Le timing aurait pu lui être fatal. Début 2020, l'ex-avocate Virginie de Selliers lance BulkBar - littéralement "bar à vrac" en anglais - un concept unique en son genre de distributeurs d'en-cas sains en vrac destinés aux entreprises. Mars 2020, le "grand confinement" force les employés à s'absenter de longues semaines de leurs lieux de travail, ne revenant que de façon sporadique.

"BulkBar est ce qu'on peut appeler un 'bébé covid', on n'a jamais vécu de période 'normale'. Les différents confinements ont plutôt été vécus comme une opportunité qui nous a permis de bien prendre le temps de réfléchir au développement de notre concept", explique son co-fondateur Gilles Waterkeyn à Trends Tendances.

Si la crise sanitaire n'a pas mis à mal son développement, elle l'a ralenti, avec un certain côté visionnaire sur le monde du travail post-pandémique. Le concept se profile en effet totalement dans la tendance actuelle qui pousse les entreprises à être innovantes en offrant des petites attentions "bien être" pour attirer des employés qui ont parfois du mal à remettre les pieds au bureau.

"Les employés ont pris goût à leur petit confort à la maison. Le lieu de travail se doit aujourd'hui d'être agréable et convivial. C'est ce que nous apportons avec notre distributeur d'en-cas sains en libre-service", confirme Gilles Waterkeyn.

Les produits sont fournis gratuitement en vrac et en petites portions grâce à une molette qui régule de manière précise le débit de distribution afin d'éviter tout gaspillage et réduire au maximum les déchets., PG
Les produits sont fournis gratuitement en vrac et en petites portions grâce à une molette qui régule de manière précise le débit de distribution afin d'éviter tout gaspillage et réduire au maximum les déchets. © PG

Bio et Zéro déchet

Derrière BulkBar, il y a aussi des valeurs éthiques et zéro déchet. Une politique durable qui attire de plus en plus les jeunes générations d'employés. Les distributeurs sont respectueux de l'environnement, car ils fonctionnent de manière mécanique, sans électricité. Les en-cas bios - essentiellement des fruits à coques : amandes, cacahuètes, granola, noix salées ou sucrées - sont choisis avec soin. Les produits sont fournis en vrac et en petites portions grâce à une molette qui régule de manière précise le débit de distribution afin d'éviter tout gaspillage et réduire au maximum les déchets.

Depuis son lancement, BulkBar a séduit 50 entreprises belges - allant de 20 à 400 personnes - et vient d'installer son premier distributeur au Luxembourg. Ses clients vont de la start-up - comme les Bruxellois de Cowboy - à la grosse pointure Accenture ou encore, des groupes comme Scarlet et EVS à Liège.

Actuellement, ces snacks sains à contre-courant des paquets de chips trop salés et des gaufres trop sucrées sont offerts par les entreprises à leurs employés. Les fondateurs ont mis, pour le moment, de côté l'idée d'intégrer un système de payement et de proposer le produit à un public plus large. "Cela demanderait de changer notre fusil d'épaule avec un système fonctionnant à l'électricité. Nous n'envisageons pas encore de le faire mais nous restons à l'écoute des oppurtunités dans ce domaines", commente son co-fondateur. µ

Après Bruxelles, Liège, Charleroi ou encore Namur, la start-up part à la conquête du Nord du pays cet été. Elle vise les 200 distributeurs installés en entreprises courant 2023. L'équipe devrait aussi bientôt s'étoffer. De trois personnes aujourd'hui, elle envisage de passer à cinq ou six employés.

Lauréate en 2021 de l'appel à projets de Be Circular - le programme régional en économie circulaire de la région de Bruxelles Capitale - la jeune pousse bénéficie, entre autres, de ce soutien financier ainsi que de celui du fond d'investissement Citizenfund.

Le timing aurait pu lui être fatal. Début 2020, l'ex-avocate Virginie de Selliers lance BulkBar - littéralement "bar à vrac" en anglais - un concept unique en son genre de distributeurs d'en-cas sains en vrac destinés aux entreprises. Mars 2020, le "grand confinement" force les employés à s'absenter de longues semaines de leurs lieux de travail, ne revenant que de façon sporadique. "BulkBar est ce qu'on peut appeler un 'bébé covid', on n'a jamais vécu de période 'normale'. Les différents confinements ont plutôt été vécus comme une opportunité qui nous a permis de bien prendre le temps de réfléchir au développement de notre concept", explique son co-fondateur Gilles Waterkeyn à Trends Tendances. Si la crise sanitaire n'a pas mis à mal son développement, elle l'a ralenti, avec un certain côté visionnaire sur le monde du travail post-pandémique. Le concept se profile en effet totalement dans la tendance actuelle qui pousse les entreprises à être innovantes en offrant des petites attentions "bien être" pour attirer des employés qui ont parfois du mal à remettre les pieds au bureau."Les employés ont pris goût à leur petit confort à la maison. Le lieu de travail se doit aujourd'hui d'être agréable et convivial. C'est ce que nous apportons avec notre distributeur d'en-cas sains en libre-service", confirme Gilles Waterkeyn. Derrière BulkBar, il y a aussi des valeurs éthiques et zéro déchet. Une politique durable qui attire de plus en plus les jeunes générations d'employés. Les distributeurs sont respectueux de l'environnement, car ils fonctionnent de manière mécanique, sans électricité. Les en-cas bios - essentiellement des fruits à coques : amandes, cacahuètes, granola, noix salées ou sucrées - sont choisis avec soin. Les produits sont fournis en vrac et en petites portions grâce à une molette qui régule de manière précise le débit de distribution afin d'éviter tout gaspillage et réduire au maximum les déchets.Depuis son lancement, BulkBar a séduit 50 entreprises belges - allant de 20 à 400 personnes - et vient d'installer son premier distributeur au Luxembourg. Ses clients vont de la start-up - comme les Bruxellois de Cowboy - à la grosse pointure Accenture ou encore, des groupes comme Scarlet et EVS à Liège. Actuellement, ces snacks sains à contre-courant des paquets de chips trop salés et des gaufres trop sucrées sont offerts par les entreprises à leurs employés. Les fondateurs ont mis, pour le moment, de côté l'idée d'intégrer un système de payement et de proposer le produit à un public plus large. "Cela demanderait de changer notre fusil d'épaule avec un système fonctionnant à l'électricité. Nous n'envisageons pas encore de le faire mais nous restons à l'écoute des oppurtunités dans ce domaines", commente son co-fondateur. µAprès Bruxelles, Liège, Charleroi ou encore Namur, la start-up part à la conquête du Nord du pays cet été. Elle vise les 200 distributeurs installés en entreprises courant 2023. L'équipe devrait aussi bientôt s'étoffer. De trois personnes aujourd'hui, elle envisage de passer à cinq ou six employés. Lauréate en 2021 de l'appel à projets de Be Circular - le programme régional en économie circulaire de la région de Bruxelles Capitale - la jeune pousse bénéficie, entre autres, de ce soutien financier ainsi que de celui du fond d'investissement Citizenfund.