"E n vrai, je m'appelle Maximilien. Mais Max, c'est plus court, plus efficace. " Sourire Colgate, mèche impeccable, costume parfaitement ajusté, l'homme entre dans la pièce avec une aisance presque déconcertante et une poignée de main affable. Il se présente comme " expert en psychologie de la réussite, business coach et auteur de best-sellers ". " Je n'ai pas de diplôme en psychologie, admet-il. Mais j'ai mieux que cela ", déclare celui qui s'est formé entre autres chez Tony Robbins, le pape des coachs en leadership qui a accompagné entre autres Barack Obama et Bill Clinton.
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"E n vrai, je m'appelle Maximilien. Mais Max, c'est plus court, plus efficace. " Sourire Colgate, mèche impeccable, costume parfaitement ajusté, l'homme entre dans la pièce avec une aisance presque déconcertante et une poignée de main affable. Il se présente comme " expert en psychologie de la réussite, business coach et auteur de best-sellers ". " Je n'ai pas de diplôme en psychologie, admet-il. Mais j'ai mieux que cela ", déclare celui qui s'est formé entre autres chez Tony Robbins, le pape des coachs en leadership qui a accompagné entre autres Barack Obama et Bill Clinton. Max Piccinini est considéré par certains comme le plus grand coach francophone. Rien de moins. Comme il se plaît à le raconter, il vient du bas de l'échelle. Issu d'une famille modeste, il grandit à Strasbourg. Pendant son adolescence, son père décède dans un accident de voiture. " Au-delà du choc, sa mort fut un déclic : j'ai décidé que je ne vivrais pas comme Monsieur Tout-le-Monde. " Après un an en fac d'économie, il abandonne ses études et se lance dans la vente directe pour une marque américaine de produits cosmétiques. Rapidement, ses ventes cartonnent. Ses supérieurs le remarquent, puis les supérieurs de ses supérieurs. Il est invité à travers le monde pour partager sa technique infaillible. Max a la petite trentaine et sa carrière culmine. " Tout me réussissait, mais je me sentais attiré vers autre chose. C'était comme si j'avais une mission à remplir : il fallait que j'aide les gens autour de moi à trouver le succès eux aussi. " A partir de là, l'homme va se gaver de bouquins de développement personnel. " J'ai commencé à m'intéresser à la psychologie et aux neurosciences. Qu'est-ce qui fait que certains réussissent et d'autres pas ? " Livres, formations, stages : il apprend le métier de coach à la vitesse de l'éclair auprès d'éminentes personnalités du secteur, aux Etats-Unis principalement. De retour en France, il organise son premier show. " Il étaient 50 dans le public, se souvient Max Piccinini. La fois suivante, 150. Puis 450. Puis 1.000. " Depuis, la foule n'a cessé de se déplacer pour venir écouter ce messie de la réussite qui, en moins de 10 ans, a coaché plus de 120.000 personnes à travers 25 pays. En Suisse où Max Piccinini est désormais installé, ou à travers le monde, de nombreux businessmen, entrepreneurs, vedettes ou encore sportifs de haut niveau ont fait appel à ses services, lors de séminaires ou en accompagnement personnalisé. Discrétion oblige, difficile de lui arracher des noms de personnalités qu'il a accompagnées. Il consent juste à nous glisser ses rendez-vous de la semaine avec d'anciens clients qui sont devenus ses amis : Pierre Bord, P.D.G. du palace niçois Negresco, et Damien Piller, poids lourd de l'immobilier en Suisse. " LifeMax ", " FinanceMax ", " BusinessMax ", " RéussiteMaximum " : les programmes d'accompagnement sont présentés sur son site www.reussitemax.com comme un menu déroulant. L'homme a développé une véritable marque déclinée autour de son prénom, comme un label. Son entreprise emploie une vingtaine de personnes et des coachs " certifiés RéussiteMax " répandent sa bonne nouvelle... " Accroître mes finances ", " Atteindre mes objectifs " ou encore " Créer un couple heureux " : on peut dire que Max ratisse large. Quelle formule magique sort-il de son chapeau pour être capable de maîtriser tant de sujets ? " Je ne suis pas un expert ultime du management ou des finances, admet-il. Mais ma grande force, c'est de simplifier des concepts. J'ai lu des centaines de livres, j'ai rencontré des dizaines de milliers de personnes. A travers eux, j'ai pu dégager une série de principes universels. Et puis, évidemment, je fais venir des experts. Je n'ai pas la prétention de dire que je peux répondre à toutes les problématiques. " Pour élaborer son cocktail, Max pioche ça et là dans les neurosciences, la programmation neurolinguistique (PNL) et la physiologie. " Au fil de mes rencontres, j'ai appris à prendre les gens dans leur globalité : un coaching, c'est d'abord un travail de clarification. J'aide la personne à prendre du recul face à sa situation en lui posant une question simple : 'Qu'est-ce que tu veux ?'. Quand j'accompagne un grand patron, je n'ai rien à lui apprendre au niveau business. Mais je suis là pour lui poser les questions essentielles. On va explorer sa vie professionnelle, l'état de sa boîte, ses finances, etc. Mais on va aussi aborder sa vie personnelle, son couple, sa santé, son sommeil, son alimentation. Patrons ou pas, la majorité des gens ne prennent pas le temps de se poser ces questions. Ils ont le nez dans le guidon, ils sont pris par les questions opérationnelles. Or, prendre du recul, clarifier, c'est s'aider à prendre de meilleures décisions. " Dans le grand menu " Max ", il y a le plat signature : le programme d'accompagnement " Destination réussite ". " C'est un séminaire de trois jours destiné à maximiser son potentiel, plante Max. On parle d'amour, de psychologie, de 'programmes limitants intérieurs' (excuses, croyances, freins : qu'est-ce qui nous empêche d'avancer, d'aller plus haut ? ). Prendre le temps de l'introspection, c'est le meilleur investissement qu'on puisse faire. Mais ça nécessite du courage. Concrètement, voilà comment je procède : je prends des gens dans le public et je les coache en live. Je le fais pour prouver qu'on a beau mettre toutes les barrières pour cacher nos émotions, on est tous les mêmes, on ressent tous des peurs. Durant ces journées, on partage énormément. On alterne coaching live et exercices. C'est très pratique. Je suis pas là pour intellectualiser les choses. C'est de l'immersion. L'effet de groupe, c'est magique ". Justement, l'effet de groupe, pour le dire franchement, a un côté un tantinet too much. L'homme se produit lors de véritables shows durant lesquels il électrise littéralement la foule. Quand on taquine Max sur le côté " à l'américaine " de ces événements, il sourit mais prend ses distances. " Je comprends que, de l'extérieur, cela ait l'air d'un bazar d'allumés, admet-il. Mais tout est calculé. Ce n'est pas pour le show, cela aide vraiment. Lancer un cri de victoire collectif va vous engager dans une voie de gagnant. C'est de la physiologie. Si je prends cinq minutes par jour pour me mettre dans une posture de Superman, j'aurai plus de chances de gagner. " Donc si, à certains moments, le public peut sembler un peu - beaucoup - excité, c'est normal. " Vous savez, les gens sont parfois là depuis deux journées entières, explique le coach. On a commencé tôt le matin, et ce n'est pas au rythme pépère 'coaching-pause café-réunion'. Pour les exercices, les participants sont poussés à creuser au fond d'eux-mêmes, à parler avec leurs tripes. C'est quand on est vraiment fatigué qu'il y a un déblocage, que les portes s'ouvrent. C'est la seule manière de faire voler en éclats les barrières intérieures et d'aller au bout de son questionnement. " D'après les témoignages sur fond de musique victorieuse, les participants sortent de ce séminaire transfigurés : " J'étais dans un brouillard permanent. A présent, je suis sur une autoroute ", " On se transforme ", " J'y ai trouvé une concentration de clés pour ouvrir des portes ", " Il faut le voir pour le croire "... A bon entendeur, donc. Ceux qui participeront au séminaire de Max à Bruxelles vont peut-être terminer debout sur leur chaise et s'abandonner dans de grandes accolades avec leur voisin. Mais ils y trouveront peut-être une nouvelle vie...