L'incertitude n'a pas seulement des répercussions économiques, elles peuvent à long terme mettre en danger l'emploi et le développement de l'aéroport, avertit Air Cargo Belgium dans un communiqué.

Selon l'organisation, "37 vols cargo ont été annulés au cours de la dernière nuit, représentant quelque 1.200 tonnes de marchandises". En mars, les "au moins 12 interruptions" du trafic aérien survenues depuis février ont déjà entraîné une baisse des volumes de fret de 12%, souligne-t-on encore.

Du côté de l'aéroport de Liège, le premier aéroport cargo du pays, le discours n'est guère différent. Mardi, après une énième interruption nocturne du trafic aérien, en raison d'un manque de personnel chez Skeyes, le responsable de la communication de Liege Airport évoquait une situation "ingérable" qui s'apparente à une "catastrophe économique". "La situation est juste devenue ingérable. Cela coûte des millions d'euros sur le court terme sans parler des dégâts au niveau de l'image de marque de Liege Airport et du paysage aérien belge. C'est une catastrophe économique", résumait Christian Delcourt. "On ne peut pas continuer à payer pour un service qui n'est pas bien rendu", estimait-il, alors que l'aéroport wallon plaide, à moyen terme, pour une régionalisation du contrôle aérien et pour la privatisation de ce service.