C'est ce qu'on indiquait lundi du côté de la compagnie aérienne et des syndicats, à l'issue d'un nouveau conseil d'entreprise organisé à la suite de l'intention de l'entreprise belge de supprimer jusqu'à 1.000 emplois.

"La direction nous a effectivement annoncé qu'il y avaitun accord pour une aide d'Etat en Allemagne. Mais elle en ignorait encore les détails et plusieurs étapes doivent encore être réalisées", explique Filip Lemberechts, secrétaire permanent ACLVB/CGSLB.

Le directoire, le conseil de surveillance et l'assemblée générale des actionnaires de Lufthansa, entre autres, doivent en effet encore donner leur feu vert, tout comme la Commission européenne.

La compagnie s'est en tous les cas engagée à partager les détails dès qu'elle disposera d'informations précises, à en croire le syndicaliste libéral. Il espère y voir plus clair d'ici la fin de la semaine, en ce compris pour les négociations entre le gouvernement belge et Lufthansa.

"La direction nous a encore répété aujourd'hui qu'elle ne nous demanderait pas notre accord sur un plan social tant qu'il n'y en a pas entre Lufthansa et l'Allemagne, d'une part, et la Belgique de l'autre." "On ne peut pas travailler sur de l'hypothétique", appuie Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE.

Des mesures structurelles de réduction des coûts

Les discussions du conseil d'entreprise se sont également attardées sur la proposition des pilotes d'une réduction "significative", jusqu'à 45%, de leur temps de travail et de leur salaire jusqu'en 2023, ce qui permettrait de réaliser jusqu'à 100 millions d'euros d'économies d'ici là.

"La direction s'est montrée réceptive mais souhaite négocier sur des mesures structurelles de réduction des coûts et non temporaires", afin d'être à nouveau rentable, analyse le représentant du syndicat chrétien. "Cette solution permettrait pourtant de sortir de la crise, tandis qu'il faut s'attendre à l'avenir à ce que le voyage en avion prenne plus de temps qu'aujourd'hui étant donné toutes les mesures sanitaires à mettre en place. Il faut en tenir compte et ne pas se précipiter dans les négociations", complète-t-il.

"Si tout va bien, Brussels Airlines devrait à nouveau croître d'ici trois ans", complète Filip Lemberechts. "Il ne serait alors pas nécessaire d'engager à nouveau des pilotes." Les négociations au conseil d'entreprise dans le cadre de la procédure Renault sur les licenciements collectifs reprendront vendredi.

Les questions y sont encore nombreuses, selon le représentant permanent de l'ACLVB/CGSLB. D'ici là, des réunions entre la direction et les délégations syndicales des différentes catégories de personnel sont prévues pour aborder le plan social et les licenciement collectifs. Une manière d'avancer en parallèle, reconnait-il, et de répondre à une demande d'une partie du personnel, intéressée par un éventuel départ volontaire.

C'est ce qu'on indiquait lundi du côté de la compagnie aérienne et des syndicats, à l'issue d'un nouveau conseil d'entreprise organisé à la suite de l'intention de l'entreprise belge de supprimer jusqu'à 1.000 emplois."La direction nous a effectivement annoncé qu'il y avaitun accord pour une aide d'Etat en Allemagne. Mais elle en ignorait encore les détails et plusieurs étapes doivent encore être réalisées", explique Filip Lemberechts, secrétaire permanent ACLVB/CGSLB.Le directoire, le conseil de surveillance et l'assemblée générale des actionnaires de Lufthansa, entre autres, doivent en effet encore donner leur feu vert, tout comme la Commission européenne. La compagnie s'est en tous les cas engagée à partager les détails dès qu'elle disposera d'informations précises, à en croire le syndicaliste libéral. Il espère y voir plus clair d'ici la fin de la semaine, en ce compris pour les négociations entre le gouvernement belge et Lufthansa. "La direction nous a encore répété aujourd'hui qu'elle ne nous demanderait pas notre accord sur un plan social tant qu'il n'y en a pas entre Lufthansa et l'Allemagne, d'une part, et la Belgique de l'autre." "On ne peut pas travailler sur de l'hypothétique", appuie Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. Les discussions du conseil d'entreprise se sont également attardées sur la proposition des pilotes d'une réduction "significative", jusqu'à 45%, de leur temps de travail et de leur salaire jusqu'en 2023, ce qui permettrait de réaliser jusqu'à 100 millions d'euros d'économies d'ici là. "La direction s'est montrée réceptive mais souhaite négocier sur des mesures structurelles de réduction des coûts et non temporaires", afin d'être à nouveau rentable, analyse le représentant du syndicat chrétien. "Cette solution permettrait pourtant de sortir de la crise, tandis qu'il faut s'attendre à l'avenir à ce que le voyage en avion prenne plus de temps qu'aujourd'hui étant donné toutes les mesures sanitaires à mettre en place. Il faut en tenir compte et ne pas se précipiter dans les négociations", complète-t-il. "Si tout va bien, Brussels Airlines devrait à nouveau croître d'ici trois ans", complète Filip Lemberechts. "Il ne serait alors pas nécessaire d'engager à nouveau des pilotes." Les négociations au conseil d'entreprise dans le cadre de la procédure Renault sur les licenciements collectifs reprendront vendredi. Les questions y sont encore nombreuses, selon le représentant permanent de l'ACLVB/CGSLB. D'ici là, des réunions entre la direction et les délégations syndicales des différentes catégories de personnel sont prévues pour aborder le plan social et les licenciement collectifs. Une manière d'avancer en parallèle, reconnait-il, et de répondre à une demande d'une partie du personnel, intéressée par un éventuel départ volontaire.