Nethys fait immédiatement penser à la kyrielle d'affaires pas très reluisantes que la justice va examiner (ou continuer d'examiner) dans les prochains mois.
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Nethys fait immédiatement penser à la kyrielle d'affaires pas très reluisantes que la justice va examiner (ou continuer d'examiner) dans les prochains mois. La semaine dernière, Laurent Levaux, président du conseil d'administration, et Renaud Witmeur, le CEO, ont voulu insister sur un certain retour à la normale: "Il est temps de parler de Nethys comme d'une société normale, de ses activités financières et économiques, de ce qui a été fait en 2020 et de ses projets pour 2021". Dont acte. Les deux dirigeants ont mis l'accent sur les trois filiales à 100% de Nethys qui sont bénéficiaires: Voo, Elicio et Win. Trois sociétés dont le management voulait se défaire (parfois à prix bradé) et qui ont rapporté 47,1 millions d'euros en 2020. Elicio, la société spécialisée dans l'éolien, a vu son bénéfice s'envoler de 135% à 32 millions d'euros. Selon Laurent Levaux, avec les parts d'Elicio et de la Socofe, la Wallonie détient désormais un quart du portefeuille offshore belge. Quant à l'avenir d'Elicio, il n'est pas encore tranché mais son côté stratégique et bénéficiaire n'échappe à personne. Une alliance formelle avec d'autres acteurs wallons présents dans le renouvelable comme la Socofe et la SRIW pourrait faire sens. Win, société IT spécialisée dans l'intégration des réseaux, a vu son bénéfice se contracter un peu (2,6 millions d'euros). Quant à Voo, elle a dégagé 12,5 millions d'euros de bénéfices en 2020 après des années dans le rouge. Enodia compte en vendre 51 ou 74,9% dès que le rapprochement avec Brutélé sera devenu réalité. Pour les 51%, Nethys espère recevoir au moins 700 millions d'euros.