Pour faire face à ce phénomène et améliorer leur bien-être mental au travail, trois projets de caisses d'assurances sociales, chacun doté d'une subvention fédérale de 300.000 euros, ont été lancés au début du mois et présentés jeudi, en présence du ministre fédéral des Classes moyennes et des indépendants David Clarinval.

Alors qu'il existait déjà des signaux montrant la nécessité de prévenir les risques psychosociaux liés au travail, la crise du coronavirus a ensuite entraîné de nombreux changements soudains dans les conditions de travail: télétravail forcé, travailleurs en première ligne de la crise ou impossibilité de travailler pour certains indépendants.

Les inondations de juillet 2021 et la crise énergétique actuelle ont suscité et suscitent encore de nombreuses difficultés et incertitudes. Elles mettent en outre en péril la sécurité financière des entreprises, indépendants et travailleurs, ce qui devrait augmenter encore le stress de ceux-ci.

Le bien-être mental a un impact énorme sur la sécurité sociale

Or "le bien-être mental a un impact énorme sur la sécurité sociale", a rappelé Peter Samyn, le président du SPF Sécurité sociale, "car au moins 50% du coût total de l'incapacité de travail, soit plus de 6,5 milliards d'euros, est directement lié à la santé mentale".

Un "fardeau" qui pourrait être allégé par des mesures de prévention et des politiques appropriées. Pour répondre à cette problématique, plusieurs SPF et ministres du gouvernement fédéral ont uni leurs forces pour élaborer un plan d'action fédéral sur le bien-être mental au travail. Une campagne de sensibilisation à cette question à grande échelle a déjà eu lieu et, dans une seconde phase, il a notamment été demandé aux caisses d'assurances sociales de soumettre des projets pour les indépendants, eux qui n'ont "pas le luxe de laisser leur travail au travail", comme l'a souligné Peter Samyn.

Selon un sondage de 2019 auprès de 1.800 d'entre eux, 70% des interrogés n'arrivent ainsi pas à lâcher prise pendant leurs vacances quand ils peuvent en prendre, a illustré le ministre Clarinval. Les problèmes mentaux, tels que l'épuisement professionnel et la dépression, ont par ailleurs augmenté de plus de 40% chez les indépendants entre 2008 et 2017. "Elles sont la deuxième cause d'invalidité la plus fréquente", a souligné le libéral. "La tendance s'est très probablement poursuivie depuis lors."

Trois projets ont été retenus: ceux de Liantis, de l'Union des classes moyennes (UCM) et d'Acerta. Chacun bénéficie d'une subvention fédérale de 300.000 euros et, via une approche holistique du problème, devra cartographier le bien-être mental des indépendants. Ils visent tout à la fois à repérer les facteurs de risque alarmants, sensibiliser les indépendants, les conseiller, favoriser le partage de bonnes pratiques voire à pratiquer des coachings de groupe. "

On a tendance à sous-estimer l'impact du travail sur la santé mentale des indépendants. Les travailleurs indépendants - souvent leurs propres patrons - ont parfois du mal à voir les signes d'un épuisement professionnel ou d'un surmenage", constate David Clarinval. "Nous souhaitons les soutenir et leur rappeler que, pour continuer à exercer leur travail avec passion, tout est une question d'équilibre."

Pour faire face à ce phénomène et améliorer leur bien-être mental au travail, trois projets de caisses d'assurances sociales, chacun doté d'une subvention fédérale de 300.000 euros, ont été lancés au début du mois et présentés jeudi, en présence du ministre fédéral des Classes moyennes et des indépendants David Clarinval. Alors qu'il existait déjà des signaux montrant la nécessité de prévenir les risques psychosociaux liés au travail, la crise du coronavirus a ensuite entraîné de nombreux changements soudains dans les conditions de travail: télétravail forcé, travailleurs en première ligne de la crise ou impossibilité de travailler pour certains indépendants. Les inondations de juillet 2021 et la crise énergétique actuelle ont suscité et suscitent encore de nombreuses difficultés et incertitudes. Elles mettent en outre en péril la sécurité financière des entreprises, indépendants et travailleurs, ce qui devrait augmenter encore le stress de ceux-ci. Or "le bien-être mental a un impact énorme sur la sécurité sociale", a rappelé Peter Samyn, le président du SPF Sécurité sociale, "car au moins 50% du coût total de l'incapacité de travail, soit plus de 6,5 milliards d'euros, est directement lié à la santé mentale". Un "fardeau" qui pourrait être allégé par des mesures de prévention et des politiques appropriées. Pour répondre à cette problématique, plusieurs SPF et ministres du gouvernement fédéral ont uni leurs forces pour élaborer un plan d'action fédéral sur le bien-être mental au travail. Une campagne de sensibilisation à cette question à grande échelle a déjà eu lieu et, dans une seconde phase, il a notamment été demandé aux caisses d'assurances sociales de soumettre des projets pour les indépendants, eux qui n'ont "pas le luxe de laisser leur travail au travail", comme l'a souligné Peter Samyn. Selon un sondage de 2019 auprès de 1.800 d'entre eux, 70% des interrogés n'arrivent ainsi pas à lâcher prise pendant leurs vacances quand ils peuvent en prendre, a illustré le ministre Clarinval. Les problèmes mentaux, tels que l'épuisement professionnel et la dépression, ont par ailleurs augmenté de plus de 40% chez les indépendants entre 2008 et 2017. "Elles sont la deuxième cause d'invalidité la plus fréquente", a souligné le libéral. "La tendance s'est très probablement poursuivie depuis lors." Trois projets ont été retenus: ceux de Liantis, de l'Union des classes moyennes (UCM) et d'Acerta. Chacun bénéficie d'une subvention fédérale de 300.000 euros et, via une approche holistique du problème, devra cartographier le bien-être mental des indépendants. Ils visent tout à la fois à repérer les facteurs de risque alarmants, sensibiliser les indépendants, les conseiller, favoriser le partage de bonnes pratiques voire à pratiquer des coachings de groupe. "On a tendance à sous-estimer l'impact du travail sur la santé mentale des indépendants. Les travailleurs indépendants - souvent leurs propres patrons - ont parfois du mal à voir les signes d'un épuisement professionnel ou d'un surmenage", constate David Clarinval. "Nous souhaitons les soutenir et leur rappeler que, pour continuer à exercer leur travail avec passion, tout est une question d'équilibre."