C'est l'un des rares assouplissements annoncés par le CNS ce jeudi. Il concerne les mesures sanitaires pour les achats. Il sera dorénavant possible de faire ses courses à 2 personnes sans limite de temps dans les magasins alors que la limite de temps était de 30 minutes auparavant et en solo. C'est un maximum de 2 personnes, mais les magasins pourront choisir d'appliquer une mesure individuelle plus stricte. Cette mesure sera d'application à partir du lundi 24 août.

Le dernier CNS en date avait en effet fait marche arrière sur les visites au magasin, les limitant à 30 minutes par personne, seule, sauf exception comme lorsqu'on accompagne une personne en besoin d'assistance ou un enfant de moins de 12 ans. Une mesure décriée par le secteur qui accuse de lourdes pertes financières. Le conseil de la consommation avait ainsi demandé en prélude du CNS de ce jeudi à la ministre de l'Economie Muyle d'assouplir la règle des achats en solo.

La principale raison est de sauver les soldes d'été, repoussées au mois d'août suite à l'épidémie et dont les résultats sont très décevants. Selon une enquête de Comeos auprès de membres dans l'habillement et le secteur "health & beauty", les commerçants constatent une baisse des ventes de 40% environ par rapport à la première quinzaine de soldes d'été en 2019. Le nombre de clients a fortement baissé, mais pour un panier par client légèrement plus fourni (+5%) que l'an dernier en moyenne.

Enervement et incompréhension

"Le fait de devoir faire les magasins individuellement joue un grand rôle dans la baisse des ventes et du nombre de clients. Les couples ne peuvent pas entrer ensemble, même si le magasin est vide. Beaucoup abandonnent alors l'idée", estimait tout récemment Comeos. La règle causait aussi de l'incompréhension et parfois de l'énervement chez les clients. Selon Comeos, trois quarts des commerçants indiquent avoir déjà dû faire face à de l'agressivité à cause de cette règle.

Le Syndicat neutre pour indépendants demande dans la foulée que les soldes d'été soient prolongés jusqu'en septembre. "Trois magasins de mode sur quatre finiront l'année dans le rouge", avertit le SNI. Le SDI demande lui aussi un allongement de la période de soldes face au "spectre de la faillite" et encourage les consommateurs à privilégier les petits commerçants.

L'assouplissement bienvenu devrait donc pouvoir donner une bouffée d'oxygène au secteur.

La FEB satisfaite

Le Conseil national de sécurité (CNS) a trouvé équilibre "entre besoin sociétal, santé publique et attentes économiques et commerciales", a réagi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). L'organisation patronale salue particulièrement la décision du CNS de permettre à nouveau aux citoyens de faire du shopping à deux dans le respect des mesures sanitaires et sans limite de temps.

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"Cette mesure permettra de soutenir le commerce de détail et correspond mieux à la réalité du shopping", estime la FEB. L'organisation patronale estime aussi que la décision des acteurs de l'enseignement de considérer la semaine de cinq jours de cours comme la nouvelle norme de départ (code jaune) est "une bonne chose et répond à un besoin d'éviter l'isolement social et de résoudre les problème d'accueil d'enfants pour les parents qui travaillent".

"Pourquoi attendre lundi?"

Si les organisations représentant les classes moyennes saluent jeudi quelques adaptations comme l'autorisation de faire ses courses en binôme, elles restent toutefois sur leur faim après la nouvelle réunion du Conseil national de sécurité.

Alors qu'il se réjouissait du retour du shopping à deux, le Syndicat neutre pour indépendant (SNI) a rapidement déchanté. "Les soldes, cela ne se fait en effet pas tout seul mais bien en famille ou avec des amis. Mais pourquoi donc attendre lundi" et faire "perdre encore un week-end aux commerçants", s'interroge-t-il, jugeant cette décision "incompréhensible".

De son côté, l'Union des classes moyennes (UCM) se dit soulagée du retour des courses en binôme, tout comme la fédération patronale interprofessionnelle SDI. "Malgré le masque et la distanciation, faire ses courses à deux et flâner plus de 30 minutes dans un magasin est de nature à inciter les consommateurs à profiter des bonnes occasions qui restent", pointe l'UCM. Il est en effet "essentiel pour les commerçants de les écouler pour reconstituer les liquidités nécessaires à l'achat de la collection d'hiver", ajoute-t-elle.

Encombrés d'invendus, les commerçants devraient d'ailleurs pouvoir souscrire un prêt de garantie sans intérêt, pour la valeur des produits invendus, auprès des organismes de financement régionaux afin de disposer de liquidités, estime le SNI.

C'est l'un des rares assouplissements annoncés par le CNS ce jeudi. Il concerne les mesures sanitaires pour les achats. Il sera dorénavant possible de faire ses courses à 2 personnes sans limite de temps dans les magasins alors que la limite de temps était de 30 minutes auparavant et en solo. C'est un maximum de 2 personnes, mais les magasins pourront choisir d'appliquer une mesure individuelle plus stricte. Cette mesure sera d'application à partir du lundi 24 août. Le dernier CNS en date avait en effet fait marche arrière sur les visites au magasin, les limitant à 30 minutes par personne, seule, sauf exception comme lorsqu'on accompagne une personne en besoin d'assistance ou un enfant de moins de 12 ans. Une mesure décriée par le secteur qui accuse de lourdes pertes financières. Le conseil de la consommation avait ainsi demandé en prélude du CNS de ce jeudi à la ministre de l'Economie Muyle d'assouplir la règle des achats en solo. La principale raison est de sauver les soldes d'été, repoussées au mois d'août suite à l'épidémie et dont les résultats sont très décevants. Selon une enquête de Comeos auprès de membres dans l'habillement et le secteur "health & beauty", les commerçants constatent une baisse des ventes de 40% environ par rapport à la première quinzaine de soldes d'été en 2019. Le nombre de clients a fortement baissé, mais pour un panier par client légèrement plus fourni (+5%) que l'an dernier en moyenne. "Le fait de devoir faire les magasins individuellement joue un grand rôle dans la baisse des ventes et du nombre de clients. Les couples ne peuvent pas entrer ensemble, même si le magasin est vide. Beaucoup abandonnent alors l'idée", estimait tout récemment Comeos. La règle causait aussi de l'incompréhension et parfois de l'énervement chez les clients. Selon Comeos, trois quarts des commerçants indiquent avoir déjà dû faire face à de l'agressivité à cause de cette règle. Le Syndicat neutre pour indépendants demande dans la foulée que les soldes d'été soient prolongés jusqu'en septembre. "Trois magasins de mode sur quatre finiront l'année dans le rouge", avertit le SNI. Le SDI demande lui aussi un allongement de la période de soldes face au "spectre de la faillite" et encourage les consommateurs à privilégier les petits commerçants.L'assouplissement bienvenu devrait donc pouvoir donner une bouffée d'oxygène au secteur. Le Conseil national de sécurité (CNS) a trouvé équilibre "entre besoin sociétal, santé publique et attentes économiques et commerciales", a réagi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). L'organisation patronale salue particulièrement la décision du CNS de permettre à nouveau aux citoyens de faire du shopping à deux dans le respect des mesures sanitaires et sans limite de temps. "Cette mesure permettra de soutenir le commerce de détail et correspond mieux à la réalité du shopping", estime la FEB. L'organisation patronale estime aussi que la décision des acteurs de l'enseignement de considérer la semaine de cinq jours de cours comme la nouvelle norme de départ (code jaune) est "une bonne chose et répond à un besoin d'éviter l'isolement social et de résoudre les problème d'accueil d'enfants pour les parents qui travaillent".Si les organisations représentant les classes moyennes saluent jeudi quelques adaptations comme l'autorisation de faire ses courses en binôme, elles restent toutefois sur leur faim après la nouvelle réunion du Conseil national de sécurité.Alors qu'il se réjouissait du retour du shopping à deux, le Syndicat neutre pour indépendant (SNI) a rapidement déchanté. "Les soldes, cela ne se fait en effet pas tout seul mais bien en famille ou avec des amis. Mais pourquoi donc attendre lundi" et faire "perdre encore un week-end aux commerçants", s'interroge-t-il, jugeant cette décision "incompréhensible". De son côté, l'Union des classes moyennes (UCM) se dit soulagée du retour des courses en binôme, tout comme la fédération patronale interprofessionnelle SDI. "Malgré le masque et la distanciation, faire ses courses à deux et flâner plus de 30 minutes dans un magasin est de nature à inciter les consommateurs à profiter des bonnes occasions qui restent", pointe l'UCM. Il est en effet "essentiel pour les commerçants de les écouler pour reconstituer les liquidités nécessaires à l'achat de la collection d'hiver", ajoute-t-elle. Encombrés d'invendus, les commerçants devraient d'ailleurs pouvoir souscrire un prêt de garantie sans intérêt, pour la valeur des produits invendus, auprès des organismes de financement régionaux afin de disposer de liquidités, estime le SNI.