Cela n'arrive pas tous les jours qu'un géant mondial choisisse la Belgique pour se déployer. Même si, ces dernières semaines, notre pays a eu la chance de saluer deux ancrages importants dans le domaine numérique. Après le demi-milliard de Google à Farciennes, Microsoft a annoncé un plan de plus d'un milliard d'euros sur 10 ans pour la construction de trois data centers. "Voilà des i...

Cela n'arrive pas tous les jours qu'un géant mondial choisisse la Belgique pour se déployer. Même si, ces dernières semaines, notre pays a eu la chance de saluer deux ancrages importants dans le domaine numérique. Après le demi-milliard de Google à Farciennes, Microsoft a annoncé un plan de plus d'un milliard d'euros sur 10 ans pour la construction de trois data centers. "Voilà des investissements qui consolident notre compétitivité numérique et créent de nouvelles opportunités économiques dans tout le pays", a salué le Premier ministre Alexander De Croo. Concrètement, la société va installer chez nous une infrastructure 'cloud' de haut niveau. "Pour développer son économie, la Belgique a besoin d'une infrastructure de pointe couplée aux normes les plus élevées en matière de sécurité et de confidentialité, permettant aux entreprises d'innover plus rapidement et d'être plus compétitives, a souligné Didier Ongena, directeur général de Microsoft BeLux. En investissant dans une région de centres de données en Belgique, Microsoft crée les meilleures conditions pour la digitalisation de l'économie belge." Les implantations des trois sites n'ont pas encore été révélées. Outre la sécurité, cette technologie permettra aussi à des entreprises de gagner en rapidité, un enjeu majeur pour la transition digitale. La Belgique rejoint de la sorte la plus grande infrastructure cloud au monde, avec un maillage de 60 data centers. Elle marche sur les pas de l'Irlande et des Pays-Bas, les deux pays européens concernés jusqu'ici. L'investissement pourrait générer jusqu'à 31,5 milliards de revenus. Il reste, toutefois, une inconnue au sujet de l'impact énergétique de ces sites, à l'heure où le débat sur le mix du futur est tendu.