Ce départ surprise a été décidé "d'un commun accord" lors d'une réunion du conseil de surveillance de Volkswagen, selon un communiqué. Herbert Diess était sur la sellette depuis des mois au sein du géant aux douze marques engagé dans un virage à marche forcée vers la voiture électrique et connectée. Mais il avait jusqu'ici toujours sauvé sa tête.

"Herbert Diess a joué un rôle clé dans la poursuite de la transformation de l'entreprise pendant son mandat" à la tête de Volkswagen et de la marque éponyme, a déclaré le président du conseil de surveillance Hans Dieter Pötsch dans un communiqué. "Il a non seulement dirigé l'entreprise dans des eaux extrêmement difficiles, mais il l'a également fondamentalement réaligné stratégiquement", a-t-il ajouté.

Manager intransigeant

Fin 2021, M.Diess, venu de BMW avec une réputation de manager intransigeant, était sorti vainqueur d'une période de tensions avec les puissants représentants du personnel. À l'origine des turbulences internes, le style de gestion et la stratégie d'électrification du bouillant patron autrichien, qui a pris le volant de Volkswagen en 2018 avec l'ambition de tourner définitivement la page du dieselgate, le scandale de moteur truqué qui a terni l'image du groupe en 2015.

Céder la responsabilité des opérations en Chine, marché stratégique

Depuis le début d'année, M. Diess avait dû déjà céder la responsabilité des opérations en Chine, marché stratégique, à un autre poids lourd de l'entreprise, obtenant en compensation la supervision de l'entité Cariad, unité de Volkswagen chargée de coder les logiciels au coeur de la révolution électrique et connectée engagée par la filière automobile. Ironie de l'histoire, en raison de la lenteur des progrès réalisés par Cariad, Porsche a dernièrement décidé de rompre le partenariat avec cette unité pour développer ses propres solutions informatiques.

Oliver Blume, reuters
Oliver Blume © reuters

Le futur homme fort de Volkswagen, Oliver Blume, a rejoint le groupe en 1994 en ayant occupé depuis des postes de direction au sein des marques Audi, Seat, Volkswagen et Porsche, qu'il dirige depuis 2015. Il est membre du directoire de Volkswagen depuis 2018. "Ce qui est décisif pour le succès, c'est l'esprit d'équipe, le fair-play et la passion", a souligné M. Blume dans un ultime croche-pied au sortant.

Ce départ surprise a été décidé "d'un commun accord" lors d'une réunion du conseil de surveillance de Volkswagen, selon un communiqué. Herbert Diess était sur la sellette depuis des mois au sein du géant aux douze marques engagé dans un virage à marche forcée vers la voiture électrique et connectée. Mais il avait jusqu'ici toujours sauvé sa tête."Herbert Diess a joué un rôle clé dans la poursuite de la transformation de l'entreprise pendant son mandat" à la tête de Volkswagen et de la marque éponyme, a déclaré le président du conseil de surveillance Hans Dieter Pötsch dans un communiqué. "Il a non seulement dirigé l'entreprise dans des eaux extrêmement difficiles, mais il l'a également fondamentalement réaligné stratégiquement", a-t-il ajouté.Fin 2021, M.Diess, venu de BMW avec une réputation de manager intransigeant, était sorti vainqueur d'une période de tensions avec les puissants représentants du personnel. À l'origine des turbulences internes, le style de gestion et la stratégie d'électrification du bouillant patron autrichien, qui a pris le volant de Volkswagen en 2018 avec l'ambition de tourner définitivement la page du dieselgate, le scandale de moteur truqué qui a terni l'image du groupe en 2015.Depuis le début d'année, M. Diess avait dû déjà céder la responsabilité des opérations en Chine, marché stratégique, à un autre poids lourd de l'entreprise, obtenant en compensation la supervision de l'entité Cariad, unité de Volkswagen chargée de coder les logiciels au coeur de la révolution électrique et connectée engagée par la filière automobile. Ironie de l'histoire, en raison de la lenteur des progrès réalisés par Cariad, Porsche a dernièrement décidé de rompre le partenariat avec cette unité pour développer ses propres solutions informatiques.Le futur homme fort de Volkswagen, Oliver Blume, a rejoint le groupe en 1994 en ayant occupé depuis des postes de direction au sein des marques Audi, Seat, Volkswagen et Porsche, qu'il dirige depuis 2015. Il est membre du directoire de Volkswagen depuis 2018. "Ce qui est décisif pour le succès, c'est l'esprit d'équipe, le fair-play et la passion", a souligné M. Blume dans un ultime croche-pied au sortant.