Après moult péripéties, Engie a finalement réglé la succession d'Isabelle Kocher débarquée avec fracas au début d'année de son poste de directrice générale. Au bout de huit mois de procédure quasi repartie de zéro en août quand l'Etat français a demandé d'élargir la short list, l'énergéticien français a finalement porté son dévolu su...

Après moult péripéties, Engie a finalement réglé la succession d'Isabelle Kocher débarquée avec fracas au début d'année de son poste de directrice générale. Au bout de huit mois de procédure quasi repartie de zéro en août quand l'Etat français a demandé d'élargir la short list, l'énergéticien français a finalement porté son dévolu sur Catherine McGregor. Contactée au début de la procédure, la quadragénaire aux origines corse et basque avait refusé pour poursuivre son travail en tant que présidente de la division énergie de TechnipFMC. La pandémie a eu raison des visées boursière et expansionniste du groupe pétrolier. Ce qui a décidé McGregor à accepter de revenir dans la course à la fin août. Il va sans dire que sa nomination est une surprise. Depuis des semaines, le landerneau parie sur Gwenaelle Avice-Huet, la directrice générale adjointe d'Engie en charge des énergies renouvelables. Dans le dernier carré se trouvaient aussi Catherine Guillouard, la CEO de la RATP, et Laurent Guillot, directeur général adjoint de Saint-Gobain. McGregor reprend donc à Isabelle Kocher le titre de seule dirigeante d'une entreprise du CAC40. Elle détonne aussi car elle n'est pas issue des grands corps et a passé toute sa carrière dans le pétrole. Notamment chez Schlumberger où elle a débuté comme ingénieur forage. Les défis qui attendent McGregor dont le profil est très porté sur l'opérationnel (un des reproches portés à Kocher) sont évidemment nombreux. Avec d'abord la nécessité de s'entendre avec Jean-Pierre Clamadieu, le président, mais aussi avec le pilotage stratégique du groupe, recadré sur ses métiers de base ainsi que, pour nous, sur la sortie du nucléaire.