Quatre mois après un premier reportage, PostNL n'a toujours pas éliminé le travail des enfants chez ses sous-traitants, indiquent les deux médias. Ceux-ci ont notamment filmé un garçon de 13 ans qui, disent-ils, travaille deux ou trois jours par semaine pour l'entreprise pour 5 euros de l'heure. "Il y a quelques semaines, deux dépôts ont à nouveau été scellés et neuf personnes arrêtées", précise le président de l'UBT, Frank Moreels. "Bien que la direction de PostNL déclare que les pratiques répréhensibles mises au grand jour ne relèvent pas de la méthode de travail de l'entreprise, les dysfonctionnements perdurent en son sein."

Ce que l'entreprise nie: "Il s'agit d'allégations graves que nous n'avons pas identifiées nous-mêmes au cours de nos contrôles quotidiens et de nos enquêtes approfondies (...) Nous travaillons selon les règles et défendons des bonnes conditions de travail pour tous ceux qui travaillent avec ou pour nous."

En réaction, la ministre de la Poste Petra De Sutter (Groen) a révélé son souhait de mettre en place un groupe de travail pour empêcher l'emploi de mineurs dans ce secteur. "Si ces images montrent vraiment ce que j'ai vu, alors nous devons nous attaquer à ce problème avec plusieurs ministres", indique-t-elle.

La ministre suggère également de donner aux clients un meilleur aperçu des différentes options de livraison pour leurs achats en ligne. Il est également possible de réduire la charge de travail en orientant les clients vers les points de retrait. "Le transport n'est pas quelque chose de gratuit, il y a toujours quelqu'un qui doit en payer le prix. En l'occurrence, ce sont les sous-traitants et leurs travailleurs", abonde M. Moreels. "Ces situations abusives persisteront aussi longtemps que les donneurs d'ordres ne viseront que le transport au prix le plus bas sans se poser la question de savoir comment certaines entreprises de petits colis peuvent se permettre ces pratiques de dumping."

Mme De Sutter ajoute qu'elle a préparé un projet de loi pour défendre les livreurs, qui sont selon elle "traqués toute la journée" et travaillent "dans des conditions de stress intense". En obligeant les grandes entreprises de livraison à travailler avec des contrats plus permanents, ces abus cesseront, estime-t-elle.

Quatre mois après un premier reportage, PostNL n'a toujours pas éliminé le travail des enfants chez ses sous-traitants, indiquent les deux médias. Ceux-ci ont notamment filmé un garçon de 13 ans qui, disent-ils, travaille deux ou trois jours par semaine pour l'entreprise pour 5 euros de l'heure. "Il y a quelques semaines, deux dépôts ont à nouveau été scellés et neuf personnes arrêtées", précise le président de l'UBT, Frank Moreels. "Bien que la direction de PostNL déclare que les pratiques répréhensibles mises au grand jour ne relèvent pas de la méthode de travail de l'entreprise, les dysfonctionnements perdurent en son sein." Ce que l'entreprise nie: "Il s'agit d'allégations graves que nous n'avons pas identifiées nous-mêmes au cours de nos contrôles quotidiens et de nos enquêtes approfondies (...) Nous travaillons selon les règles et défendons des bonnes conditions de travail pour tous ceux qui travaillent avec ou pour nous." En réaction, la ministre de la Poste Petra De Sutter (Groen) a révélé son souhait de mettre en place un groupe de travail pour empêcher l'emploi de mineurs dans ce secteur. "Si ces images montrent vraiment ce que j'ai vu, alors nous devons nous attaquer à ce problème avec plusieurs ministres", indique-t-elle. La ministre suggère également de donner aux clients un meilleur aperçu des différentes options de livraison pour leurs achats en ligne. Il est également possible de réduire la charge de travail en orientant les clients vers les points de retrait. "Le transport n'est pas quelque chose de gratuit, il y a toujours quelqu'un qui doit en payer le prix. En l'occurrence, ce sont les sous-traitants et leurs travailleurs", abonde M. Moreels. "Ces situations abusives persisteront aussi longtemps que les donneurs d'ordres ne viseront que le transport au prix le plus bas sans se poser la question de savoir comment certaines entreprises de petits colis peuvent se permettre ces pratiques de dumping." Mme De Sutter ajoute qu'elle a préparé un projet de loi pour défendre les livreurs, qui sont selon elle "traqués toute la journée" et travaillent "dans des conditions de stress intense". En obligeant les grandes entreprises de livraison à travailler avec des contrats plus permanents, ces abus cesseront, estime-t-elle.