Ce continent reste peu touché par l'interdiction temporaire prise en Belgique pour les voyages récréatifs jusqu'au 1er mars, vers et depuis l'étranger. "Les voyages non essentiels étaient déjà interdits ", indique Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. Il reste donc les voyageurs "professionnels" et les passagers à double nationali...

Ce continent reste peu touché par l'interdiction temporaire prise en Belgique pour les voyages récréatifs jusqu'au 1er mars, vers et depuis l'étranger. "Les voyages non essentiels étaient déjà interdits ", indique Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. Il reste donc les voyageurs "professionnels" et les passagers à double nationalité. Les destinations africaines comptent notamment Cotonou au Bénin, Bujumbura au Burundi et Lomé au Togo. Seule Luanda, en Angola, est suspendue jusqu'en mars prochain. L'offre actuelle vers l'Afrique frôle encore les 40% de l'offre normale, contre 10% pour les vols européens. De quoi faire voler sept des huit longs-courriers de Brussels Airlines (en A330) et réduire les pertes de la compagnie. Sur l'Europe, elle a supprimé 900 vols en février et mars, faute de demande, pour préserver le cash. Le personnel est en chômage temporaire à temps plein ou partiel et le gouvernement belge a consenti l'an dernier un prêt de 290 millions d'euros pour traverser la crise. Par ailleurs, Brussels Airlines tourne actuellement sans CEO. Dieter Vranckx, qui a géré la pandémie et un plan de restructuration, est parti depuis le 1er janvier à Zurich diriger Swiss, une autre filiale du groupe Lufthansa. Son successeur, Peter Gerber, arrivera le 1er mars. En attendant, l'ancienne CEO de Brussels Airlines, Christina Foerster, assure la fonction ad interim à distance. Elle est membre du comité de direction du groupe Lufthansa, en charge des clients et des ressources humaines, et présidente de Brussels Airlines.