Une publicité qui "créé intentionnellement le doute" pour des tests de laboratoire qui n'ont prouvé "aucune efficacité et utilité dans le cadre d'une infection à Covid-19". C'est en ces termes que Sciensano, l'Institut belge de santé, condamnait vendredi dernier la manière d'agir d'un laboratoire privé, comme le relayait Trends-Tendances (https://trends.levif.be/economie/entreprises/coronavirus-un-laboratoire-prive-profite-de-l-epidemie-pour-vendre-des-tests-polemiques/article-news-1263883.html). L'entreprise concernée, LIMS MBNext, vient de nous faire parvenir sa réaction... par voie d'avocat.

Dans un courrier long de 31 pages (dont 25 de références scientifiques), le conseil du laboratoire, Frédéric Heylbroeck du cabinet CEW & Partners, fait valoir "la réalité de la démarche", en opposition totale au "procès d'intention" et aux "basses intentions commerciales" prêtées de façon préjudiciable.

"L'initiative de ma cliente avait pour objet de s'inscrire dans l'effort collectif d'information des médecins, sous l'impulsion donnée par Sciensano, et de soutien logistique et technique, en rappelant que le laboratoire et tous ses centres se tiennent à disposition pour réaliser les prélèvements et/ou pour acheminer les échantillons destinés au dépistage du Covid-19 jusqu'à Leuven", au centre national de référence, argumente l'avocat, estimant sans fondement le fait de prétendre que LIMS ait perturbé le déroulement des diagnostics du coronavirus.

Le laboratoire considère également d'autant plus injuste l'allégation de "profit au détriment de la collectivité" que dans sa notification critiquée, LIMS présentait en fait son BIP Défenses antivirales. "Dans ce même esprit de contribution aux efforts que commande la situation sanitaire actuelle", précise Me Heylbroeck.

Ce test BIP de biologie d'investigation préventive se compose d'analyses sanguines d'éléments (dosage du zinc, du cuivre, du sélénium, des vitamines A, D et E, du glutathion et autres acides gras polyinsaturés) qui interviendraient dans l'immunité contre les attaques virales et dans la limitation des lésions inflammatoires. C'est démontré par une "littérature scientifique abondante", selon le laboratoire qui inventorie plus de 100 références appuyant les conclusions de son comité scientifique.

Fort de cet état de l'art, LIMS MBNext affirmait ainsi dans sa notification du 9 mars dernier, celle dénoncée par Sciensano, que ses bilans aideraient les médecins à cibler et corriger les carences ou excès en micronutriments afin de "construire une armure biologique sur mesure pour que (le) patient puisse se défendre efficacement contre le coronoravirus Covid-19 ou tout autre virus pathogène".

"Sciensano a retiré (de son site) la déclaration par laquelle il disait condamner le procédé", motive l'avocat. Et le laboratoire de conclure: "s'il n'existe pas encore aujourd'hui de solution pour empêcher une infection au Covid-19, nous ne sommes pas sans ressources pour essayer d'optimiser le système immunitaire". Dont acte.

Une publicité qui "créé intentionnellement le doute" pour des tests de laboratoire qui n'ont prouvé "aucune efficacité et utilité dans le cadre d'une infection à Covid-19". C'est en ces termes que Sciensano, l'Institut belge de santé, condamnait vendredi dernier la manière d'agir d'un laboratoire privé, comme le relayait Trends-Tendances (https://trends.levif.be/economie/entreprises/coronavirus-un-laboratoire-prive-profite-de-l-epidemie-pour-vendre-des-tests-polemiques/article-news-1263883.html). L'entreprise concernée, LIMS MBNext, vient de nous faire parvenir sa réaction... par voie d'avocat. Dans un courrier long de 31 pages (dont 25 de références scientifiques), le conseil du laboratoire, Frédéric Heylbroeck du cabinet CEW & Partners, fait valoir "la réalité de la démarche", en opposition totale au "procès d'intention" et aux "basses intentions commerciales" prêtées de façon préjudiciable."L'initiative de ma cliente avait pour objet de s'inscrire dans l'effort collectif d'information des médecins, sous l'impulsion donnée par Sciensano, et de soutien logistique et technique, en rappelant que le laboratoire et tous ses centres se tiennent à disposition pour réaliser les prélèvements et/ou pour acheminer les échantillons destinés au dépistage du Covid-19 jusqu'à Leuven", au centre national de référence, argumente l'avocat, estimant sans fondement le fait de prétendre que LIMS ait perturbé le déroulement des diagnostics du coronavirus.Le laboratoire considère également d'autant plus injuste l'allégation de "profit au détriment de la collectivité" que dans sa notification critiquée, LIMS présentait en fait son BIP Défenses antivirales. "Dans ce même esprit de contribution aux efforts que commande la situation sanitaire actuelle", précise Me Heylbroeck.Ce test BIP de biologie d'investigation préventive se compose d'analyses sanguines d'éléments (dosage du zinc, du cuivre, du sélénium, des vitamines A, D et E, du glutathion et autres acides gras polyinsaturés) qui interviendraient dans l'immunité contre les attaques virales et dans la limitation des lésions inflammatoires. C'est démontré par une "littérature scientifique abondante", selon le laboratoire qui inventorie plus de 100 références appuyant les conclusions de son comité scientifique.Fort de cet état de l'art, LIMS MBNext affirmait ainsi dans sa notification du 9 mars dernier, celle dénoncée par Sciensano, que ses bilans aideraient les médecins à cibler et corriger les carences ou excès en micronutriments afin de "construire une armure biologique sur mesure pour que (le) patient puisse se défendre efficacement contre le coronoravirus Covid-19 ou tout autre virus pathogène"."Sciensano a retiré (de son site) la déclaration par laquelle il disait condamner le procédé", motive l'avocat. Et le laboratoire de conclure: "s'il n'existe pas encore aujourd'hui de solution pour empêcher une infection au Covid-19, nous ne sommes pas sans ressources pour essayer d'optimiser le système immunitaire". Dont acte.