffrets découvertes composés de produits de 6 artisans liégeois (jus de pomme, chocolat, bière, pâtes, tartinades,...) Le projet Namur Boutik a été lancé lors du premier confinement en partenariat avec la ville de Namur. Fort de son premier succès, cette vitrine "des boutiques de qualité namuroises" remet le couvert pour les achats de fin d'année et au-delà. Namur Boutik se présente comme un e-shop mutualisé des commerçants de la ville wallonne. La présidente de l'ASBL, Marie Denayer, nous annonce la mise en avant de 50 références d'ici la fin de l'année. Le site sera à nouveau actif dans quelques jours, informe Marie Denayer. Plus d'infos sur la page Facebook. TricoFairMarket est un marché de Noël durable en ligne. Il prône les valeurs du commerce équitable et défend l'artisanat local : céramique, broderie, créations textiles, cosmétiques naturels, objets de déco, etc. Autre initiative, sur Facebook cette fois: Little Belgian Market. Le groupe propose aux créateurs et créatrices belges de présenter leurs créations en mode, déco, dessin, sculpture,... On y trouve aussi une sélection de vins et d'autres produits gastronomiques. Le site Bières Gourmetpropose une sélection de bières de par le monde avec une belle sélection de bières belges. La plate-forme commerciale En 2 clics, à 2 pas lancée cette semaine par AddRetail et Proxistore recense, ville par ville, les commerces ouverts ou proposant une offre en ligne.