Tout avait pourtant bien commencé. La formule Uplace définitivement enterrée, le promoteur avait fondamentalement remanié son projet, toujours censé sortir de terre à Machelen, dans la banlieue nord de Bruxelles. Nombre de surfaces commerciales deviendraient des magasins-ateliers actifs dans l'économie circulaire et divers aménagements devraient éviter toute congestion automobil...

Tout avait pourtant bien commencé. La formule Uplace définitivement enterrée, le promoteur avait fondamentalement remanié son projet, toujours censé sortir de terre à Machelen, dans la banlieue nord de Bruxelles. Nombre de surfaces commerciales deviendraient des magasins-ateliers actifs dans l'économie circulaire et divers aménagements devraient éviter toute congestion automobile. Le nombre de places de parking réservées aux voitures serait raboté. Trois mille bicyclettes auraient droit à un abri sécurisé. Tout locataire serait obligé de rembourser à ses employés le coût des transports publics et chaque année, un million d'euros serait investi dans une navette reliant la gare de Vilvorde à l'ancien site de Renault. Cet accent mis sur la durabilité avait même entraîné l'adhésion des défenseurs de l'environnement. Lire à ce sujet: Uplace fait place à BroeklinLe Bond Beter Leefmilieu s'était en effet prononcé en faveur du projet, tout comme la Société provinciale de développement du Brabant flamand (POM). L'engagement d'ouvrir le site aux PME si d'aventure le concept de magasins-ateliers venait à échouer avait par ailleurs rassuré l'Unizo. Après plus de 15 années de galère (les premières études ont en effet commencé en 2004), l'horizon s'éclaircissait enfin. In extremis, les autorités de Vilvorde et de Louvain sont venues se mettre en travers. La première exige davantage de garanties en matière de mobilité et les veut contraignantes. La seconde pose une question essentielle: celle du devenir des commerces intra-muros. "Ces nouvelles surfaces commerciales constitueront une concurrence nouvelle pour nos commerces mais aussi ceux d'Aarschot, Tirlemont, voire Malines et, d'une manière générale, contreviennent à l'accord du gouvernement flamand qui vise à revitaliser le centre des villes", commente l'échevin louvaniste Carl Devlies.