Comment expliquer cette 4e vague dans les hôpitaux ?

Gilbert Bejjani :"On peut parler d'une vague de relâchement car les gens sont forcément lassés de certaines mesures pas toujours cohérentes. Certains gestes d'hygiène sont un peu moins respectés et puis on a vu apparaître de nouveaux variants. Pour l'instant, on parle beaucoup du nouveau variant Omicron, mais quasiment 100% des patients hospitalisés le sont toujours pour le variant Delta. Il faut savoir que par variant, il y a plusieurs mutations du virus et qu'on a eu depuis le premier d'autres variants dont on a moins parlé en raison de leur plus faible danger. On teste aussi beaucoup plus qu'on ne le faisait lors de la 3e vague. Du coup, on a un nombre plus important de positifs, ce qui ne veut pas dire qu'on a plus de malades graves que lors des vagues précédentes. Ce qu'on peut aussi rajouter, c'est que cette 4e vague est aussi et surtout une vague de non-vaccinés. Si le vaccin perd en efficacité par rapport à certains variants, dont le Delta, il n'en reste pas moins suffisamment efficace que pour empêcher les décès, les formes graves. Il réduit aussi considérablement le nombre de personnes contraintes de se rendre à l'hôpital pour des formes plus légères. Les personnes positives sont beaucoup de personnes de moins de 50 ans ou des enfants de moins de 9 ans. Mais ils ne sont pratiquement pas malades ou présentent des symptômes assez légers."

Comment vit-on cette nouvelle vague au sein des hôpitaux ?

G.B : "Mal. On a l'impression comme le citoyen que rien n'a changé depuis la première vague. Pour la gestion de cette dernière, on pouvait tout pardonner. On était face à une situation exceptionnelle. Les choses n'avancent que trop lentement depuis les autres vagues que l'on a connues. Mais les problèmes sont avant tout structurels dans les hôpitaux. Ils existaient déjà avant la pandémie et celle-ci n'a été que le catalyseur qui a fait ressortir de manière criante ce qui ne fonctionnait pas. Le malaise est réel sur le terrain. Cela gronde dans le corps médical. Il existe même des menaces de grèves des médecins, ce qui est extrêmement rare. L'épuisement est non seulement physique mais surtout mental. Certains en sont même au point de se dire que si l'on doit fermer, ils pourraient souffler. C'est vous dire la situation. On a parlé de la santé mentale des jeunes et d'autres personnes cette année mais il ne faut pas pour autant la négliger dans le milieu médical. Elle est d'autant plus importante vu notre travail. On aimerait en tout cas avoir un signal fort du monde politique."

"L'épuisement dans le corps médical est non seulement physique mais surtout mental"

Vous évoquez un problème structurel. Où est-ce que le bât blesse ? Les salaires ? Le manque de personnel ? Les budgets ? La formation ?

G.B : "Pour moi, il s'agit plus d'un problème politique que de santé publique. La crise a déclenché le jeu de re-équilibrage des rapports de force entre, par exemple, l'universitaire et le non-universitaire, entre les régions, les soignants, la première ligne et les spécialités etc. Mais le tout, en ne gardant aucune cohérence. On l'a sans doute oublié avec la pandémie mais déjà avant, le secteur réclamait des réformes profondes, notamment à travers le mouvement des "blouses blanches" (créé en 2019). Les soins intensifs souffraient déjà de problèmes de manque de personnel avant le covid. Le problème en Belgique, c'est qu'on se complait dans un confort dont celui du refus de tout changement majeur, même s'il est inéluctable et plus que nécessaire. On met des rustines et puis un jour on se réveille en se rendant compte que les médecins en formation sont exploités, que les compétences du personnel soignant ne sont pas assez rémunérées, que le financement des hôpitaux est obsolète, que la première ligne mérite une réelle organisation, et que les médecins et les soignants fuient les hôpitaux ... Notre système de soins de santé n'était tout simplement pas prêt à affronter une crise comme celle que l'on connaît. Il y a pourtant des marges suffisantes pour revaloriser le travail et améliorer l'efficience, à commencer par la réforme du financement des hôpitaux et de l'activation des réseaux hospitaliers. "

Une étude de l'ULB d'Arnaud Bruyneel a conclu qu'il faudrait 20.000 personnes supplémentaires dans les hôpitaux ? Vous partagez cet avis ?

G.B : "Il y a toujours un peu un effet d'annonce avec ces études. Mais elles ne disent pas toujours tout. Pour quels services faut-il ces personnes ? Le problème en Belgique, ce sont les soins très aigus qui nécessitent du personnel hautement qualifié. Ce n'est pas spécialement le manque d'infirmières ou d'infirmiers. Si nous avons plus de patients par infirmier par rapport aux autres pays, nous avons par contre plus d'infirmiers par nombre d'habitants. Toute la question est donc de savoir quel est le temps de travail réel et la lourdeur des tâches à effectuer. Sans rentrer dans cette polémique, je rappelle qu'il y a moins de turnover que dans les pays avec des séjours plus courts, notamment avec plus d'hospitalisations de jour. Ce qui est important, c'est de rémunérer le travail qui est bien fait, la qualification et de rendre le métier plus attractif et surtout en hôpital. Sur ce sujet, il ne faut pas oublier que le gouvernement vient d'accorder plus d'un milliard de budget supplémentaire en 2021 et uniquement pour la revalorisation salariale et l'augmentation de l'encadrement infirmier, sans parler de la revalorisation de la norme de croissance et de l'index qui vont apporter aussi 1 milliard en plus tous les ans. Mais qu'a-t-on fait de ce budget ? Si on ne revalorise pas le secteur des soins intensifs par exemple, on souffrira toujours des mêmes problèmes. C'est là qu'il manque du personnel ou des lits. Alors que l'on a par exemple trop de lits généraux et qu'on a trop de patients qui restent trop longtemps à l'hôpital, même si ce chiffre a tendance à baisser ces dernières années. On a aussi trop d'infirmières et de médecins qui ne restent pas dans le milieu. A 40 ou 50 ans, vous avez parfois des médecins qui préfèrent devenir médecin-conseil plutôt que de rester dans un milieu hospitalier où le travail est devenu trop lourd entre les gardes pas bien payées, la paperasse administrative à remplir et les contraintes organisationnelles etc. "

Comment ramener ces gens vers le milieu hospitalier alors ?

G.B : "Comme je le disais, en revalorisant le métier aussi bien au niveau des salaires que des compétences. Il faut plus de primes, même transitoires, mais il faut aussi un revenu plus élevé et que le personnel accepte plus de flexibilité. Quand vous êtes spécialisé dans un domaine, vous y restez mais vous ne servez pas ailleurs en cas de besoin. Mais il faut aussi favoriser les formations pour ces spécialisations. Il y a aussi trop de normes dans le système de santé belge. Le financement devrait être axé sur le résultat et pas sur les moyens mis en place pour y arriver. Il faut aussi par exemple arrêter de financer à perte certains départements où la charge de travail n'est pas assez importante. Les grandes unités de soins intensifs peuvent plus facilement faire face à ce type de crise, moins les plus petites. On a aussi un problème avec les barèmes. Avec l'ancienneté, vous avez plus de jours de congé et plus d'avantages alors que des jeunes ne reçoivent pas assez. Ils ne manquent pas de motivation mais sont forcément perdants et risquent de quitter le milieu hospitalier dès qu'ils trouveront mieux ailleurs. Il est en tout cas temps d'avancer, d'oser affronter les problèmes en les prenant à bout de bras et de ne plus rester dans l'immobilisme actuel. Le lobby le plus fort actuellement c'est celui de ceux qui ne veulent rien changer "

"Il faut oser mettre l'obligation vaccinale à l'ordre du jour. Le vaccin reste efficace."

Comment faire face à la situation actuelle ?

Gilbert Bejjani : "Il faut revoir les directives qui viennent de personnes qui ne sont pas sur le terrain. Par exemple, on fait beaucoup de tests et dès qu'ils sont positifs, les soignants ne peuvent plus travailler alors qu'ils ne sont pas malades. Bien sûr qu'il existe alors un risque de contamination mais avec des mesures d'hygiène adaptées, ça le réduit fortement et encore plus quand on n'a pas de symptômes et qu'on est vacciné. Il ne faut pas croire que la situation était différente il y a un an. Il y avait juste moins de tests et probablement que des gens ont travaillé en ayant le covid. Mais surtout, il ne faut pas annoncer un jour qu'on doit annuler toutes les opérations et faire un virage à 180 degrés le lendemain. Il faut apprendre à vivre avec ce covid, sans tout fermer à chaque fois que les chiffres montent ou en mettant de côté d'autres pathologies. Il n'est pas normal que des personnes souffrant d'un cancer n'osent plus se faire soigner ou se sentent délaissées. Il faut aussi arrêter ce tracing systématique qui n'est pas une solution, gonfle les chiffres en augmentant l'anxiété et ne répond pas à la problématique qui est celle du besoin de vacciner la population et de redéfinir des nouvelles normes pour les lieux de concentration et de brassage de personnes. Cela a été notamment proposé par certains, comme la création de label de confiance comme par exemple pour l'horeca et d'autres secteurs, avec une meilleure ventilation, l'espacement des tables etc. Il suffit juste de les appliquer comme on l'appliquait avec les autres règles d'hygiène auparavant. Enfin, je suis aussi favorable à la vaccination obligatoire, ce qui mettrait un terme à pas mal de débats. On en arrivera pas à des absurdités comme menacer de chômage des gens du personnel hospitalier s'ils ne se vaccinent pas. Il faut oser mettre ce point sur la table. Le vaccin reste efficace et de nouveaux vaccins, multivariants, arriveront pour faire face aux mutations du virus. Et il faut continuer à respecter aussi quelques règles d'hygiène simples comme le lavage des mains ou autres gestes barrières quand c'est nécessaire. La liberté de circuler est une liberté au moins aussi importante que celle de ne pas se faire vacciner. Le but est de ne plus reconfiner mais de changer le système pour pouvoir absorber cette épidémie et d'autres à venir. "

Comment expliquer cette 4e vague dans les hôpitaux ? Gilbert Bejjani :"On peut parler d'une vague de relâchement car les gens sont forcément lassés de certaines mesures pas toujours cohérentes. Certains gestes d'hygiène sont un peu moins respectés et puis on a vu apparaître de nouveaux variants. Pour l'instant, on parle beaucoup du nouveau variant Omicron, mais quasiment 100% des patients hospitalisés le sont toujours pour le variant Delta. Il faut savoir que par variant, il y a plusieurs mutations du virus et qu'on a eu depuis le premier d'autres variants dont on a moins parlé en raison de leur plus faible danger. On teste aussi beaucoup plus qu'on ne le faisait lors de la 3e vague. Du coup, on a un nombre plus important de positifs, ce qui ne veut pas dire qu'on a plus de malades graves que lors des vagues précédentes. Ce qu'on peut aussi rajouter, c'est que cette 4e vague est aussi et surtout une vague de non-vaccinés. Si le vaccin perd en efficacité par rapport à certains variants, dont le Delta, il n'en reste pas moins suffisamment efficace que pour empêcher les décès, les formes graves. Il réduit aussi considérablement le nombre de personnes contraintes de se rendre à l'hôpital pour des formes plus légères. Les personnes positives sont beaucoup de personnes de moins de 50 ans ou des enfants de moins de 9 ans. Mais ils ne sont pratiquement pas malades ou présentent des symptômes assez légers."Comment vit-on cette nouvelle vague au sein des hôpitaux ?G.B : "Mal. On a l'impression comme le citoyen que rien n'a changé depuis la première vague. Pour la gestion de cette dernière, on pouvait tout pardonner. On était face à une situation exceptionnelle. Les choses n'avancent que trop lentement depuis les autres vagues que l'on a connues. Mais les problèmes sont avant tout structurels dans les hôpitaux. Ils existaient déjà avant la pandémie et celle-ci n'a été que le catalyseur qui a fait ressortir de manière criante ce qui ne fonctionnait pas. Le malaise est réel sur le terrain. Cela gronde dans le corps médical. Il existe même des menaces de grèves des médecins, ce qui est extrêmement rare. L'épuisement est non seulement physique mais surtout mental. Certains en sont même au point de se dire que si l'on doit fermer, ils pourraient souffler. C'est vous dire la situation. On a parlé de la santé mentale des jeunes et d'autres personnes cette année mais il ne faut pas pour autant la négliger dans le milieu médical. Elle est d'autant plus importante vu notre travail. On aimerait en tout cas avoir un signal fort du monde politique."Vous évoquez un problème structurel. Où est-ce que le bât blesse ? Les salaires ? Le manque de personnel ? Les budgets ? La formation ?G.B : "Pour moi, il s'agit plus d'un problème politique que de santé publique. La crise a déclenché le jeu de re-équilibrage des rapports de force entre, par exemple, l'universitaire et le non-universitaire, entre les régions, les soignants, la première ligne et les spécialités etc. Mais le tout, en ne gardant aucune cohérence. On l'a sans doute oublié avec la pandémie mais déjà avant, le secteur réclamait des réformes profondes, notamment à travers le mouvement des "blouses blanches" (créé en 2019). Les soins intensifs souffraient déjà de problèmes de manque de personnel avant le covid. Le problème en Belgique, c'est qu'on se complait dans un confort dont celui du refus de tout changement majeur, même s'il est inéluctable et plus que nécessaire. On met des rustines et puis un jour on se réveille en se rendant compte que les médecins en formation sont exploités, que les compétences du personnel soignant ne sont pas assez rémunérées, que le financement des hôpitaux est obsolète, que la première ligne mérite une réelle organisation, et que les médecins et les soignants fuient les hôpitaux ... Notre système de soins de santé n'était tout simplement pas prêt à affronter une crise comme celle que l'on connaît. Il y a pourtant des marges suffisantes pour revaloriser le travail et améliorer l'efficience, à commencer par la réforme du financement des hôpitaux et de l'activation des réseaux hospitaliers. "Une étude de l'ULB d'Arnaud Bruyneel a conclu qu'il faudrait 20.000 personnes supplémentaires dans les hôpitaux ? Vous partagez cet avis ?G.B : "Il y a toujours un peu un effet d'annonce avec ces études. Mais elles ne disent pas toujours tout. Pour quels services faut-il ces personnes ? Le problème en Belgique, ce sont les soins très aigus qui nécessitent du personnel hautement qualifié. Ce n'est pas spécialement le manque d'infirmières ou d'infirmiers. Si nous avons plus de patients par infirmier par rapport aux autres pays, nous avons par contre plus d'infirmiers par nombre d'habitants. Toute la question est donc de savoir quel est le temps de travail réel et la lourdeur des tâches à effectuer. Sans rentrer dans cette polémique, je rappelle qu'il y a moins de turnover que dans les pays avec des séjours plus courts, notamment avec plus d'hospitalisations de jour. Ce qui est important, c'est de rémunérer le travail qui est bien fait, la qualification et de rendre le métier plus attractif et surtout en hôpital. Sur ce sujet, il ne faut pas oublier que le gouvernement vient d'accorder plus d'un milliard de budget supplémentaire en 2021 et uniquement pour la revalorisation salariale et l'augmentation de l'encadrement infirmier, sans parler de la revalorisation de la norme de croissance et de l'index qui vont apporter aussi 1 milliard en plus tous les ans. Mais qu'a-t-on fait de ce budget ? Si on ne revalorise pas le secteur des soins intensifs par exemple, on souffrira toujours des mêmes problèmes. C'est là qu'il manque du personnel ou des lits. Alors que l'on a par exemple trop de lits généraux et qu'on a trop de patients qui restent trop longtemps à l'hôpital, même si ce chiffre a tendance à baisser ces dernières années. On a aussi trop d'infirmières et de médecins qui ne restent pas dans le milieu. A 40 ou 50 ans, vous avez parfois des médecins qui préfèrent devenir médecin-conseil plutôt que de rester dans un milieu hospitalier où le travail est devenu trop lourd entre les gardes pas bien payées, la paperasse administrative à remplir et les contraintes organisationnelles etc. "Comment ramener ces gens vers le milieu hospitalier alors ?G.B : "Comme je le disais, en revalorisant le métier aussi bien au niveau des salaires que des compétences. Il faut plus de primes, même transitoires, mais il faut aussi un revenu plus élevé et que le personnel accepte plus de flexibilité. Quand vous êtes spécialisé dans un domaine, vous y restez mais vous ne servez pas ailleurs en cas de besoin. Mais il faut aussi favoriser les formations pour ces spécialisations. Il y a aussi trop de normes dans le système de santé belge. Le financement devrait être axé sur le résultat et pas sur les moyens mis en place pour y arriver. Il faut aussi par exemple arrêter de financer à perte certains départements où la charge de travail n'est pas assez importante. Les grandes unités de soins intensifs peuvent plus facilement faire face à ce type de crise, moins les plus petites. On a aussi un problème avec les barèmes. Avec l'ancienneté, vous avez plus de jours de congé et plus d'avantages alors que des jeunes ne reçoivent pas assez. Ils ne manquent pas de motivation mais sont forcément perdants et risquent de quitter le milieu hospitalier dès qu'ils trouveront mieux ailleurs. Il est en tout cas temps d'avancer, d'oser affronter les problèmes en les prenant à bout de bras et de ne plus rester dans l'immobilisme actuel. Le lobby le plus fort actuellement c'est celui de ceux qui ne veulent rien changer "Comment faire face à la situation actuelle ?Gilbert Bejjani : "Il faut revoir les directives qui viennent de personnes qui ne sont pas sur le terrain. Par exemple, on fait beaucoup de tests et dès qu'ils sont positifs, les soignants ne peuvent plus travailler alors qu'ils ne sont pas malades. Bien sûr qu'il existe alors un risque de contamination mais avec des mesures d'hygiène adaptées, ça le réduit fortement et encore plus quand on n'a pas de symptômes et qu'on est vacciné. Il ne faut pas croire que la situation était différente il y a un an. Il y avait juste moins de tests et probablement que des gens ont travaillé en ayant le covid. Mais surtout, il ne faut pas annoncer un jour qu'on doit annuler toutes les opérations et faire un virage à 180 degrés le lendemain. Il faut apprendre à vivre avec ce covid, sans tout fermer à chaque fois que les chiffres montent ou en mettant de côté d'autres pathologies. Il n'est pas normal que des personnes souffrant d'un cancer n'osent plus se faire soigner ou se sentent délaissées. Il faut aussi arrêter ce tracing systématique qui n'est pas une solution, gonfle les chiffres en augmentant l'anxiété et ne répond pas à la problématique qui est celle du besoin de vacciner la population et de redéfinir des nouvelles normes pour les lieux de concentration et de brassage de personnes. Cela a été notamment proposé par certains, comme la création de label de confiance comme par exemple pour l'horeca et d'autres secteurs, avec une meilleure ventilation, l'espacement des tables etc. Il suffit juste de les appliquer comme on l'appliquait avec les autres règles d'hygiène auparavant. Enfin, je suis aussi favorable à la vaccination obligatoire, ce qui mettrait un terme à pas mal de débats. On en arrivera pas à des absurdités comme menacer de chômage des gens du personnel hospitalier s'ils ne se vaccinent pas. Il faut oser mettre ce point sur la table. Le vaccin reste efficace et de nouveaux vaccins, multivariants, arriveront pour faire face aux mutations du virus. Et il faut continuer à respecter aussi quelques règles d'hygiène simples comme le lavage des mains ou autres gestes barrières quand c'est nécessaire. La liberté de circuler est une liberté au moins aussi importante que celle de ne pas se faire vacciner. Le but est de ne plus reconfiner mais de changer le système pour pouvoir absorber cette épidémie et d'autres à venir. "