Avec celui des 3 Suisses, le catalogue de La Redoute a longtemps rythmé le shopping des familles belges et françaises. Mais avec l'avènement de l'e-commerce, ce modèle de vente par correspondance (VPC) est rapidement devenu obsolète, voire ringard. Si les 3 Suisses, placés en sauvegarde judiciaire, sont toujours en grande difficulté, La Redoute a...

Avec celui des 3 Suisses, le catalogue de La Redoute a longtemps rythmé le shopping des familles belges et françaises. Mais avec l'avènement de l'e-commerce, ce modèle de vente par correspondance (VPC) est rapidement devenu obsolète, voire ringard. Si les 3 Suisses, placés en sauvegarde judiciaire, sont toujours en grande difficulté, La Redoute a pleinement réussi, elle, son virage digital. Repris en 2013 par Nathalie Balla et Eric Courteille, l'ancien vépéciste s'est radicalement transformé. Adieu le catalogue papier, bonjour le digital avec, en outre, une véritable place de marché. L'offre a été resserrée autour de la mode et de la maison. Cette dernière, minoritaire auparavant, est désormais responsable de deux tiers du chiffre d'affaires du groupe. Le duo de repreneurs a aussi mis l'accent sur l'internationalisation de la marque etles pays hors France sont désormais responsables de plus d'un tiers des ventes. Partiellement aux mains de ses employés (19% de l'actionnariat), La Redoute a rapidement retrouvé la voie de l'équilibre et de la rentabilité (en 2018). Aujourd'hui, le groupe est en phase avec ses objectifs: un milliard d'euros de chiffre d'affaires en propre (1,2 milliard avec la place de marché). Il est donc mûr pour passer à l'étape suivante. Majoritaire (51% des parts) depuis 2018, la famille Moulin-Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette va, avant l'été, reprendre l'intégralité de l'actionnariat et intégrer entièrement La Redoute pour créer le leader français du commerce phygital avec ouverture de magasins physiques pour La Redoute, centrés sur la maison, la déco et le bricolage, et accélération de la transformation digitale des Galeries.