Amazon va très bien, merci pour elle. L'entreprise chère à Jeff Bezos continue, en pleine crise du coronavirus, à enregistrer des résultats impressionnants. Elle truste notamment les sommets en Bourse, à contre-courant du reste de la cote américaine, avec un titre qui a gagné plus de 6% en début de semaine.
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Amazon va très bien, merci pour elle. L'entreprise chère à Jeff Bezos continue, en pleine crise du coronavirus, à enregistrer des résultats impressionnants. Elle truste notamment les sommets en Bourse, à contre-courant du reste de la cote américaine, avec un titre qui a gagné plus de 6% en début de semaine.En outre, on annonce un recrutement massif de 75.000 nouveaux collaborateurs aux États-Unis (en plus des 100.000 nouvelles recrues du mois dernier) pour répondre à une demande de plus en plus forte. Ces embauches visent à augmenter la livraison de fournitures essentielles mais également à reprendre des activités dites "non-essentielles". Par ailleurs, la justice vient justement d'ordonner aux divisons françaises du groupe de se limiter uniquement aux activités essentielles.Une année 2020 à 334 milliards de revenusMais l'e-commerce n'est pas le seul secteur dans lequel Amazon rencontre un énorme boom.L'entreprise demeure très active dans trois domaines florissants dans un contexte de confinement presque généralisé: l'e-commerce bien sûr, mais aussi le cloud computing via Amazon Web Services (AWS) ainsi que la vidéo en streaming. La situation actuelle est donc "idéale" pour ce genre d'entreprise.Comme le mentionne BFM Bourse, le positionnement du géant de l'e-commerce lui confère toute une série d'avantages commerciaux face à une pandémie qui oblige les gens à rester chez eux et pour nombre d'entre eux d'y travailler.Par exemple, son service de streaming et de vidéo à la demande Amazon Prime Video ainsi que la plate-forme de streaming Twitch (largement axé sur le jeu vidéo) sont en pleine ébullition due à la quarantaine. Mais Netflix, Fortnite, Slack ou encore Zoom connaissent aussi un pic de fréquentations, qui fait les affaires d'Amazon puisqu'ils sont tous clients de son service de cloud computing, AWS. Ce service est également important pour le secteur de la médecine. En effet, AWS offre des ristournes aux scientifiques qui ont besoin de sa puissance de calcul pour accélérer des projets liés au coronavirus, comme le relate korii.Il semblerait que 30% du cloud total mondial appartiendrait dès lors à Amazon.Le service est en tout cas une mine d'or pour l'entreprise. On évalue aujourd'hui la valeur de ce service à 500 milliards de dollars.Selon les spécialistes, Amazon pourrait donc tirer grandement parti de cette situation exceptionnelle. Ceux-ci tablent sur une augmentation des revenus de 19% par rapport à l'année 2019, soit 334 milliards de dollars contre 280 l'année dernière. On parle d'ailleurs d'un gain astronomique de 2.300 milliards de dollars, cumulés sur les cinq prochaines années. La crise sanitaire, que nous traversons actuellement, fait évoluer les habitudes de consommation de la population, et toujours selon les analystes, Amazon va probablement en ressortir "grand gagnant".Même en temps de crise, les rouages de l'entreprise, basée à Seattle, semblent donc toujours bien huilés. Seulement, cette toute-puissance quasiment monopolistique a de quoi inquiéter, comme l'évoque CNN.Position de monopole et gonflement abusif des prixLa situation exceptionnelle que nous sommes en train de vivre met en évidence le caractère ultra-monopolistique d'Amazon, chose qui lui était déjà fortement reprochée avant l'apparition de la crise. La question se pose : est-il normal d'avoir une telle domination sur tant de domaines variés ?Au-delà du caractère monopolistique, il est reproché à l'entreprise américaine de ne pas avoir réussi à contrôler le gonflement abusif des prix, alors que de nombreux consommateurs s'étaient tournés vers elle pour faire leurs courses. Plusieurs états américains ont d'ailleurs écrit à l'entreprise pour dénoncer le fait qu'il n'y avait pas eu de contrôle sur l'augmentation des prix concernant les besoins de première nécessité, comme des gels hydroalcooliques, par exemple.De plus, on s'interroge aussi sur les conditions dans lesquelles travaillent les employés du groupe, qui doivent dès lors enclencher la seconde pour pouvoir répondre à une demande de plus en plus exponentielle. On apprend d'ailleurs que des mouvements de protestation ont éclaté en regard de mesures d'hygiène insuffisantes, des salariés ayant été infectés par le virus.Aussi, l'entreprise a tenté une manoeuvre afin de court-circuiter l'Etat. Amazon a, en effet, essayé de se fournir en tests (actuellement réservés au personnel soignant) directement auprès d'un fabricants.Autant de côtés sombres qui font surface alors que nous traversons une des plus graves crises sanitaires de l'histoire de l'humanité.