J'ai souvent comparé ici l'économie en sortie de pandémie à une sorte de ressort qui aurait été comprimé par la crise sanitaire, mais qui dès que nous sortons de confinement se détend au maximum.

Au-delà de la métaphore, c'est vraiment quelque chose de réel et la preuve en a encore été donnée hier par la société Michael Page, spécialisée dans le recrutement des employés, des cadres et des managers. C'est simple, Michael Page a constaté que les offres d'emplois qualifiés ont augmenté de 30% en Belgique au deuxième trimestre 2021, du jamais vu pour une société de recrutement.

C'est une augmentation de 30% non pas par rapport à 2020 mais par rapport à 2019, ce qui est plus parlant. Etonnant, car en période de crise, ce sont les employeurs qui ont la main. Forcément comme le chômage augmente en période de crise, ils ont le loisir d'engager qui ils veulent et quasi au salaire qu'ils veulent. On appelle ça un marché employeur.

C'est étonnant, mais pour les profils qualifiés, nous ne sommes pas dans un marché employeurs mais un marché de ....candidats ! Autrement dit, le ressort économique s'est donc détendu plus vite que prévu et aujourd'hui en Belgique, les employeurs pleurent pour trouver de bons candidats.

D'ailleurs, ce qui frappe dans les résultats de Michael Page, c'est que le fossé entre profils qualifiés et non qualifiés va se creuser encore plus que par le passé, notamment à cause ou grâce au télétravail et donc à la digitalisation.

Michael Page confirme une tendance dont j'ai déjà parlé ici, à savoir que les employeurs, dès lors qu'ils paient des personnes pour prester des missions de chez eux via le télétravail peuvent en théorie aussi recourir à des personnes vivant à l'étranger. En d'autres mots, pour un employeur, dès lors que le télétravail est là pour durer dans le temps, la location physique du collaborateur a moins d'importance que par le passé. C'est surtout vrai bien entendu pour des métiers en pénurie. Là j'entends déjà le toussotement de certains qui s'étranglent de rage en se disant que demain, ils risquent d'être en concurrence avec des salariés indiens ou américains.

A vrai dire, cette histoire de télétravail n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle en soi, ça veut dire aussi que les collaborateurs qualifiés peuvent désormais postuler hors de leur région ou de leur pays. Les bénéfices du télétravail, ça va dans les deux sens.

Si on voit le verre à moitié plein, on peut aussi se dire que désormais le collaborateur belge qualifié a aussi accès aux employeurs du monde entier. Bien sûr, on en est pas encore là, mais l'objet de cette chronique, c'est aussi de vous signaler les signaux faibles, ceux que les autres ne voient pas. Mais à court terme, ce qu'il faut d'abord retenir de ma chronique d'aujourd'hui, c'est que ce boom des offres d'emplois signalé par Michael Page est surtout un bon signal de sortie de crise.

J'ai souvent comparé ici l'économie en sortie de pandémie à une sorte de ressort qui aurait été comprimé par la crise sanitaire, mais qui dès que nous sortons de confinement se détend au maximum. Au-delà de la métaphore, c'est vraiment quelque chose de réel et la preuve en a encore été donnée hier par la société Michael Page, spécialisée dans le recrutement des employés, des cadres et des managers. C'est simple, Michael Page a constaté que les offres d'emplois qualifiés ont augmenté de 30% en Belgique au deuxième trimestre 2021, du jamais vu pour une société de recrutement. C'est une augmentation de 30% non pas par rapport à 2020 mais par rapport à 2019, ce qui est plus parlant. Etonnant, car en période de crise, ce sont les employeurs qui ont la main. Forcément comme le chômage augmente en période de crise, ils ont le loisir d'engager qui ils veulent et quasi au salaire qu'ils veulent. On appelle ça un marché employeur. C'est étonnant, mais pour les profils qualifiés, nous ne sommes pas dans un marché employeurs mais un marché de ....candidats ! Autrement dit, le ressort économique s'est donc détendu plus vite que prévu et aujourd'hui en Belgique, les employeurs pleurent pour trouver de bons candidats. D'ailleurs, ce qui frappe dans les résultats de Michael Page, c'est que le fossé entre profils qualifiés et non qualifiés va se creuser encore plus que par le passé, notamment à cause ou grâce au télétravail et donc à la digitalisation. Michael Page confirme une tendance dont j'ai déjà parlé ici, à savoir que les employeurs, dès lors qu'ils paient des personnes pour prester des missions de chez eux via le télétravail peuvent en théorie aussi recourir à des personnes vivant à l'étranger. En d'autres mots, pour un employeur, dès lors que le télétravail est là pour durer dans le temps, la location physique du collaborateur a moins d'importance que par le passé. C'est surtout vrai bien entendu pour des métiers en pénurie. Là j'entends déjà le toussotement de certains qui s'étranglent de rage en se disant que demain, ils risquent d'être en concurrence avec des salariés indiens ou américains. A vrai dire, cette histoire de télétravail n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle en soi, ça veut dire aussi que les collaborateurs qualifiés peuvent désormais postuler hors de leur région ou de leur pays. Les bénéfices du télétravail, ça va dans les deux sens. Si on voit le verre à moitié plein, on peut aussi se dire que désormais le collaborateur belge qualifié a aussi accès aux employeurs du monde entier. Bien sûr, on en est pas encore là, mais l'objet de cette chronique, c'est aussi de vous signaler les signaux faibles, ceux que les autres ne voient pas. Mais à court terme, ce qu'il faut d'abord retenir de ma chronique d'aujourd'hui, c'est que ce boom des offres d'emplois signalé par Michael Page est surtout un bon signal de sortie de crise.