Oui, le cadre légal n'interdit plus l'activité événementielle, c'est exact ! Est-ce cette libération ... tardive, soyons clairs ... qui permet de dire "Cela y est, les événements peuvent reprendre, le secteur voit le bout du tunnel !" ? Non, pour tout qui connait un peu notre secteur, nous en sommes encore loin, et dire que le secteur reprend est ... pour le moins réducteur ou naïf comme approche.

Pour que reprise il y ait, un cadre légal clair et stable est nécessaire ! Nous en sommes encore très loin ! Le cadre légal reste toujours pour le moins "fébrile" et trop incertain. Commander un événement à l'automne nécessite de le confirmer dès maintenant ; très certainement dans l'activité événementielle B2B ! Tout prescripteur d'événement sait pertinemment que la tenue de son événement, en novembre, est mise en danger par toute décision unilatérale d'un CODECO sourd et aveugle des réalités scientifiques... Toutes les études réalisées, depuis maintenant plusieurs mois, prouvent qu'un événement, organisé de manière sécurisée et responsable, n'est pas le moins du monde un risque majeur de propagation du virus ... Pourquoi ne pas (enfin devrais-je dire) se baser sur des réalités vérifiées et confirmées : OUI, le secteur est à même de gérer le risque efficacement et NON, le secteur n'est pas un vecteur majeur de contamination !

Un simple CODECO peut, en une semaine, tout remettre en cause. Qu'il s'agisse d'un festival regroupant un public de 5000 personnes ou d'un événement B2B regroupant 500 à 1000 personnes... Est-ce bien raisonnable, dès lors, de parler d'une reprise des activités événementielles ? Est-il légitime de claironner que "le secteur reprend" ? Ne serait-il pas plus "juste" de dire que certains événements, à certaines conditions prédéfinies et sous réserve d'un certain cadre légal, peuvent reprendre pour un temps incertain ?

Pour que reprise il y ait, il faudrait d'abord et avant tout que le secteur soit reconnu à sa juste valeur : des professionnels, reconnus internationalement, qui ont compris le risque et sont à même de gérer celui-ci de manière sûre et responsable ! Il faudrait ensuite que notre secteur ne soit plus compris comme une "variable d'ajustement" d'une gestion de crise pour laquelle il n'est pas un danger ! Il faudrait enfin que le secteur soit enfin compris par nos décideurs : Non, un congrès ou un séminaire d'entreprise, un événement institutionnel regroupant 1500 personnes n'a pas les mêmes facteurs de risque qu'un festival, un spectacle ou un concert !

Dès le moment où nos gouvernants sont prêts à accepter la tenue, en août 2021, d'un festival (finalement annulé par les autorités locales) regroupant plus de 50000 personnes ... pourquoi n'est-il pas envisageable de confirmer qu'un congrès ou un séminaire d'entreprise, en octobre 2021, peut sans souci accueillir 3 à 5000 personnes ? Parce-qu'il se tiendrait à l'intérieur, me direz-vous ? Cela ne veut absolument rien dire ... L'espace disponible doit être pris en compte, tout comme la gestion de la qualité de l'air ambiant, tout comme le taux de vaccination de la population, mais aussi et surtout la méthodologie de gestion de l'événement lui-même ... pour rappel, fin août, plus de 70% de la population belge (+ de 18 ans) sera complètement vaccinée ! N'était-ce pas le fameux "cap" défini par nos gouvernants, voici quelques mois? N'est-ce plus d'actualité ou le but est garder les activités événementielles comme "variables d'ajustement" de l'épidémie, dans le futur ? Ce secteur est le seul secteur économique à avoir dû prouver sa capacité à gérer le risque ... Il est également le seul à avoir dû se soumettre à des "tests" durant lesquels la preuve a dû être scientifiquement faite qu'il n'était pas un danger majeur pour le niveau de l'épidémie ... Il est également le seul, avec le monde de la nuit, dont la reprise est liée à un taux minimal de vaccination !

Relance, me dites-vous ? Ouais ... comme on dit chez moi "relance-ke" ... Des associations professionnelles bien trop fébriles et des décideurs bien trop prudents, politiquement parlant, pour mettre en avant et accepter une réalité scientifique : les événements ne sont pas des activités à risque ... et il n'y a dès lors aucune raison de continuer à vouloir faire croire qu'une reprise est possible sans "laisser la main" au secteur de manière franche et concrète ! Non, le secteur ne saurait parler de reprise ... alors que son avenir est encore et toujours entre les mains de quelques décideurs, experts scientifiques et politiques, qui refusent de leur reconnaître une capacité certaine à gérer ce risque !

Alors, la reprise efficace et concrète du secteur, c'est pour quand, Messieurs les décideurs politiques ? Quand allez-vous, enfin, laisser ce secteur économique "faire son travail" de manière concrète et efficiente ? Si vous souhaitez sauver ce secteur, il va falloir rapidement comprendre qu'il est urgentissime de laisser les professionnels travailler et d'arrêter de les soumettre à une "coupole" ou un "comité d'experts" duquel le blanc-seing est indispensable pour pouvoir faire leur métier ; pour pouvoir enfin se créer un avenir !

Reprise il y aura quand confiance il y aura ... et confiance il y aura quand les professionnels du secteur seront également considérés comme des "experts" ! Pour qu'une reprise soit possible, un cadre clair et précis doit être mis en place dès maintenant ... pour préparer une vraie reprise des activités du secteur, dès septembre ! Il est déjà tard, Messieurs ... N'attendez pas qu'il soit trop tard pour gérer les risques politiques de vos décisions !

Christophe Samyn, Président ASBL #restartMICE

Oui, le cadre légal n'interdit plus l'activité événementielle, c'est exact ! Est-ce cette libération ... tardive, soyons clairs ... qui permet de dire "Cela y est, les événements peuvent reprendre, le secteur voit le bout du tunnel !" ? Non, pour tout qui connait un peu notre secteur, nous en sommes encore loin, et dire que le secteur reprend est ... pour le moins réducteur ou naïf comme approche. Pour que reprise il y ait, un cadre légal clair et stable est nécessaire ! Nous en sommes encore très loin ! Le cadre légal reste toujours pour le moins "fébrile" et trop incertain. Commander un événement à l'automne nécessite de le confirmer dès maintenant ; très certainement dans l'activité événementielle B2B ! Tout prescripteur d'événement sait pertinemment que la tenue de son événement, en novembre, est mise en danger par toute décision unilatérale d'un CODECO sourd et aveugle des réalités scientifiques... Toutes les études réalisées, depuis maintenant plusieurs mois, prouvent qu'un événement, organisé de manière sécurisée et responsable, n'est pas le moins du monde un risque majeur de propagation du virus ... Pourquoi ne pas (enfin devrais-je dire) se baser sur des réalités vérifiées et confirmées : OUI, le secteur est à même de gérer le risque efficacement et NON, le secteur n'est pas un vecteur majeur de contamination ! Un simple CODECO peut, en une semaine, tout remettre en cause. Qu'il s'agisse d'un festival regroupant un public de 5000 personnes ou d'un événement B2B regroupant 500 à 1000 personnes... Est-ce bien raisonnable, dès lors, de parler d'une reprise des activités événementielles ? Est-il légitime de claironner que "le secteur reprend" ? Ne serait-il pas plus "juste" de dire que certains événements, à certaines conditions prédéfinies et sous réserve d'un certain cadre légal, peuvent reprendre pour un temps incertain ? Pour que reprise il y ait, il faudrait d'abord et avant tout que le secteur soit reconnu à sa juste valeur : des professionnels, reconnus internationalement, qui ont compris le risque et sont à même de gérer celui-ci de manière sûre et responsable ! Il faudrait ensuite que notre secteur ne soit plus compris comme une "variable d'ajustement" d'une gestion de crise pour laquelle il n'est pas un danger ! Il faudrait enfin que le secteur soit enfin compris par nos décideurs : Non, un congrès ou un séminaire d'entreprise, un événement institutionnel regroupant 1500 personnes n'a pas les mêmes facteurs de risque qu'un festival, un spectacle ou un concert ! Dès le moment où nos gouvernants sont prêts à accepter la tenue, en août 2021, d'un festival (finalement annulé par les autorités locales) regroupant plus de 50000 personnes ... pourquoi n'est-il pas envisageable de confirmer qu'un congrès ou un séminaire d'entreprise, en octobre 2021, peut sans souci accueillir 3 à 5000 personnes ? Parce-qu'il se tiendrait à l'intérieur, me direz-vous ? Cela ne veut absolument rien dire ... L'espace disponible doit être pris en compte, tout comme la gestion de la qualité de l'air ambiant, tout comme le taux de vaccination de la population, mais aussi et surtout la méthodologie de gestion de l'événement lui-même ... pour rappel, fin août, plus de 70% de la population belge (+ de 18 ans) sera complètement vaccinée ! N'était-ce pas le fameux "cap" défini par nos gouvernants, voici quelques mois? N'est-ce plus d'actualité ou le but est garder les activités événementielles comme "variables d'ajustement" de l'épidémie, dans le futur ? Ce secteur est le seul secteur économique à avoir dû prouver sa capacité à gérer le risque ... Il est également le seul à avoir dû se soumettre à des "tests" durant lesquels la preuve a dû être scientifiquement faite qu'il n'était pas un danger majeur pour le niveau de l'épidémie ... Il est également le seul, avec le monde de la nuit, dont la reprise est liée à un taux minimal de vaccination ! Relance, me dites-vous ? Ouais ... comme on dit chez moi "relance-ke" ... Des associations professionnelles bien trop fébriles et des décideurs bien trop prudents, politiquement parlant, pour mettre en avant et accepter une réalité scientifique : les événements ne sont pas des activités à risque ... et il n'y a dès lors aucune raison de continuer à vouloir faire croire qu'une reprise est possible sans "laisser la main" au secteur de manière franche et concrète ! Non, le secteur ne saurait parler de reprise ... alors que son avenir est encore et toujours entre les mains de quelques décideurs, experts scientifiques et politiques, qui refusent de leur reconnaître une capacité certaine à gérer ce risque ! Alors, la reprise efficace et concrète du secteur, c'est pour quand, Messieurs les décideurs politiques ? Quand allez-vous, enfin, laisser ce secteur économique "faire son travail" de manière concrète et efficiente ? Si vous souhaitez sauver ce secteur, il va falloir rapidement comprendre qu'il est urgentissime de laisser les professionnels travailler et d'arrêter de les soumettre à une "coupole" ou un "comité d'experts" duquel le blanc-seing est indispensable pour pouvoir faire leur métier ; pour pouvoir enfin se créer un avenir ! Reprise il y aura quand confiance il y aura ... et confiance il y aura quand les professionnels du secteur seront également considérés comme des "experts" ! Pour qu'une reprise soit possible, un cadre clair et précis doit être mis en place dès maintenant ... pour préparer une vraie reprise des activités du secteur, dès septembre ! Il est déjà tard, Messieurs ... N'attendez pas qu'il soit trop tard pour gérer les risques politiques de vos décisions ! Christophe Samyn, Président ASBL #restartMICE