James Hammond, le PDG de New Generation Research, qui dirige BankruptcyData, une base de données de faillites d'entreprises n'est pas optimiste. Interrogé dans le magazine américain Fortune, il annonce une vague de faillites sans précédent suite à la crise du coronavirus. Cette vague ne fait que commencer, selon lui.
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James Hammond, le PDG de New Generation Research, qui dirige BankruptcyData, une base de données de faillites d'entreprises n'est pas optimiste. Interrogé dans le magazine américain Fortune, il annonce une vague de faillites sans précédent suite à la crise du coronavirus. Cette vague ne fait que commencer, selon lui. "Nous assistons à une accélération sans précédent du nombre de faillites. Je crois que nous en verrons davantage que dans toute autre vie d'homme d'affaires...", déclare l'expert sur le site de Fortune. Selon James Hammond, l'ampleur des faillites cette année a déjà dépassé le niveau atteint de la crise de 2008, si l'on se base uniquement sur la valeur des actifs. Le pire est à venir aux Etats-Unis, quand le programme de protection des salaires du gouvernement (Pay Check Protection Program), qui vise à maintenir les petites entreprises en activité grâce à des prêts convertibles en subventions, arrivera à son terme.La société de location de voitures Hertz est la plus grosse entreprise à avoir, à ce jour, déposé une demande de placement sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Malgré un bon début d'année 2020, Hertz n'aura pas réussi à se relever de la crise du coronavirus qui a causé un ralentissement brusque de l'industrie du voyage. La société a déclaré sa banqueroute auprès des tribunaux américains le 22 mai dernier. Le dépôt de bilan en vertu du chapitre 11 signifie qu'une entreprise est en grande difficulté, pas nécessairement qu'elle cessera ses activités. Désormais, Hertz et ses détenteurs cherchent un moyen de réduire le parc automobile de l'entreprise, afin de diminuer drastiquement les coûts.La société de leasing n'est pas la seule à souffrir des effets du ralentissement économique causé par la pandémie de Covid-19. De nombreuses entreprises dans des secteurs variés aussi que le pétrole (Chesapeake Energy), la vente au détail (J.C. Penney) ou l'aéronautique (Latam Airlines) se retrouvent dans le top 20 des sociétés en faillites dressé par BankruptcyData.James Hammond explique la situation actuelle de la sorte : "Il y a une masse de dettes d'entreprises qui s'accumulent, ce qui préoccupe le monde des affaires depuis plusieurs années déjà. Mais tout à coup, en un rien de temps, les investisseurs se mettent à douter pour certaines de la capacité à assurer le service de la dette. De 2008 à 2009, c'était une crise financière. C'est maintenant le cas partout, dans tous les secteurs. "Le magazine Fortune publie un top 10 des secteurs les plus touchés par la crise selon les données chiffrées du site spécialisé en faillites. Le secteur de la restauration arrive en premier, selon le classement de BankruptcyData, suivi par le secteur de la construction et l'immobilier, en quatrième position, on trouve le secteur médical.James Hammond n'est pas optimiste, même après un déconfinement aux USA. Les dépôts de bilan, note-t-il, constituent un indicateur retardé. Or, à ce stade, dit-il, "nous sommes juste au bord de la cascade", prévient-il.