Le Comité de concertation a décidé vendredi de fermer les discothèques et dancings pour une période de trois semaines, jusqu'au 15 décembre prochain minimum, soit la date de la prochaine réunion interministérielle entre entités fédérales et fédérées. La nouvelle mesure entre en vigueur dès demain/samedi.

"Nous nous rendons bien compte qu'il s'agit là d'un message très difficile, très négatif après les solutions que nous pensions avoir trouvées la semaine passée", a expliqué le Premier ministre Alexander De Croo, lors de la conférence de presse. "Mais nous devons éviter que trop de personnes se retrouvent proches les unes des autres", a-t-il continué de justifier, assurant que des mesures de soutien adaptées et correctes seront aménagées.

C'est bien évidemment là un coup dur pour le monde de la nuit qui n'avait pu rouvrir que le 1er octobre dernier, après 19 mois de fermeture.

"Nous avions demandé aux autorités de ne pas jouer au yoyo, et elles n'ont pas tenu leurs promesses. Avec le Codeco de la semaine passée (obligation, en plus de la possession du CST, du port du masque ou d'exiger un autotest sur place, NDLR), nous avions déjà investi beaucoup d'argent pour payer des caisses entières d'autotests. Nous étions devenus l'un des secteurs les plus 'safe' de Belgique avec ce CST+. Cette décision maintenant, c'est vraiment très dur à comprendre", renchérit M. Serra.

"Mentalement, et financièrement, c'est difficile. Le secteur va se réveiller avec une vraie gueule de bois, et au vu des timings, on sait qu'on ne va pas commencer à préparer les festivités de fin d'année, période la plus rentable pour nous."

Pour ce porte-parole, cette décision est un aveu d'échec pour une politique sanitaire basée sur le long terme. "Le CST lié à l'autotest était une preuve d'une volonté de 'vivre avec le virus' comme l'ont souvent rappelé les politiques. Et ici, on retombe dans une recette qui n'a déjà pas marché l'année passée. Et on sacrifie à nouveau notre secteur alors qu'aucun chiffre ne vient prouver que nous sommes plus responsables que d'autres de la propagation du virus."

Dans une boîte de nuit emblématique de Bruxelles, on s'inquiète encore plus de la prolongation potentielle de cette fermeture. "On est reparti pour refermer. Et vous savez comme moi qu'il risque de s'agir d'une fermeture à rallonge comme nous avons déjà pu le connaître durant un an et demi depuis le début de la crise", se désole Evelyne Devroye, patronne d'une célèbre boîte de nuit à Bruxelles. "C'est un vrai retour à la case départ".

Le Comité de concertation a décidé vendredi de fermer les discothèques et dancings pour une période de trois semaines, jusqu'au 15 décembre prochain minimum, soit la date de la prochaine réunion interministérielle entre entités fédérales et fédérées. La nouvelle mesure entre en vigueur dès demain/samedi. "Nous nous rendons bien compte qu'il s'agit là d'un message très difficile, très négatif après les solutions que nous pensions avoir trouvées la semaine passée", a expliqué le Premier ministre Alexander De Croo, lors de la conférence de presse. "Mais nous devons éviter que trop de personnes se retrouvent proches les unes des autres", a-t-il continué de justifier, assurant que des mesures de soutien adaptées et correctes seront aménagées. C'est bien évidemment là un coup dur pour le monde de la nuit qui n'avait pu rouvrir que le 1er octobre dernier, après 19 mois de fermeture. "Nous avions demandé aux autorités de ne pas jouer au yoyo, et elles n'ont pas tenu leurs promesses. Avec le Codeco de la semaine passée (obligation, en plus de la possession du CST, du port du masque ou d'exiger un autotest sur place, NDLR), nous avions déjà investi beaucoup d'argent pour payer des caisses entières d'autotests. Nous étions devenus l'un des secteurs les plus 'safe' de Belgique avec ce CST+. Cette décision maintenant, c'est vraiment très dur à comprendre", renchérit M. Serra. "Mentalement, et financièrement, c'est difficile. Le secteur va se réveiller avec une vraie gueule de bois, et au vu des timings, on sait qu'on ne va pas commencer à préparer les festivités de fin d'année, période la plus rentable pour nous." Pour ce porte-parole, cette décision est un aveu d'échec pour une politique sanitaire basée sur le long terme. "Le CST lié à l'autotest était une preuve d'une volonté de 'vivre avec le virus' comme l'ont souvent rappelé les politiques. Et ici, on retombe dans une recette qui n'a déjà pas marché l'année passée. Et on sacrifie à nouveau notre secteur alors qu'aucun chiffre ne vient prouver que nous sommes plus responsables que d'autres de la propagation du virus." Dans une boîte de nuit emblématique de Bruxelles, on s'inquiète encore plus de la prolongation potentielle de cette fermeture. "On est reparti pour refermer. Et vous savez comme moi qu'il risque de s'agir d'une fermeture à rallonge comme nous avons déjà pu le connaître durant un an et demi depuis le début de la crise", se désole Evelyne Devroye, patronne d'une célèbre boîte de nuit à Bruxelles. "C'est un vrai retour à la case départ".