L'avantage d'une chronique économique, c'est que je peux partager avec mes auditeurs des informations qu'on ne trouve pas nécessairement partout. Hier, j'ai ainsi eu la chance d'être invité par l'école de commerce HEC Liège pour présenter Julia de Funès, la petite fille du grand comique français, mais qui est d'abord et avant tout une philosophe et un auteur à succès. Sa spécialité, c'est de faire entrer la philosophie au sein de l'entreprise.

Et c'est vrai que c'est bien utile en ces temps où nous sommes tous à la recherche de sens pour notre boulot. Ce qui m'a frappé hier soir, c'est son raisonnement par rapport au télétravail. Je ne connais pas un cadre ou un dirigeant d'entreprise qui ne me dit qu'il ou elle est inquiète par rapport aux effets négatifs du télétravail. Notamment le délitement de sens, la perte de la notion de "collectif", sans oublier la perte de la créativité liée aux réunions collectives. Bref, comme le fait remarquer Julia de Funès, ce genre de raisonnement implique que le collectif serait toujours supérieur à l'individuel. Cette idée reste à prouver. L'histoire montre que le collectif a souvent aussi conduit à des désastres. Et comme tous ceux qui nous écoutent en ce moment le savent bien, le présentiel n'a jamais été une garantie d'un travail fructueux. Ca se saurait si c'était le cas. Il n'y a qu'à regarder toutes ces réunions qui ne servent à rien. En clair, le présentiel, s'il n'est pas précédé d'un travail individuel pour préparer la réunion, ne sert strictement à rein. Le collectif sans travail individuel préalable, c'est du pipeau.

Ensuite, le télétravail n'implique pas une absence totale du bureau. Personne ne télé-travaille 5 jours sur 5. Donc, les réunions en présentiel sont toujours possibles, elles sont juste plus compliquées à mettre en place. Le télétravail implique aussi que les relations entre collègues sont davantage désirées que par le passé. Comme dans les rapports amicaux ou amoureux, une trop grande présence de l'autre étouffe, mais une présence moins systématique rend l'autre plus désirable. Comme dirait un auteur du XVIII siècle "qui fuit l'amour, l'amour le suit, qui suit l'amour, l'amour le fuit".

On reproche également au télétravail de créer des inégalités sociales entre ceux qui peuvent le pratiquer et les autres. Le télétravail, c'est pour les cadres riches et le présentiel pour les bas salaires. Ce n'est pas aussi simple : un chirurgien esthétique ou un pilote d'avion ne peuvent pas pratiquer en virtuel, alors qu'une téléphoniste peut le faire. C'est donc plus compliqué que ce qu'on nous dit en termes d'inégalités salariales. Ensuite, le télétravail ne crée pas mais amplifie les inégalités sociales, ce qui n'est pas exactement la même chose. Autrement dit, le télétravail est plus un révélateur de nos maux, de nos difficultés que l'origine même de ces maux. Raison pour laquelle, écouter une philosophe comme Julia de Funès permet d'éviter d'échanger des idées toutes faites contre des idées reçues.

L'avantage d'une chronique économique, c'est que je peux partager avec mes auditeurs des informations qu'on ne trouve pas nécessairement partout. Hier, j'ai ainsi eu la chance d'être invité par l'école de commerce HEC Liège pour présenter Julia de Funès, la petite fille du grand comique français, mais qui est d'abord et avant tout une philosophe et un auteur à succès. Sa spécialité, c'est de faire entrer la philosophie au sein de l'entreprise. Et c'est vrai que c'est bien utile en ces temps où nous sommes tous à la recherche de sens pour notre boulot. Ce qui m'a frappé hier soir, c'est son raisonnement par rapport au télétravail. Je ne connais pas un cadre ou un dirigeant d'entreprise qui ne me dit qu'il ou elle est inquiète par rapport aux effets négatifs du télétravail. Notamment le délitement de sens, la perte de la notion de "collectif", sans oublier la perte de la créativité liée aux réunions collectives. Bref, comme le fait remarquer Julia de Funès, ce genre de raisonnement implique que le collectif serait toujours supérieur à l'individuel. Cette idée reste à prouver. L'histoire montre que le collectif a souvent aussi conduit à des désastres. Et comme tous ceux qui nous écoutent en ce moment le savent bien, le présentiel n'a jamais été une garantie d'un travail fructueux. Ca se saurait si c'était le cas. Il n'y a qu'à regarder toutes ces réunions qui ne servent à rien. En clair, le présentiel, s'il n'est pas précédé d'un travail individuel pour préparer la réunion, ne sert strictement à rein. Le collectif sans travail individuel préalable, c'est du pipeau.Ensuite, le télétravail n'implique pas une absence totale du bureau. Personne ne télé-travaille 5 jours sur 5. Donc, les réunions en présentiel sont toujours possibles, elles sont juste plus compliquées à mettre en place. Le télétravail implique aussi que les relations entre collègues sont davantage désirées que par le passé. Comme dans les rapports amicaux ou amoureux, une trop grande présence de l'autre étouffe, mais une présence moins systématique rend l'autre plus désirable. Comme dirait un auteur du XVIII siècle "qui fuit l'amour, l'amour le suit, qui suit l'amour, l'amour le fuit".On reproche également au télétravail de créer des inégalités sociales entre ceux qui peuvent le pratiquer et les autres. Le télétravail, c'est pour les cadres riches et le présentiel pour les bas salaires. Ce n'est pas aussi simple : un chirurgien esthétique ou un pilote d'avion ne peuvent pas pratiquer en virtuel, alors qu'une téléphoniste peut le faire. C'est donc plus compliqué que ce qu'on nous dit en termes d'inégalités salariales. Ensuite, le télétravail ne crée pas mais amplifie les inégalités sociales, ce qui n'est pas exactement la même chose. Autrement dit, le télétravail est plus un révélateur de nos maux, de nos difficultés que l'origine même de ces maux. Raison pour laquelle, écouter une philosophe comme Julia de Funès permet d'éviter d'échanger des idées toutes faites contre des idées reçues.