Encore sonné par la pandémie qui lui a fait perdre des milliards, montré du doigt pour sa contribution au réchauffement climatique, un secteur aérien sous très forte pression va se retrouver en conclave à partir de dimanche.

La 77e assemblée générale annuelle de l'Association internationale du transport aérien (Iata), pendant trois jours à Boston (Etats-Unis), marquera un retour aux rencontres en personne, après une édition 2020 principalement par vidéoconférence en raison du Covid-19.

Des centaines de délégués, dirigeants de compagnies aériennes et journalistes sont attendus à cette occasion dans la capitale du Massachusetts, même si l'Iata a prévu un volet virtuel. En effet, en attendant la réouverture conditionnelle des frontières américaines aux étrangers promise début novembre, rejoindre Boston depuis l'Europe ou l'Asie s'apparente encore à un parcours du combattant, entre autorisations délivrées au compte-goutte et obligation de tests, voire de quarantaine.

Au-delà des vagues de contamination, l'Iata déplore depuis des mois le patchwork mondial de règles décourageant les voyageurs, malgré la progression des vaccinations et l'instauration de certificats sanitaires comme au sein de l'Union européenne.

Un trafic intercontinental toujours en chute libre

Le résultat? Un trafic intercontinental encore très faible, en chute de près de 74% en juillet dernier par rapport au niveau du même mois de 2019. De nombreuses compagnies restent déficitaires, même si la situation est moins cataclysmique pour elles qu'au début de la pandémie. L'année dernière a été, selon l'Iata, "la pire" de toute l'histoire du secteur, avec une chute de la fréquentation de 60% à 1,8 milliard de passagers (contre 4,5 milliards en 2019), que la forte demande en fret n'a pas permis de compenser.

Les compagnies, lestées par d'importants coûts fixes, ont subi une perte nette cumulée de 126 milliards de dollars, et une chute de leur chiffre d'affaires de près de 70%, selon l'Iata, qui fédère 290 sociétés totalisant 82% du trafic mondial. L'organisation ne prévoit pas un retour au trafic mondial de 2019 avant 2024. Autre défi: la contribution croissante du voyage aérien aux émissions mondiales de CO2, actuellement de quelque 3%. Les membres de l'Iata se sont engagés à réduire de 50% leurs émissions de CO2 d'ici à 2050 par rapport à 2005. Mais cet objectif date déjà de 12 ans.

Encore sonné par la pandémie qui lui a fait perdre des milliards, montré du doigt pour sa contribution au réchauffement climatique, un secteur aérien sous très forte pression va se retrouver en conclave à partir de dimanche. La 77e assemblée générale annuelle de l'Association internationale du transport aérien (Iata), pendant trois jours à Boston (Etats-Unis), marquera un retour aux rencontres en personne, après une édition 2020 principalement par vidéoconférence en raison du Covid-19. Des centaines de délégués, dirigeants de compagnies aériennes et journalistes sont attendus à cette occasion dans la capitale du Massachusetts, même si l'Iata a prévu un volet virtuel. En effet, en attendant la réouverture conditionnelle des frontières américaines aux étrangers promise début novembre, rejoindre Boston depuis l'Europe ou l'Asie s'apparente encore à un parcours du combattant, entre autorisations délivrées au compte-goutte et obligation de tests, voire de quarantaine. Au-delà des vagues de contamination, l'Iata déplore depuis des mois le patchwork mondial de règles décourageant les voyageurs, malgré la progression des vaccinations et l'instauration de certificats sanitaires comme au sein de l'Union européenne.Le résultat? Un trafic intercontinental encore très faible, en chute de près de 74% en juillet dernier par rapport au niveau du même mois de 2019. De nombreuses compagnies restent déficitaires, même si la situation est moins cataclysmique pour elles qu'au début de la pandémie. L'année dernière a été, selon l'Iata, "la pire" de toute l'histoire du secteur, avec une chute de la fréquentation de 60% à 1,8 milliard de passagers (contre 4,5 milliards en 2019), que la forte demande en fret n'a pas permis de compenser. Les compagnies, lestées par d'importants coûts fixes, ont subi une perte nette cumulée de 126 milliards de dollars, et une chute de leur chiffre d'affaires de près de 70%, selon l'Iata, qui fédère 290 sociétés totalisant 82% du trafic mondial. L'organisation ne prévoit pas un retour au trafic mondial de 2019 avant 2024. Autre défi: la contribution croissante du voyage aérien aux émissions mondiales de CO2, actuellement de quelque 3%. Les membres de l'Iata se sont engagés à réduire de 50% leurs émissions de CO2 d'ici à 2050 par rapport à 2005. Mais cet objectif date déjà de 12 ans.