Les représentants des gouvernements fédéral et des entités fédérées se sont mis d'accord mercredi en Codeco pour imposer le télétravail à raison de 4 jours par semaine, dans un effort pour lutter contre la propagation du coronavirus qui est repartie à la hausse.

Le Premier ministre Alexander De Croo l'a annoncé en conférence de presse à l'issue de la réunion. Jusqu'au 12 décembre, un jour de présence au travail sera toléré. À partir du 13 décembre, deux jours seront permis. Les autorités demandent aux entreprises d'utiliser un "registre mensuel électronique" pour encoder ces jours de télétravail ou de présence. Comme c'était déjà le cas auparavant, le télétravail ne vaut que pour les professions où une présence physique n'est pas absolument nécessaire.

Si la FEB affirme qu'elle n'est pas opposée au télétravail en soi et à son application maximale là où cela est possible, elle n'est pas convaincue par "l'approche unique d'une obligation partielle. La semaine dernière, les partenaires sociaux du Groupe des Dix - syndicats et employeurs réunis - ont lancé un appel commun à maximiser le télétravail dans la mesure du possible. L'impact sur le nombre de contaminations sera négligeable parce que le télétravail est déjà la norme et que le lieu de travail reste soumis aux nombreuses mesures du Guide générique".

"L'introduction du télétravail partiel obligatoire n'apportera qu'un faible gain sanitaire, mais elle débouchera assurément sur un système d'enregistrement kafkaïen qui ne contribuera en rien à la lutte contre la pandémie. Continuer à miser sur la vaccination, le port du masque, la distanciation, la ventilation... aura en revanche un impact beaucoup plus important à très court terme. Ce qu'il faut ensuite, c'est une accélération de la troisième dose, un débat sur la vaccination obligatoire à l'avenir et une utilisation adaptée et plus efficace du CST, y compris sur le lieu de travail", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

La FEB continue aussi à insister sur l'importance de la vaccination. Afin d'augmenter le taux de vaccination, il faut continuer à sensibiliser les personnes non vaccinées et faire un usage plus judicieux du Covid Safe Ticket (CST). Chacun ayant eu l'occasion de se faire vacciner, il semble indiqué de supprimer la possibilité d'obtenir un CST grâce à un test négatif. Le modèle 2G peut offrir un effet de levier beaucoup plus important vis-à-vis des personnes non vaccinées. En outre, le CST devrait également pouvoir être utilisé davantage dans les entreprises.

Télétravail: "Une usine à gaz peu utile" (UCM)

"Le télétravail est imposé quatre jours par semaine pendant trois semaines, puis trois jours par semaine. La gestion du personnel est évidemment très compliquée avec ce système de yoyo. Dans les très petites structures, interdire sans discernement la présence des collaborateurs dans l'entreprise peut paralyser le fonctionnement", a réagi l'UCM à l'issue du Comité de concertation (Codeco).

"Les patrons de PME sont à même d'assurer la sécurité de leur personnel, sans recourir à un équipement coûteux comme cela semble envisagé", estime l'UCM. L'organisation d'indépendants francophones salue néanmoins la décision de généraliser la troisième dose de vaccin.

Les représentants des gouvernements fédéral et des entités fédérées se sont mis d'accord mercredi en Codeco pour imposer le télétravail à raison de 4 jours par semaine, dans un effort pour lutter contre la propagation du coronavirus qui est repartie à la hausse.Le Premier ministre Alexander De Croo l'a annoncé en conférence de presse à l'issue de la réunion. Jusqu'au 12 décembre, un jour de présence au travail sera toléré. À partir du 13 décembre, deux jours seront permis. Les autorités demandent aux entreprises d'utiliser un "registre mensuel électronique" pour encoder ces jours de télétravail ou de présence. Comme c'était déjà le cas auparavant, le télétravail ne vaut que pour les professions où une présence physique n'est pas absolument nécessaire.Si la FEB affirme qu'elle n'est pas opposée au télétravail en soi et à son application maximale là où cela est possible, elle n'est pas convaincue par "l'approche unique d'une obligation partielle. La semaine dernière, les partenaires sociaux du Groupe des Dix - syndicats et employeurs réunis - ont lancé un appel commun à maximiser le télétravail dans la mesure du possible. L'impact sur le nombre de contaminations sera négligeable parce que le télétravail est déjà la norme et que le lieu de travail reste soumis aux nombreuses mesures du Guide générique"."L'introduction du télétravail partiel obligatoire n'apportera qu'un faible gain sanitaire, mais elle débouchera assurément sur un système d'enregistrement kafkaïen qui ne contribuera en rien à la lutte contre la pandémie. Continuer à miser sur la vaccination, le port du masque, la distanciation, la ventilation... aura en revanche un impact beaucoup plus important à très court terme. Ce qu'il faut ensuite, c'est une accélération de la troisième dose, un débat sur la vaccination obligatoire à l'avenir et une utilisation adaptée et plus efficace du CST, y compris sur le lieu de travail", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB.La FEB continue aussi à insister sur l'importance de la vaccination. Afin d'augmenter le taux de vaccination, il faut continuer à sensibiliser les personnes non vaccinées et faire un usage plus judicieux du Covid Safe Ticket (CST). Chacun ayant eu l'occasion de se faire vacciner, il semble indiqué de supprimer la possibilité d'obtenir un CST grâce à un test négatif. Le modèle 2G peut offrir un effet de levier beaucoup plus important vis-à-vis des personnes non vaccinées. En outre, le CST devrait également pouvoir être utilisé davantage dans les entreprises. "Le télétravail est imposé quatre jours par semaine pendant trois semaines, puis trois jours par semaine. La gestion du personnel est évidemment très compliquée avec ce système de yoyo. Dans les très petites structures, interdire sans discernement la présence des collaborateurs dans l'entreprise peut paralyser le fonctionnement", a réagi l'UCM à l'issue du Comité de concertation (Codeco)."Les patrons de PME sont à même d'assurer la sécurité de leur personnel, sans recourir à un équipement coûteux comme cela semble envisagé", estime l'UCM. L'organisation d'indépendants francophones salue néanmoins la décision de généraliser la troisième dose de vaccin.