Cette condamnation, l'une des plus lourdes depuis le lancement de mouvements de désobéissance civile écologistes tels qu'Extinction Rebellion ou Just Stop Oil, s'inscrit dans un contexte de criminalisation grandissante de l'activisme environnemental contre laquelle il est essentiel de faire bloc.

En effet, depuis plusieurs mois, les procès et arrestations de militantes et militants écologistes s'enchaînent, en France, en Grande-Bretagne et ailleurs en Europe, pour des actions exclusivement non-violentes. Des actions, il est important de le répéter, entreprises après des années de mobilisation plus traditionnelle, et qui sont le dernier recours de citoyennes et citoyens inquiets et démunis face au mépris des États et des entreprises polluantes qui persistent à envoyer l'humanité à sa perte.

Un nouveau palier a été franchi récemment, lorsqu'après une manifestation à Sainte-Soline en France contre la construction de "mégabassines" d'eau, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur Français, a déclaré: "Une quarantaine de personnes fichées S à l'ultra-gauche ont été repérées dans cette manifestation avec des modes opératoires qui relèvent, je n'ai pas peur de le dire, de l'écoterrorisme."

Comparer les actions de désobéissance civile et les manifestations non déclarées à de l'éco-terrorisme est irresponsable et dangereux. Cela ouvre la voie à des sanctions judiciaires toujours plus importantes et décrédibilise la désobéissance civile non violente qui est un recours fondamental en démocratie afin de s'opposer à des lois injustes et inadaptées aux enjeux les plus urgents. Cette comparaison renforce par ailleurs la polarisation de la société à l'heure où l'urgence écologique impose que nous nous unissions toutes et tous pour relever ces défis communs qui dépassent les couleurs politiques.

Les vrais criminels jamais inquiétés

Alors que la COP27 se tient en ce moment à Sharm-El-Sheikh, et malgré toutes les COPs qui lui ont précédé, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère reste strictement croissante, preuve que les réponses des États et des entreprises polluantes sont loin d'être suffisantes.

Alors que le GIEC insiste sur l'urgence de prendre des mesures fortes et strictes pour assurer la survie de l'humanité, des entreprises criminelles planifient de nouveaux projets climaticides, avec la complicité de leurs gouvernements. Qui sont alors les vrais criminels? Le comportement irresponsable et l'impunité des entreprises et dirigeants ont même conduit un groupe scientifique tel que le GIEC à citer la désobéissance civile comme une mesure nécessaire à la survie de l'humanité, alors que de plus en plus de scientifiques s'y essayent.

Rappelons que la désobéissance civile a permis de grandes avancées sociales telles que le droit de vote des femmes en 1928 au Royaume-Uni, l'abolition des lois racistes aux États-Unis en 1955, et la protection d'écosystèmes en Nouvelle-Zélande, pour ne citer que quelques exemples.

La pertinence de viser l'art pour interpeller sur l'inaction climatique est sujet à débat, mais la réalité de l'urgence climatique, après d'innombrables rapports et études scientifiques, ne l'est pas. Malgré cela, les décisions insensées des États et entreprises se succèdent jour après jour, au point que le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, qualifie "l'abdication des dirigeants" de "criminelle" et leur inaction de "suicide collectif". La désobéissance civile est et restera un moyen de pression indispensable dans la lutte contre la destruction du vivant et pour faire imposer des sanctions pénales aux vrais criminels.

Nous appelons donc toutes les personnes qui perçoivent l'ampleur de l'urgence à exprimer leur soutien aux militants, sous quelque forme que ce soit. Des activistes sont tués chaque année dans les pays du Sud pour la simple raison qu'ils veulent protéger le vivant. Avec ces récentes condamnations pénales, la répression du mouvement climatique débute en Europe, mais nous ne laisserons rien passer. Nous continuerons d'exiger par tous les moyens la libération de celles et ceux qui défendent notre avenir, et que des mesures à la hauteur des enjeux soient enfin prises par nos dirigeantes et dirigeants.

Chloé Mikolajczak (activiste pour la justice environnementale et sociale), Brenda Odimba (militante décoloniale, fondatrice de NewSisterhood asbl), Laurie Pazienza (activiste pour la justice climatique et sociale), Corentin Tassignon (citoyen engagé pour la justice climatique et sociale)

Organisations signataires

  • La Fédération des Services Sociaux
  • La Ligue des droits humains
  • Agir pour la Paix
  • Vredesactie
  • Greenpeace Belgique
  • Grands-parents pour le climat
  • Youth For Climate Belgium
  • Extinction Rebellion Belgique
  • Le Collectif Groupe F.(s)
  • Ineos Will Fall
  • Collectif Pakman
  • Uitgezonderd
  • Gents MilieuFront
  • Climaxi vzw
  • LABO vzw

Ainsi que des centaines de citoyens engagés

  • Alexis Deswaef (avocat et vice-président de la FIDH)
  • Isabelle Stengers (philosophe des sciences belge)
  • Vinz Kanté (Fondateur du média LIMIT)
  • Kipili (Fondatrice du média LIMIT)
  • Céline Nieuwenhuys (Secrétaire générale FdSS-FdSSB)
  • Pierre-Arnaud Perrouty (directeur de la Ligue des droits humains)
  • Adélaïde Charlier (activiste pour la justice climatique et les droits humains)
  • Paul Van Osselaer (Eco-Foodprint Consultant et Animateur de la Fresque du climat)
  • Cécile Le Van (analyste des marchés de l'énergie à la stratégie de TotalEnergies, bénévole dans les associations The Shifters Belgium et La Fresque du Climat)
  • Valentin Couvreur (Chercheur Qualifié FNRS et professeur UCLouvain)
  • Véronique van der Plancke (Avocate et Maître de conférence ULB)
  • Marie Jadoul (doctorante en droit UCLouvain et membre de la Ligue des droits humains)
  • Noémie Evrard (doctorante en sciences politiques)
  • Dr. Cornelia Huth (Dipl.-Oec.troph, MSE from Scientist Rebellion Germany)
  • Guillermo Joaquin Dominguez Calabuig (German Aeroespace Center, Bremen)
  • Sandy Manolios (PhD Student, Delft University of Technology)
  • Marjan Smeulders (Scientist, Radboud university, Nijmegen)
  • Brian McNeil (Reader of Physics, University of Strathclyde, Glasgow)
  • Hans Ossebaard (Lecturer Sustainable Healthcare, Vrije Universiteit Amsterdam, Utrecht)
  • Nina Hertoghs (Scientist, Jnj, Amsterdam)
  • Xanthippi Alexi Vassiliou (Research Scientist, Haarlem)
  • Fabian (PhD Student, University of Amsterdam, Amsterdam)
  • Lara Senior (Entomologist, Department of Agriculture and Fisheries, Brisbane)
  • Iosifina Foskolou (Scientist, Sanquin, Amsterdam)
  • Sébastien Hendrickx (Degrowth Propaganda Squad)
  • Noëmi Debacker (Werknemer bij de Vlaamse Overheid)
  • Marjolein Moreaux (activiste et professeure de secondaire)
  • Liesbeth van Schijndel (opnameplanner, activist Extinction Rebellion NL)
  • Timothée D'AMICO (Étudiant en Suisse)
  • Damien Carbonnelle (ingénieur civil BA3 à l'EP Louvain)
  • Xavier De Wannemaeker (activiste)
  • Naomi Cook (professeure de danse)
  • Bénédicte Franck (membre du quartier durable Calevoet-Bourdon)
  • Silvia MESTURINI CAPPO (Docteur en anthropologie, chercheur ERC-CNRS)
  • Sixtine VAN OUTRYVE D'YDEWALLE (PhD researcher in Legal Sciences)
  • Rémi RAFAEL (chercheur en microélectronique)
  • Ngoc-Lan Lang (juriste)
  • Guerric Goubau (avocat)
  • Maay Sterckx (avocate)
  • Kevin Duffy (scientist, London, UK)
  • Sophie Paul, (Reading, UK)
  • Sarah Ludi
  • Christophe Steyaert
  • Frédéric Iterbeke
  • Niklas Kempynck
  • Ray Flynn (activiste XR/Amnesty International)
  • Aly Talen (Universiteit Antwerpen)
  • Mariana de Azevedo Ramires Leão (ULB)
  • Sebastian Gonzato, PhD student, KU Leuven, Brussels
  • Lucie Morauw (activiste pour la justice climatique et sociale)
  • Rik Willemen (computerdeskundige)
  • Wiebe Van Ranst
  • Ruth-Marie Henckes (activiste)
  • Maël Gerday (activiste)
  • Svetlina Sangali (étudiante)
  • Jeanne Magat
  • Mika Kalinowska (étudiante et membre de la COMAC)
  • Antoine Van Liefferinge (étudiant et militant pour la justice sociale et climatique)
  • Olivia Fleuvy (activiste droits humains et justice climatique)
  • Grégory Wispelaere (activiste animaliste & climatique, psychologue du changement)
  • Aline Van hammée (étudiante en environnement)
  • Esmeralda Wirtz (activiste)
  • Alyssa Jacquet (activiste)
  • Francis Panicelli (activiste climat)
  • Gilles Vander Borght (activiste)
  • Valentine Hendrix (activiste)
  • Audrey Aubourg (étudiante ingénieure et activiste)
  • Aline Florin (activiste)
  • Jonas Cardoso (activiste)
  • Baptiste Dutron (activiste)
  • Estelle Pirotte
  • Lucia Enes Gramoso (étudiante et militante pour la justice social et climatique)
  • Guillaume Wafflard
  • Brigitte Simonet (activiste)
  • Iris Senden (activiste)
  • Morgane Senden (activiste)
  • Elisa Gennaro
  • Oscar Otero
  • Manoëlle Doye (activiste)
  • Lou Carlier
  • Brieuc Dubois (Activiste)
  • Médjane Flament (Activiste)
  • Jan Beukeleirs (activiste)
  • Tobias Stadler
  • Lieve Michiels (Activiste)
  • Annick Vanisterbecq (activiste)
  • Katharina Irps
  • Célestin Claeys (activist)
  • Katrin Van den Troost (climaxi)
  • Fenna Bouve (activiste)
  • Peter Paul Vossepoel (activist)
  • Colette Muylle (activiste pour une justice climatique et sociale)
  • Marianne Schoofs (activiste)
  • marguerite ( XR activist)
  • Nele Coen (activist)
  • Robin Hanse (activiste)
  • Marie Rousselle (activiste)
  • Miep Buggenhout (activiste)
  • Wiebe Van Ranst
  • Wim Seghers (activist)
  • Little John (insubordination tank)
  • Willy Dreesen (activist)
  • Laura De Keyzer, activist XR Belgium
  • Marie Sioen (activiste)
  • Niki Poppelaars (activist)
  • Lino Scelsi (activiste)
  • Sarah Stadler
  • Niels Duchesne (activiste)
  • Stefanie De Bock (activist)
  • Fernando Pereira (activiste)
  • Mattijs Van den Bussche
  • Veerle Duflou (Tractie)
  • Yoann Gimbert
  • Isabelle Godesiabois (activiste animaliste & climatique)
  • Corentin Capelle (activiste)
  • Hugo Pereira (étudiant)
  • Joffrey Fouquet (activiste animaliste & climatique)
  • Ike Teuling
  • Gert-Jan Vanaken (activiste)
  • Christel Henri (Activiste animaliste et climatique)
  • Lucie Blondé (activiste) Stéphane Vanden Eede (Collectif Pakman)
  • Louisa Pueschel
  • Yücel Wilmar (activiste animaliste et climatique)
  • Marie Seleck (activiste)
  • Veerle de Smaele
  • Lene Jacobs (activist)
  • Michael McMahon
  • Rémi Koller (activiste indigné)
  • Julie Jadoul
  • Bart Verstraete (activist)
  • Alexia Falisse
  • Hilde Maelstaf
  • Liesbet Masson
  • Patrik El Ducci Conrieri
  • Jean-Paul Leonis (activiste)
  • Luc Deffense (citoyen)
  • Oscar Van Duyse, étudiant
  • Louis Godon (étudiant de recherche en économie)
  • Sarah Goethals (Bezorgde ouder, sympathisant)
  • Lola Cantella (étudiante en sociologie)
  • Pauline Carbonnelle (activiste XR)
  • Maes Bertina (Mantelzorger)
  • Lison Besangez (activiste à XR)
  • Jérémy Evrard (Activiste XR)
  • Céline T'Joen
  • Ombeline Le Bret (étudiante ingénieur agronome)
  • Marylise Ledouble (activiste)
  • Brecht Coppens (Activist & Boer)
  • Vincent Godderis
  • Sylvain Funck (activiste)
  • Corinne Lejour (activiste)
  • Watt Tyler, self employed, Machynlleth
  • Jenny L, self employed, Machynlleth
  • Celine Carbonez electromechanisch ingenieur
  • Emilie (UGent)
  • Juliane Dubuis, étudiante en enseignement spécialisé
  • Augustin Carbonnelle, diplômé d'un Bachelier en Relations Publiques
  • Smets Patrick kinésithérapeute ostéopathe et activiste
  • Anastasia Papangelou, PhD
  • François-Xavier Lievens, assistant, UCLouvain
  • Nicolas Destatte
  • Dominique Lemenu (activiste)
  • Adélaïde Defossé
  • Sixtine Van Outryve, doctorante, UCLouvain
  • Johanna Vandenbussche, leerkracht, Gent
  • Winfried Huba, huisarts, Gent
  • Thomas, Gent
  • Pui Yee Lam (Tractie)
  • Iris Verschaeve
  • Florian Zanatta (biologiste et activiste)
  • Duncan Bamford, Machynlleth
  • Simon Clement, Student, Extinction Rebellion, Gent
  • Colla Martin, Bioingénieur, Bruxelles
  • Ariane Vermeylen, Bioingénieure, Dion-Valmont
  • Jeremy Pontif, Citoyen, Brussels, Belgium
  • Isabelle Gérard, Juriste, Brussels
  • Michel denys, Citoyen, Terre, Uccle
  • Nicolas Desart, Ingénieur projet, Rotor DC, Mont-Sur-Marchienne
  • Nina Peyrot, XR Brussels, Saint Gilles
  • Edgar Szoc, Ligue des droits humains
  • Roland Franck (activiste)
  • Madeleine Funck, citoyenne kinésithérapeute
  • Anaïs Marie, Bruxelles, citoyenne
  • Åsa Elmstam, artist/activist, Ixelles
  • Hilde Debelder, burger/activist XR
  • Aurélien Hucq, doctorant, UCLouvain
  • René Mahieu, doctorant, VUB
  • Eike Gräf, citoyen
  • Pilou (Activiste XR)
  • Yves Claus (GPC)
  • Satya Verwimp, citoyen
  • Daniele Cavallari (activiste)
  • Jo Van Gils
Cette condamnation, l'une des plus lourdes depuis le lancement de mouvements de désobéissance civile écologistes tels qu'Extinction Rebellion ou Just Stop Oil, s'inscrit dans un contexte de criminalisation grandissante de l'activisme environnemental contre laquelle il est essentiel de faire bloc. En effet, depuis plusieurs mois, les procès et arrestations de militantes et militants écologistes s'enchaînent, en France, en Grande-Bretagne et ailleurs en Europe, pour des actions exclusivement non-violentes. Des actions, il est important de le répéter, entreprises après des années de mobilisation plus traditionnelle, et qui sont le dernier recours de citoyennes et citoyens inquiets et démunis face au mépris des États et des entreprises polluantes qui persistent à envoyer l'humanité à sa perte. Un nouveau palier a été franchi récemment, lorsqu'après une manifestation à Sainte-Soline en France contre la construction de "mégabassines" d'eau, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur Français, a déclaré: "Une quarantaine de personnes fichées S à l'ultra-gauche ont été repérées dans cette manifestation avec des modes opératoires qui relèvent, je n'ai pas peur de le dire, de l'écoterrorisme." Comparer les actions de désobéissance civile et les manifestations non déclarées à de l'éco-terrorisme est irresponsable et dangereux. Cela ouvre la voie à des sanctions judiciaires toujours plus importantes et décrédibilise la désobéissance civile non violente qui est un recours fondamental en démocratie afin de s'opposer à des lois injustes et inadaptées aux enjeux les plus urgents. Cette comparaison renforce par ailleurs la polarisation de la société à l'heure où l'urgence écologique impose que nous nous unissions toutes et tous pour relever ces défis communs qui dépassent les couleurs politiques. Alors que la COP27 se tient en ce moment à Sharm-El-Sheikh, et malgré toutes les COPs qui lui ont précédé, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère reste strictement croissante, preuve que les réponses des États et des entreprises polluantes sont loin d'être suffisantes. Alors que le GIEC insiste sur l'urgence de prendre des mesures fortes et strictes pour assurer la survie de l'humanité, des entreprises criminelles planifient de nouveaux projets climaticides, avec la complicité de leurs gouvernements. Qui sont alors les vrais criminels? Le comportement irresponsable et l'impunité des entreprises et dirigeants ont même conduit un groupe scientifique tel que le GIEC à citer la désobéissance civile comme une mesure nécessaire à la survie de l'humanité, alors que de plus en plus de scientifiques s'y essayent. Rappelons que la désobéissance civile a permis de grandes avancées sociales telles que le droit de vote des femmes en 1928 au Royaume-Uni, l'abolition des lois racistes aux États-Unis en 1955, et la protection d'écosystèmes en Nouvelle-Zélande, pour ne citer que quelques exemples. La pertinence de viser l'art pour interpeller sur l'inaction climatique est sujet à débat, mais la réalité de l'urgence climatique, après d'innombrables rapports et études scientifiques, ne l'est pas. Malgré cela, les décisions insensées des États et entreprises se succèdent jour après jour, au point que le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, qualifie "l'abdication des dirigeants" de "criminelle" et leur inaction de "suicide collectif". La désobéissance civile est et restera un moyen de pression indispensable dans la lutte contre la destruction du vivant et pour faire imposer des sanctions pénales aux vrais criminels. Nous appelons donc toutes les personnes qui perçoivent l'ampleur de l'urgence à exprimer leur soutien aux militants, sous quelque forme que ce soit. Des activistes sont tués chaque année dans les pays du Sud pour la simple raison qu'ils veulent protéger le vivant. Avec ces récentes condamnations pénales, la répression du mouvement climatique débute en Europe, mais nous ne laisserons rien passer. Nous continuerons d'exiger par tous les moyens la libération de celles et ceux qui défendent notre avenir, et que des mesures à la hauteur des enjeux soient enfin prises par nos dirigeantes et dirigeants. Chloé Mikolajczak (activiste pour la justice environnementale et sociale), Brenda Odimba (militante décoloniale, fondatrice de NewSisterhood asbl), Laurie Pazienza (activiste pour la justice climatique et sociale), Corentin Tassignon (citoyen engagé pour la justice climatique et sociale)Organisations signatairesAinsi que des centaines de citoyens engagés