Le prix de l'électricité à fournir pendant l'année - une référence sur le marché de gros - a atteint cette semaine un tarif de 72,63 euros par MWh. Cela faisait depuis 2008 qu'elle n'avait plus été aussi chère. Ces tarifs énergétiques élevés finiront pas se répercuter sur la facture du consommateur. Celles et ceux qui ont opté pour un contrat variable risquent de devoir mettre la main au portefeuille.

Chaque mois, les fournisseurs d'énergie publient leurs nouvelles grilles tarifaires. Certains proposent des tarifs fixes qui resteront inchangés durant toute la durée du contrat. D'autres annoncent des tarifs variables qui seront régulièrement indexés en fonction de l'évolution du marché de l'énergie. Tous les types de contrats, tant pour le gaz que pour l'électricité, connaissent de fortes hausses de prix, mais ils explosent littéralement pour les tarifs variables en gaz, explique Test Achats.

Que faire de vos contrats d'énergie?

En général, Test Achats conseille de faire le point sur un contrat d'énergie chaque année. Un contrat à prix fixe conclu à un prix intéressant l'année dernière pourra être conservé, surtout s'il court encore sur de nombreux mois, explique l'association. C'est le fournisseur qui absorbe alors la hausse des prix à la place du consommateur. En cas de contrat à prix variable, les hausses se répercuteront sur la facture annuelle.

Il y a un an, la crise sanitaire faisait dégringoler les prix jusqu'à atteindre des tarifs d'électricité et de gaz historiquement bas. Dans ce contexte très favorable, de nombreux ménages belges - près de 100.000 - en ont profité pour changer de fournisseur afin de bénéficier de ces tarifs imbattables, assortis de promotions alléchantes. L'année dernière, la société de protection des consommateurs conseillait de s'en tenir aux contrats d'énergie fixe. Ce conseil n'est plus à l'ordre du jour en ce début juillet.

Un an plus tard, les experts du site Comparateur-Energie.be, le premier comparateur accrédité par le régulateur fédéral, la CREG, tirent aussi la sonnette d'alarme. De nombreuses familles vont voir exploser leur facture d'énergie si elles n'agissent pas. Leur contrat étant désormais arrivés à échéance, ces consommateurs peuvent en effet s'attendre à voir leurs tarifs initiaux être renouvelés selon les prix du marché actuels, qui sont beaucoup plus élevés qu'il y a un an.

Depuis la chute d'avril 2020, les prix de l'énergie sur les marchés de gros sont en effet repartis à la hausse et ont même dépassé les prix observés pré-covid. Cette augmentation est forcément répercutée sur les prix proposés aujourd'hui par les fournisseurs. Les promotions de bienvenue proposées aux clients sont habituellement valables un an. Elles ne sont plus d'application pour de nombreux clients concernés. Ce qui va également contribuer à alourdir la facture finale des consommateurs.

Comparez, le maître mot !

Une comparaison entre toutes les offres d'électricité et de gaz des fournisseurs actifs en Belgique est possible grâce au comparateur certifié par la CREG, une initiative de Wikipower.

Le potentiel d'économie reste important dans chaque région, pour chaque énergie et pour chaque type de contrat (fixe ou variable). L'économie moyenne pour les deux énergies ensemble peut atteindre 200 euros par an. L'économie maximale peut quant à elle avoisiner pas moins de 500 euros par an.

Le prix du C02 est très haut., Getty
Le prix du C02 est très haut. © Getty

Comment expliquer cette hausse des prix ?

Ces prix élevés sont dus, selon Matthias Detremmerie, négociant en énergie pour le fournisseur Elindus, à la forte augmentation des tarifs des matières premières (gaz naturel, charbon) et en particulier des prix particulièrement hauts du CO2.

Les producteurs d'électricité doivent en effet payer pour compenser leurs émissions de CO2, polluantes. Or, le droit d'émettre du dioxyde de carbone se négocie à des tarifs de plus en plus élevés et fait l'objet de spéculations, anticipant un renforcement des règles européennes en la matière.

Sur le marché du très court terme, cette hausse des prix est déjà visible. Ainsi, l'électricité s'est négociée ce samedi à plus de 81 euros du MWh alors qu'il s'agissait d'un week-end de vacances et que la production photovoltaïque est florissante. "Beaucoup trop exubérant pour un samedi", commente M. Detremmerie à BELGA.

Jouent ici un rôle le prix du CO2 et l'influence des tarifs élevés à l'étranger. Ainsi, les prix de l'électricité sont au plus haut ailleurs en Europe. Aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, ils sont même plus élevés qu'en Belgique car le mix énergétique dans ces pays doit être compensé par davantage de droits d'émission de CO2.

Outre l'électricité, le gaz aussi voit ses prix augmenter: près de 36 euros du MWh pour le tarif à livrer à l'année. Un prix presque inégalé ces dix dernières années. Le gaz naturel est très demandé par les producteurs d'électricité car le charbon est encore plus cher. Les prix élevés de transport du gaz naturel liquéfié (GNL) jouent aussi un rôle.

(Avec BELGA)

Le prix de l'électricité à fournir pendant l'année - une référence sur le marché de gros - a atteint cette semaine un tarif de 72,63 euros par MWh. Cela faisait depuis 2008 qu'elle n'avait plus été aussi chère. Ces tarifs énergétiques élevés finiront pas se répercuter sur la facture du consommateur. Celles et ceux qui ont opté pour un contrat variable risquent de devoir mettre la main au portefeuille.Chaque mois, les fournisseurs d'énergie publient leurs nouvelles grilles tarifaires. Certains proposent des tarifs fixes qui resteront inchangés durant toute la durée du contrat. D'autres annoncent des tarifs variables qui seront régulièrement indexés en fonction de l'évolution du marché de l'énergie. Tous les types de contrats, tant pour le gaz que pour l'électricité, connaissent de fortes hausses de prix, mais ils explosent littéralement pour les tarifs variables en gaz, explique Test Achats. En général, Test Achats conseille de faire le point sur un contrat d'énergie chaque année. Un contrat à prix fixe conclu à un prix intéressant l'année dernière pourra être conservé, surtout s'il court encore sur de nombreux mois, explique l'association. C'est le fournisseur qui absorbe alors la hausse des prix à la place du consommateur. En cas de contrat à prix variable, les hausses se répercuteront sur la facture annuelle.Il y a un an, la crise sanitaire faisait dégringoler les prix jusqu'à atteindre des tarifs d'électricité et de gaz historiquement bas. Dans ce contexte très favorable, de nombreux ménages belges - près de 100.000 - en ont profité pour changer de fournisseur afin de bénéficier de ces tarifs imbattables, assortis de promotions alléchantes. L'année dernière, la société de protection des consommateurs conseillait de s'en tenir aux contrats d'énergie fixe. Ce conseil n'est plus à l'ordre du jour en ce début juillet. Un an plus tard, les experts du site Comparateur-Energie.be, le premier comparateur accrédité par le régulateur fédéral, la CREG, tirent aussi la sonnette d'alarme. De nombreuses familles vont voir exploser leur facture d'énergie si elles n'agissent pas. Leur contrat étant désormais arrivés à échéance, ces consommateurs peuvent en effet s'attendre à voir leurs tarifs initiaux être renouvelés selon les prix du marché actuels, qui sont beaucoup plus élevés qu'il y a un an.Depuis la chute d'avril 2020, les prix de l'énergie sur les marchés de gros sont en effet repartis à la hausse et ont même dépassé les prix observés pré-covid. Cette augmentation est forcément répercutée sur les prix proposés aujourd'hui par les fournisseurs. Les promotions de bienvenue proposées aux clients sont habituellement valables un an. Elles ne sont plus d'application pour de nombreux clients concernés. Ce qui va également contribuer à alourdir la facture finale des consommateurs.Une comparaison entre toutes les offres d'électricité et de gaz des fournisseurs actifs en Belgique est possible grâce au comparateur certifié par la CREG, une initiative de Wikipower. Le potentiel d'économie reste important dans chaque région, pour chaque énergie et pour chaque type de contrat (fixe ou variable). L'économie moyenne pour les deux énergies ensemble peut atteindre 200 euros par an. L'économie maximale peut quant à elle avoisiner pas moins de 500 euros par an. Ces prix élevés sont dus, selon Matthias Detremmerie, négociant en énergie pour le fournisseur Elindus, à la forte augmentation des tarifs des matières premières (gaz naturel, charbon) et en particulier des prix particulièrement hauts du CO2. Les producteurs d'électricité doivent en effet payer pour compenser leurs émissions de CO2, polluantes. Or, le droit d'émettre du dioxyde de carbone se négocie à des tarifs de plus en plus élevés et fait l'objet de spéculations, anticipant un renforcement des règles européennes en la matière. Sur le marché du très court terme, cette hausse des prix est déjà visible. Ainsi, l'électricité s'est négociée ce samedi à plus de 81 euros du MWh alors qu'il s'agissait d'un week-end de vacances et que la production photovoltaïque est florissante. "Beaucoup trop exubérant pour un samedi", commente M. Detremmerie à BELGA.Jouent ici un rôle le prix du CO2 et l'influence des tarifs élevés à l'étranger. Ainsi, les prix de l'électricité sont au plus haut ailleurs en Europe. Aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, ils sont même plus élevés qu'en Belgique car le mix énergétique dans ces pays doit être compensé par davantage de droits d'émission de CO2. Outre l'électricité, le gaz aussi voit ses prix augmenter: près de 36 euros du MWh pour le tarif à livrer à l'année. Un prix presque inégalé ces dix dernières années. Le gaz naturel est très demandé par les producteurs d'électricité car le charbon est encore plus cher. Les prix élevés de transport du gaz naturel liquéfié (GNL) jouent aussi un rôle.(Avec BELGA)