C'est ce qu'a communiqué mardi l'entreprise, maison-mère d'Engie Belgique, à l'occasion de la publication de ses résultats financiers trimestriels.

Le gouvernement fédéral a décidé le 18 mars dernier de demander à la société française de prolonger la durée de vie opérationnelle des réacteurs Doel 4 et Tihange 3 jusqu'en 2035. "Cette décision exigerait qu'Engie proroge son rôle d'exploitant nucléaire pour une période beaucoup plus longue que prévu. Engie contribue à cette réorientation et travaille avec le gouvernement pour étudier la faisabilité et les conditions de mise en oeuvre de ce nouveau scénario", commente-t-elle.

Engie rappelle avoir déjà indiqué que cinq années seront nécessaires pour l'exécution d'un tel scénario, étant donné les importantes contraintes en termes de sécurité, de réglementation et de mise en oeuvre que cela implique. Cela d'autant plus que les travaux de prolongation devront être réalisés alors même que le démantèlement des unités adjacentes aura déjà commencé et que d'autres unités adjacentes seront encore en exploitation, relève le producteur et fournisseur d'énergie.

"Compte-tenu de son ampleur, cette prolongation potentielle présenterait un profil de risque qui s'étend au-delà des activités normales d'un opérateur privé", estime Engie.

Fin mars, le CEO d'Engie Belgique, Thierry Saegeman, avait prévenu que la décision tardive du gouvernement de prolonger les centrales nucléaires les plus récentes implique qu'elles ne seront prêtes qu'en 2027. Elles devront en outre probablement être mises à l'arrêt entre 2025 et 2027 pour les travaux d'adaptation, avait-il averti.

À plus court terme, les priorités de l'entreprise française sont de "maintenir un niveau de disponibilité opérationnelle élevé, de préparer l'arrêt définitif des deux premières unités cet hiver (Doel 3 le 1er octobre prochain et Tihange 2 le 1er février 2023, NDLR) et d'entrer dans le processus de révision triennale des provisions nucléaires au cours du second semestre de cette année".

"En ce qui concerne ce dernier point, et suivant le même processus qu'en 2019, cette révision tiendra compte de toute mise à jour requise des scénarii techniques et économiques, notamment les coûts, le calendrier et les taux d'actualisation", précise Engie.

Afin de financer le démantèlement des centrales belges et l'élimination des déchets nucléaires, une somme de 41 milliards d'euros serait nécessaire jusqu'en 2100. Un pot d'épargne de plus de 14 milliards d'euros a déjà été constitué au sein de Synatom, une filiale d'Engie Belgique, mais une partie a été prêtée à nouveau à Engie pour financer de nouveaux projets. Il reste à voir combien les Français mettront effectivement sur la table.

C'est ce qu'a communiqué mardi l'entreprise, maison-mère d'Engie Belgique, à l'occasion de la publication de ses résultats financiers trimestriels.Le gouvernement fédéral a décidé le 18 mars dernier de demander à la société française de prolonger la durée de vie opérationnelle des réacteurs Doel 4 et Tihange 3 jusqu'en 2035. "Cette décision exigerait qu'Engie proroge son rôle d'exploitant nucléaire pour une période beaucoup plus longue que prévu. Engie contribue à cette réorientation et travaille avec le gouvernement pour étudier la faisabilité et les conditions de mise en oeuvre de ce nouveau scénario", commente-t-elle.Engie rappelle avoir déjà indiqué que cinq années seront nécessaires pour l'exécution d'un tel scénario, étant donné les importantes contraintes en termes de sécurité, de réglementation et de mise en oeuvre que cela implique. Cela d'autant plus que les travaux de prolongation devront être réalisés alors même que le démantèlement des unités adjacentes aura déjà commencé et que d'autres unités adjacentes seront encore en exploitation, relève le producteur et fournisseur d'énergie. "Compte-tenu de son ampleur, cette prolongation potentielle présenterait un profil de risque qui s'étend au-delà des activités normales d'un opérateur privé", estime Engie. Fin mars, le CEO d'Engie Belgique, Thierry Saegeman, avait prévenu que la décision tardive du gouvernement de prolonger les centrales nucléaires les plus récentes implique qu'elles ne seront prêtes qu'en 2027. Elles devront en outre probablement être mises à l'arrêt entre 2025 et 2027 pour les travaux d'adaptation, avait-il averti. À plus court terme, les priorités de l'entreprise française sont de "maintenir un niveau de disponibilité opérationnelle élevé, de préparer l'arrêt définitif des deux premières unités cet hiver (Doel 3 le 1er octobre prochain et Tihange 2 le 1er février 2023, NDLR) et d'entrer dans le processus de révision triennale des provisions nucléaires au cours du second semestre de cette année". "En ce qui concerne ce dernier point, et suivant le même processus qu'en 2019, cette révision tiendra compte de toute mise à jour requise des scénarii techniques et économiques, notamment les coûts, le calendrier et les taux d'actualisation", précise Engie. Afin de financer le démantèlement des centrales belges et l'élimination des déchets nucléaires, une somme de 41 milliards d'euros serait nécessaire jusqu'en 2100. Un pot d'épargne de plus de 14 milliards d'euros a déjà été constitué au sein de Synatom, une filiale d'Engie Belgique, mais une partie a été prêtée à nouveau à Engie pour financer de nouveaux projets. Il reste à voir combien les Français mettront effectivement sur la table.